{"id":4167,"date":"2025-02-26T17:29:35","date_gmt":"2025-02-26T16:29:35","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4167"},"modified":"2025-02-26T17:29:35","modified_gmt":"2025-02-26T16:29:35","slug":"jetais-charlie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4167","title":{"rendered":"J\u2019\u00c9TAIS CHARLIE"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/illustration444.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4169\" width=\"601\" height=\"801\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/illustration444.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/illustration444-225x300.jpg 225w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/illustration444-23x30.jpg 23w\" sizes=\"(max-width: 601px) 100vw, 601px\" \/><figcaption>La une de<em> L&rsquo;Hebdo Hara Kiri<\/em> qui fit scandale, bien avant Mahomet et ses caricatures.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>J\u2019\u00e9tais Charlie et je le suis rest\u00e9 si le nom d\u00e9signe la lutte constante \u00e0 mener contre les atteintes aux droits et aux libert\u00e9s (libert\u00e9 d\u2019expression en t\u00eate)&nbsp;; contre le fanatisme et le terrorisme. Je ne le suis plus, en revanche, si l\u2019on se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 ce qu\u2019est devenu un hebdomadaire qui m\u2019a form\u00e9 politiquement et qui m\u2019a souvent fait hurler de rire dans mon jeune temps. J\u2019avais encore march\u00e9 apr\u00e8s la renaissance du titre sous l\u2019\u00e9gide de Val et Cabu en 1992, mais mon Charlie est devenu au fil du temps un canard banalis\u00e9, donneur de le\u00e7on, m\u00eame pas dr\u00f4le et un rien islamophobe. J\u2019ai arr\u00eat\u00e9 de l\u2019acheter en 2005 (ann\u00e9e du TCE) et je ne regrette rien. Histoire d\u2019une grosse d\u00e9ception, pour ne pas parler d\u2019imposture.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est par le traitement conjugu\u00e9 de l\u2019incendie d\u2019un dancing en Is\u00e8re et de la mort du G\u00e9n\u00e9ral De Gaulle (<em>Bal tragique \u00e0 Colombey&nbsp;: un mort)<\/em> que j\u2019appris l\u2019existence de l\u2019<em>Hebdo Hara Kiri.<\/em> Jusque-l\u00e0, je n\u2019avais pu voir que des couvertures du mensuel <em>Hara Kiri <\/em>affich\u00e9es chez mon marchand de journaux, qui me laissaient partager entre le rire et la g\u00eane. J\u2019achetais <em>Pilote <\/em>\u00e0 l\u2019\u00e9poque, c\u2019est dire.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 peine rebaptis\u00e9 <em>Charlie Hebdo <\/em>sur les cendres de l\u2019<em>Hebdo Hara Kiri<\/em> qu\u2019au printemps 1971 j\u2019en devins un acheteur r\u00e9gulier avant d\u2019en \u00eatre un fan absolu. J\u2019avais 17 ans (et on n\u2019est pas s\u00e9rieux\u2026).<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Delfeil, c\u2019est l\u2019\u00e9vangile&nbsp;\u00bb aurait dit un jour le fondateur du <em>Monde<\/em> Hubert Beuve-M\u00e9ry. Delfeil De Ton, Cavanna et Fournier devinrent mes \u00e9vang\u00e9listes hebdomadaires et leur humour f\u00e9roce et leurs r\u00e9voltes sarcastiques m\u2019ouvraient enfin la voie \u00e0 la politique, au social et \u00e0 l\u2019\u00e9cologie. J\u2019\u00e9tais convaincu et je n\u2019ai pas rat\u00e9 un seul num\u00e9ro entre mars 1971 et d\u00e9cembre 1981, avant la triste soir\u00e9e au bistrot de chez Polac pour un <em>Droit de r\u00e9ponse<\/em> affligeant.