{"id":4182,"date":"2025-02-26T17:44:38","date_gmt":"2025-02-26T16:44:38","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4182"},"modified":"2025-02-26T17:44:39","modified_gmt":"2025-02-26T16:44:39","slug":"faithfull","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4182","title":{"rendered":"FAITHFULL"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/illustration447.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4184\" width=\"580\" height=\"822\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/illustration447.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/illustration447-212x300.jpg 212w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/illustration447-21x30.jpg 21w\" sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><figcaption>Lady Marianne \u00e0 travers les \u00e2ges. Je pourrais \u00e9crire un livre sur elle, d&rsquo;ailleurs je l&rsquo;ai fait.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Faithfull ou fid\u00e8le, un patronyme qui lui allait comme un gant. Fid\u00e8le \u00e0 elle-m\u00eame \u00e0 travers les vicissitudes et les changements incessants d\u2019une vie riche et bien remplie. <em>La petite s\u0153ur du rock<\/em>, ou la scandaleuse de Londres comme j\u2019ai pu l\u2019appeler dans une biographie \u00e0 elle consacr\u00e9e, a \u00e9t\u00e9 la dame de c\u0153ur du Swinging London, \u00e9ternelle fianc\u00e9e de Jagger, avant de conna\u00eetre la d\u00e9ch\u00e9ance et de rena\u00eetre dans le Londres punk de la fin des seventies. Com\u00e9dienne \u00e0 la sc\u00e8ne et \u00e0 l\u2019\u00e9cran, elle aura laiss\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es une suite d\u2019albums majestueux parfois enregistr\u00e9s avec la cr\u00e8me de la pop anglaise. Lady Faithfull \u00e9tait une grande dame, assur\u00e9ment.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On peut dire qu\u2019elle a de la branche. La m\u00e8re de Marianne Faithfull est une baronne autrichienne petite-ni\u00e8ce du baron Sacher-Masoch, \u00e0 qui l\u2019on doit le concept de masochisme issu de son roman <em>La V\u00e9nus \u00e0 la fourrure<\/em>. Son p\u00e8re est un espion anglais du MI5 voyageant incognito en Allemagne. Le mariage a lieu dans l\u2019imm\u00e9diat apr\u00e8s-guerre et Marianne en na\u00eet en d\u00e9cembre 1946.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle na\u00eet dans le quartier de Hampstead, \u00e0 Londres o\u00f9 la petite famille s\u2019est install\u00e9e mais tr\u00e8s vite, son p\u00e8re part fonder un centre pour la jeunesse sur la c\u00f4te, mi-abbaye de Th\u00e9l\u00e8me, mi-secte bas\u00e9e sur des principes libertaires et humanistes. La jeune Marianne est \u00e9lev\u00e9e par sa m\u00e8re \u00e0 Reading et elle est scolaris\u00e9e chez des bonnes s\u0153urs anglicanes. Une enfance marqu\u00e9e par la hantise du p\u00e9ch\u00e9, les pr\u00e9ventions contre le sexe et la peur de l\u2019enfer. Cela ne l\u2019emp\u00eachera pas de le conna\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<p>Adolescente, elle se produit dans une troupe th\u00e9\u00e2trale de Reading et, le dimanche, elle chante et s\u2019accompagne \u00e0 la guitare dans des pubs, en passant le chapeau pour se faire un peu d\u2019argent de poche.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle reprend des chansons de Dylan mais se passionne aussi pour les groupes du Swinging London en pleine effervescence, \u00e0 commencer par les Rolling Stones dont elle adore le \u00ab&nbsp;Not Fade Away&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle se marie tr\u00e8s vite avec un \u00e9tudiant amateur d\u2019art du nom de John Dunbar et donne naissance \u00e0 un fils \u2013 David \u2013 alors qu\u2019elle a \u00e0 peine 18 ans. Elle a toujours \u00e9t\u00e9 en avance.<\/p>\n\n\n\n<p>La suite de son histoire est plus connue. Dunbar va monter une galerie d\u2019art avec Barry Miles, journaliste \u00e0 la mode de la presse rock, et Peter Asher, chanteur du duo Peter &amp; Gordon qui deviendra le beau-fr\u00e8re de Mc Cartney. La raison sociale de l\u2019\u00e9tablissement sera MAD, r\u00e9unissant leurs trois acronymes. Marianne et son jeune mari sont install\u00e9s \u00e0 Londres et peuvent ainsi c\u00f4toyer les jeunes gloires de la pop. Avec Sandie Shaw et Cilla Black, de Liverpool, elles seront les trois gr\u00e2ces du genre.