<\/p>\n\n\n\n<p>Delfeil \u00e9crivait un bon quart du journal, d\u2019abord en pleine page avec &nbsp;<em>Les lundis de DDT<\/em>, pour parodier ceux de Sainte-Beuve plus la rubrique du<em> Petit coin de la culture <\/em>o\u00f9 il parlait beaucoup caf\u00e9-th\u00e9\u00e2tre, cin\u00e9ma et Free-jazz. Plus des petites rubriques parsem\u00e9es au fil du journal comme \u00ab&nbsp;Les guignols et les salauds&nbsp;\u00bb qui \u00e9pinglaient ses nombreuses t\u00eates de turc, \u00ab&nbsp;Salut les radins&nbsp;\u00bb, inventaire des spectacles gratuits pour les fauch\u00e9s et \u00ab&nbsp;On vous les donne comme on les a re\u00e7us&nbsp;\u00bb, annonces diverses recens\u00e9es avec son style inimitable de dr\u00f4lerie, d\u2019ironie et aussi de hargne.<\/p>\n\n\n\n<p>Cavanna ouvrait le journal avec<em> &nbsp;Je l\u2019ai pas lu, je l\u2019ai pas vu <\/em>(mais j\u2019en ai entendu causer), chronique sur l\u2019actualit\u00e9 au sens large vue par un anar mal embouch\u00e9 vent debout contre les galonn\u00e9s, les cur\u00e9s, les d\u00e9magogues et les tartuffes. Il faisait aussi dans la critique litt\u00e9raire avec <em>Les doigts pleins d\u2019encre<\/em> o\u00f9 il partageait ses coups de c\u0153ur pour des auteurs un peu marginaux, pas vraiment ceux de la r\u00e9publique des lettres, des 3 grands (Gallimard, Grasset, Le Seuil) et des Goncourt.<\/p>\n\n\n\n<p>Fournier allait fonder <em>La gueule ouverte <\/em>avant de crever d\u2019une crise cardiaque. Sa rubrique \u00c9cologie pointait d\u00e9j\u00e0, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, les dangers du nucl\u00e9aire, la surpopulation, la chimie en agriculture, la bagnole et les pollutions industrielles. Le tout dans un style direct, teigneux et volontairement catastrophiste. Un impr\u00e9cateur vert aussi anticapitaliste qu\u2019anti-stalinien.<\/p>\n\n\n\n<p>On avait aussi le Professeur Choron, \u00e9diteur du titre, et sa rubrique<em> Cette semaine le professeur Choron a&#8230;&nbsp;<\/em>, parodie bouffonne de la chronique de Madame Express. Des br\u00e8ves au vitriol insistant sur la connerie de ce qu\u2019on appelait pas encore m\u00e9dias dominants, et sur le snobisme affligeant de ceux qu\u2019on appelait pas encore les influenceurs.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u00f4t\u00e9 dessins, Willem tenait sa revue de presse (en bande dessin\u00e9e) et ses dessins f\u00e9roces et sans fioritures se consacraient \u00e0 l\u2019actualit\u00e9 internationale, avec parfois des s\u00e9ries hilarantes, de Gaston Talon \u00e0 Bernstein, le terroriste barbu. Wolinski r\u00eavassait dans sa page, entre cynisme et tendresse, avec beaucoup de femmes nues et d\u2019hommes r\u00eaveurs. On cherchait la page des deux mecs au bistrot, le facho d\u00e9complex\u00e9 et son faire-valoir plus mod\u00e9r\u00e9. \u00ab&nbsp;Monsieur&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Cabu, \u00e9colo-pacifiste, nous r\u00e9galait de la qualit\u00e9 de son dessin avec des reportages en province crayon en main. On voyait parfois repara\u00eetre <em>Le Grand Duduche <\/em>ou <em>La fille du proviseur<\/em>, mais sous une forme presque nostalgique alors que son Beauf pointait le bout de son groin. Reiser avait le crayon d\u00e9capant et caustique, se moquant de tout et de tout le monde avec une rage et une f\u00e9rocit\u00e9 confondantes. Il commen\u00e7ait \u00e0 s\u2019int\u00e9resser \u00e0 l\u2019\u00e9nergie solaire mais n\u2019oubliait jamais son <em>Gros d\u00e9gueulasse<\/em>, malotru rigolard avec une couille qui d\u00e9passait de son slip jaune devant et marron derri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis il y avait G\u00e9b\u00e9, mon favori. Utopiste et libertaire, une sorte de Fourier de la B.D avec toujours ce m\u00e9lange de nostalgie, de tendresse et de m\u00e9lancolie. <em>L\u2019An 01 <\/em>avait paru dans <em>Hara Kiri <\/em>(le mensuel) et allait conna\u00eetre le succ\u00e8s que l\u2019on sait mais G\u00e9b\u00e9, c\u2019\u00e9tait aussi les doux d\u00e9lires de <em>L\u2019\u00e2ge du fer<\/em> et le personnage de <em>Berck<\/em>, une sorte de Ubu de l\u2019\u00e2ge atomique.<\/p>\n\n\n\n<p><em>M\u00e9chamment Rock<\/em>, alias Pierre Latt\u00e8s, causait rock dans une rubrique bien torch\u00e9e, Isabelle (Isabelle Cabut, la premi\u00e8re femme de Jean) nous entretenait d\u2019\u00e9cologie et une d\u00e9nomm\u00e9e Paule inaugurait une rubrique consacr\u00e9e aux animaux. Les couvertures de l\u2019hebdo, affich\u00e9es dans les kiosques et les maisons de presse, faisaient rire tout le monde et le journal, v\u00e9ritable ph\u00e9nom\u00e8ne de presse, se vendait comme des petits pains.<\/p>\n\n\n\n<p>1974 fut une mauvaise ann\u00e9e pour Charlie. Cavanna en vacances, Delfeil avait publi\u00e9 des nouveaux (Berroyer, Arthur, X\u00e9x\u00e8s, Andrevon) au grand dam du r\u00e9dac\u2019 chef titulaire, consid\u00e9rant que les 9 de Charlie Hebdo avaient tous quelque chose d\u2019exceptionnel et que son canard n\u2019\u00e9tait pas un journal comme les autres. Pire, DDT publie une charge contre <em>La gueule ouverte<\/em> (\u00ab&nbsp;Un journal \u00e0 ne pas lire&nbsp;\u00bb), soulignant certains de ses travers mystiques et sectaires. Le divorce est consomm\u00e9 et DDT ira d\u2019abord piger dans <em>Lib\u00e9ration<\/em> avant de tenir une chronique dans <em>Le nouvel observateur<\/em> (pendant 40 ans!).<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s 1975, le journal se vend moins malgr\u00e9 l\u2019apport d\u2019une Sylvie Caster ou d\u2019une Victoria Th\u00e9rame. Il y aura aussi Jean-Patrick Manchette, Sin\u00e9, Gourio, Michel Perez ou Jean-Marie De Busscher plus une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de dessinateurs parmi lesquels Schlingo, Hugot, Carali, Poussin, Kamagurka, Dimitri, Vuillemin\u2026 Les anciens se font plus discrets et Charlie a moins la c\u00f4te.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis c\u2019est 1980 et la campagne du candidat Coluche.<em> Charlie Hebdo<\/em> tente de se faire quotidien avec <em>Charlie Matin<\/em>, profitant de l\u2019interruption de parution de <em>Lib\u00e9ration<\/em> avant l\u2019\u00e9lection de Mitterrand. Il y aura deux num\u00e9ros (collectors).<\/p>\n\n\n\n<p>Le journal, redevenu <em>Ha<\/em><em>r<\/em><em>a Kiri Hebdo<\/em> se saborde donc fin 1981, en direct sur <em>Tf1<\/em>. Tous se recasent, Cabu au <em>Canard<\/em>, Wolinski, d\u00e9j\u00e0 \u00e0 <em>l\u2019Humanit\u00e9 <\/em>de la main gauche et \u00e0 <em>Paris Match<\/em> de la droite, Reiser au <em>Nouvel Obs<\/em>, Willem \u00e0 <em>Lib\u00e9<\/em> et G\u00e9b\u00e9, rest\u00e9 fid\u00e8le, dirige <em>Hara Kiri<\/em> (mensuel) avec Choron. Cavanna tient une chroniques dans <em>Les Nouvelles<\/em> avant de publier chez Belfond o\u00f9 il deviendra lecteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les nostalgiques, on aura <em>Z\u00e9ro <\/em>dans les ann\u00e9es de cohabitation 86-87 et, \u00e0 la faveur si on peut dire de la guerre du Golfe, <em>La grosse Bertha <\/em>au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019intervient Philippe Val.