<\/p>\n\n\n\n<p>Andrew Loog Oldham est ce producteur qui a repris les Rolling Stones \u00e0 Giorgio Gomelsky, parti lancer les Yardbirds. Les disques Decca font signer tout ce qui chante et gratte la guitare, apr\u00e8s avoir laiss\u00e9 filer les Beatles. Marianne Faithfull sera du nombre et ce sera une chanson sign\u00e9e Jagger \u2013 Richards, \u00ab&nbsp;As Tears Go By&nbsp;\u00bb qui la fera conna\u00eetre. La chanson, romantique et tendre, lui va comme un gant mais elle fait un flop avec sa reprise du \u00ab&nbsp;Blowin\u2019 in The Wind&nbsp;\u00bb de Dylan. Qu\u2019importe, elle est n\u00b01 en 1965 avec \u00ab&nbsp;Come And Stay With Me&nbsp;\u00bb et tourne aux quatre coins du pays avec les Hollies ou les Kinks. Dans l\u2019une de ces tourn\u00e9es, elle couche avec le chanteur am\u00e9ricain Gene Pitney. Enceinte, elle se fait avorter et s\u2019\u00e9loigne de Dunbar pour passer de plus en plus de temps dans la maison de Brian Jones \u00e0 Marylebone. Elle copine avec Anita Pallenberg et tombe amoureuse de Keith Richards, mais c\u2019est Jagger qui en fera sa fianc\u00e9e officielle, l\u2019\u00e9ternelle fianc\u00e9e. La petite fille de Reading est devenue une reine de la pop, d\u00e9j\u00e0 couronn\u00e9e d\u2019une r\u00e9putation sulfureuse par la presse de caniveau qui lui vouera toujours une tendresse particuli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s d\u00e9j\u00e0 quatre albums et une reprise de \u00ab&nbsp;Yesterday&nbsp;\u00bb qui cartonne, elle sort <em>Love is a mist<\/em> avec des reprises de Tim Hardin, de Donovan ou de Jackie De Shannon. \u00c9chec commercial qui l\u2019\u00e9loigne des studios, elle qui a d\u00e9j\u00e0 t\u00e2t\u00e9 des planches (<em>Hamlet<\/em> sous la direction de Tony Richardson) et qui fera du cin\u00e9ma (<em>La motocyclette<\/em> de Jack Cardiff avec Alain Delon). La pop music ne l\u2019int\u00e9resse plus, moins en tout cas que l\u2019h\u00e9ro\u00efne dont elle fait un usage immod\u00e9r\u00e9. En f\u00e9vrier 1967, c\u2019est la rafle de la police o\u00f9 elle est retrouv\u00e9e nue dans un manteau de fourrure, dans la propri\u00e9t\u00e9 de Keith Richards. C\u2019est le scandale et elle est la premi\u00e8re \u00e0 en faire les frais. Aux attaques de la presse, elle r\u00e9pond par des provocations qui n\u2019arrangent pas son cas. On la r\u00e9pute tra\u00een\u00e9e, drogu\u00e9e et m\u00e8re indigne. La scandaleuse de Londres a remplac\u00e9 d\u00e9finitivement la jeune fille romantique de Reading. Elle fait un dernier tour de piste dans le <em>Rock\u2019n\u2019roll circus<\/em> de la<em> BBC <\/em>\u00e0 No\u00ebl 68, avant de se perdre dans la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>Sa majest\u00e9 Jagger l\u2019a r\u00e9pudi\u00e9e et Decca l\u2019a vir\u00e9e. Elle avait suivi Jagger pour le tournage de <em>Ned Kelly <\/em>en Australie et avait tent\u00e9 de se suicider. En 1969, elle avait \u00e9crit le sublime \u00ab&nbsp;Sister Morphine&nbsp;\u00bb), mais les Stones lui ont vol\u00e9 et l\u2019ont sign\u00e9e abusivement. Elle gagnera le proc\u00e8s intent\u00e9 contre les imposteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>On la retrouve SDF, logeant dans des squats et faisant la manche. Elle peut encore compter sur quelques amis fid\u00e8les comme le complice de Burroughs Bryon Gysin ou le peintre Francis Bacon. Mais c\u2019est la d\u00e9ch\u00e9ance. Elle tombe de Charybde en Scylla avec le tournage du <em>Lucifer rising<\/em> de Kenneth Anger o\u00f9 elle incarne une princesse du mal.Le film, tourn\u00e9 en 1971, ne sera distribu\u00e9 qu\u2019en 1980. La m\u00eame ann\u00e9e, elle enregistre quelques chansons pour le label NEMS, qui ne sortiront qu\u2019en 1985 sous le titre <em>Rich kid blues. <\/em>Le come back tarde \u00e0 venir.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est Mike Leander, producteur des disques NEMS, qui va sortir la belle du ruisseau. Elle a grossi apr\u00e8s une premi\u00e8re d\u00e9sintoxication et sort<em> Dreamin\u2019 my dreams<\/em> en 1976, des reprises Country o\u00f9 elle se donne des airs de Dolly Parton british. L\u2019album n\u2019a gu\u00e8re beaucoup de succ\u00e8s mais lui permet de remettre le pied \u00e0 l\u2019\u00e9trier.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais c\u2019est <em>Broken English<\/em>, en 1979, qui va la replacer au sommet des charts et la rappeler au bon souvenir de fans oublieux. Le Punk a fait ravage \u00e0 Londres et elle s\u2019inscrit dans cette lign\u00e9e, pas pour la musique, mais pour des textes durs et inspir\u00e9s, v\u00e9ritables br\u00fblots contre l\u2019Angleterre de Thatcher qui se profile. \u00abBroken English&nbsp;\u00bb ou l\u2019Angleterre bris\u00e9e qui fait un hit et des chansons comme \u00ab&nbsp;Ballad Of Lucy Jordan&nbsp;\u00bb, d\u2019une beaut\u00e9 trouble.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y aura aussi <em>Dangerous Acquaintances<\/em>, en 1981, bas\u00e9 sur le roman de Choderlos de Laclos <em>Les liaisons dangereuses,<\/em> avec l\u00e0 aussi quelques belles r\u00e9ussites. Elle compose avec le guitariste Barry Reynolds et vit une passion avec Ben Brierley, ex guitariste des Vibrators. Apr\u00e8s sa rupture avec Brierley, elle part habiter New York et renoue avec ses mauvaises habitudes. Intern\u00e9e en psychiatrie, elle vit avec un ancien patient qui se jette par la fen\u00eatre de son immeuble de Manchester (Massachusetts). Elle retourne \u00e0 Londres d\u00e9vast\u00e9e et est h\u00e9berg\u00e9e par sa baronne de m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faudra attendre 1987 pour qu\u2019elle reparte avec un rock adulte et litt\u00e9raire. <em>Strange weather <\/em>d\u2019abord avec Tom Waits, sous influence Brecht \u2013 Kurt Weill puis le miraculeux<em> A secret life<\/em>, produit par Angelo Badalamonti en 1995 avant le live <em>20th century blues<\/em> sur des chansons Brecht \u2013 Weill encore. Elle est repartie \u00e0 New York et donne des concerts m\u00ealant th\u00e9\u00e2tre et cabaret dans des \u00e9glises. Un concept-album sur les 7 p\u00e9ch\u00e9s capitaux (<em>7 deadly sins)<\/em> en 1998 puis une s\u00e9rie d\u2019albums d\u2019excellente facture, tous inspir\u00e9s, troublants et po\u00e9tiques. La voix de Marianne est devenue grave et la jeune sc\u00e8ne pop londonienne s\u2019est mise \u00e0 son service. Elle sera aussi l\u2019ultime confidente de Gregory Corso et jouera sur une pi\u00e8ce de William Burroughs, <em>The black rider.<\/em> The beat goes on&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Vagabond ways<\/em>, d\u2019abord o\u00f9 elle retrouve Barry Reynolds, avec Daniel Lanois comme producteur. <em>Kissin\u2019 time<\/em>, avec Beck, Blur, Smashin\u2019 Pupkins\u2026 <em>Before the poison<\/em> avec P.J Harvey et Nick Cave. Puis viendront <em>Easy come easy go,<\/em> un double album de reprises, <em>Horses and high heels <\/em>avec cette sublime reprise du \u00ab&nbsp;Goin\u2019 Back&nbsp;\u00bb pour un album o\u00f9 rodent en studio Lou Reed, Doctor John et Wayne Kramer. On termine avec la trilogie finale&nbsp;: <em>Give my love to London<\/em> (2014),<em> Negative Capability<\/em> ((2018) et le dernier,<em> She walks in beauty<\/em> en 2021.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s quelques aventures diverses et vari\u00e9es, elle se marie avec Fran\u00e7ois Ravard, un producteur fran\u00e7ais. On avait appris qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 gravement malade pendant la p\u00e9riode du covid. Des difficult\u00e9s respiratoires et une intense fatigue. Elle sort quand m\u00eame un dernier album en 2021 dont le titre pourrait la r\u00e9sumer toute enti\u00e8re&nbsp;: \u00ab&nbsp;elle marche dans la beaut\u00e9&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle tire sa r\u00e9v\u00e9rence le 30 janvier de cette ann\u00e9e, apr\u00e8s un \u00e9pisode boulimique, un cancer du sein et des crises d\u2019emphys\u00e8me dues \u00e0 une consommation de cigarettes effr\u00e9n\u00e9e, la seule addiction dont elle ne s\u2019est jamais d\u00e9barrass\u00e9e. So long Marianne, comme chantait Cohen, et toute mon admiration par-del\u00e0 les nuages.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>MARIANNE FAITHFULL \u2013 LA PETITE S\u0152UR DU ROCK (LA SCANDALEUSE DE LONDRES) DIDIER DELINOTTE \u2013 CAMION BLANC (2018).<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>4 f\u00e9vrier 2025<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Faithfull ou fid\u00e8le, un patronyme qui lui allait comme un gant. Fid\u00e8le \u00e0 elle-m\u00eame \u00e0 travers les vicissitudes et les changements incessants d\u2019une vie riche et bien remplie. 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