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec l\u2019avocat Richard Malka et Cabu, Val rach\u00e8te le titre qui repara\u00eet \u00e0 l\u2019automne 1992. Choron se f\u00e2che et refuse de lui c\u00e9der le titre comme il rejette toute proposition de participation. Cavanna se laisse faire et Charlie rena\u00eet de ses cendres avec de nouvelles plumes, pas des plus inspir\u00e9es, comme Renaud ou Patrick Font et des journalistes comme Cyran, Biard, Pasquini et l\u2019oncle Bernard (Maris) v\u00e9ritable r\u00e9v\u00e9lation de ce casting d\u00e9cevant. C\u00f4t\u00e9 dessins, on retient surtout Charb, un nouveau Reiser (d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1984), mais aussi Luz, Tignous, Riss et autres Honor\u00e9. Plus un Johan Sfar, triste barbouilleur qui voit des antis\u00e9mites partout. Les grands anciens sont toujours l\u00e0, sauf DDT. Cavanna livre des chroniques historiques et G\u00e9b\u00e9 comme Wolinski \u00e9crivent plus qu\u2019ils ne dessinent. Cabu, lui, fait feu de tout bois en bras droit de Val et Willem livre parfois un dessin, comme en visite.<\/p>\n\n\n\n<p>G\u00e9b\u00e9 meurt en 2004 et je continue \u00e0 acheter le journal par habitude, sans gu\u00e8re plus d\u2019enthousiasme. En juin 2005, j\u2019arr\u00eate de l\u2019acheter apr\u00e8s que Val ait quasiment injuri\u00e9 les partisans du non au TCE. Il vomit publiquement les gauchistes et se rapproche des \u00e9lites m\u00e9diatiques, faisant entrer \u00e0 la r\u00e9daction Jean-Luc Hess, Caroline Fourest, Renaud D\u00e9ly, Laurent L\u00e9ger, Philippe Lan\u00e7on ou Fiona Wenner.<\/p>\n\n\n\n<p>Le journal se banalise et s\u2019appauvrit et l\u2019affaire Sin\u00e9, en 2007, portera le coup de gr\u00e2ce. Pour un dessin sur le fils Sarkozy qui \u00e9pouse une fille Darty, Sin\u00e9 est tax\u00e9 d\u2019antis\u00e9mitisme et vir\u00e9 sur le champ. Il faut dire que Val quittera le journal un an plus tard pour \u00eatre nomm\u00e9 par Sarkozy \u00e0 la t\u00eate de <em>France Inter <\/em>(l\u2019ami Jean-Luc Hess est \u00e0 la t\u00eate de<em> Radio France<\/em>, \u00e7a a aid\u00e9)o\u00f9 il pourra embaucher ses prot\u00e9g\u00e9s de Charlie dont Jean-Baptiste Thoret, St\u00e9phane Bou, Agathe Andr\u00e9, Fiona Wenner, Fourest et j\u2019en passe. Val \u00e9crit maintenant \u00e0 <em>Franc-tireur<\/em>, torchon proche du Printemps r\u00e9publicain. Tra\u00eetre un jour\u2026 Il faut lire le livre de Denis Robert,<em>Mohicans<\/em>, pour conna\u00eetre la coulisse de cette triste troupe.<\/p>\n\n\n\n<p>La suite est malheureusement connue et on ne s\u2019y attardera pas. Riss prend la direction apr\u00e8s le massacre et les survivants sont sous protection polici\u00e8re permanente. Je me contente de jeter un \u0153il \u00e0 la couverture, le mercredi quand j\u2019ach\u00e8te<em> Le Canard <\/em>o\u00f9 je retrouve le grand Lefred-Thouron, parti de Charlie apr\u00e8s une altercation avec Val sur l\u2019affaire Sin\u00e9. (fondateur de <em>Sin\u00e9 Mensuel<\/em> qui cesse de para\u00eetre).<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, j\u2019\u00e9tais Charlie, passionn\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<p><em>5 f\u00e9vrier 2025<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J\u2019\u00e9tais Charlie et je le suis rest\u00e9 si le nom d\u00e9signe la lutte constante \u00e0 mener contre les atteintes aux droits et aux libert\u00e9s (libert\u00e9 d\u2019expression en t\u00eate)&nbsp;; contre le fanatisme et le terrorisme. 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