{"id":4249,"date":"2025-04-24T16:25:12","date_gmt":"2025-04-24T14:25:12","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4249"},"modified":"2025-04-26T08:39:28","modified_gmt":"2025-04-26T06:39:28","slug":"soul-men-and-women","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4249","title":{"rendered":"SOUL MEN (AND WOMEN)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>On aurait pu reparler des New York Dolls apr\u00e8s la mort de David Johansen, ou des Damned, certainement le groupe le plus imaginatif de la galaxie Punk apr\u00e8s la mort de leur guitariste Brian James. Mais on pr\u00e9f\u00e9rera causer Rhythm\u2019n\u2019blues, un genre pas tr\u00e8s \u00e9voqu\u00e9 jusqu\u2019ici dans ce blog. Les d\u00e9c\u00e8s concomitants de Sam Moore (le Sam de Sam &amp; Dave) et de la belle Roberta Flack nous obligent. Do you like soul music, sweet soul music&nbsp;? On reparlera n\u00e9anmoins des Damned la fois prochaine. Mother of a fuck\u2019n\u2019rollin\u2019 band&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sam Moore est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 10 janvier et Roberta Flack lui a succ\u00e9d\u00e9 le 24 f\u00e9vrier de cette ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Le \u00ab&nbsp;double dynamite&nbsp;\u00bb comme on l\u2019a surnomm\u00e9, c\u2019\u00e9tait Samuel David Moore et son complice David Pratter, mort longtemps avant, en 1988. Sam And Dave pour tout dire, redoutable duo de rhytm\u2019n\u2019blues agissant pour le compte des disques Atlantic des fr\u00e8res Ertegun.<\/p>\n\n\n\n<p>Leur succ\u00e8s est d\u2019ailleurs un peu paradoxal, puisqu\u2019il n\u2019est bon bec \u00e0 l\u2019\u00e9poque que de la compagnie Tamla Motown de Berry Gordy Jr \u00e0 Detroit. L\u00e0 o\u00f9 s\u2019illustrent les Supremes, les Four Tops et autres \u00ab&nbsp;Little&nbsp;\u00bb Stevie Wonder, avant beaucoup d\u2019autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Le duo se forme \u00e0 la suite d\u2019un concours de chanteurs amateurs dans une bo\u00eete de Miami, le King Of Hearts. Ils d\u00e9cident d\u2019unir leurs forces et de conjuguer leurs talents pour un premier contrat sur les disques Roulette, un label qui promouvra aussi des groupes comme Tommy James &amp; The Shondells et qui sera r\u00e9put\u00e9 tenu par des personnages louches proches de la mafia new-yorkaise.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s deux singles sur un petit label \u2013 Marlin &#8211; ils encha\u00eenent avec cinq 45 tours chez Roulette, entre 1962 et 1964. Aucun de ces titres ne se classe dans les charts, si ce n\u2019est dans les classements de musique dite noire, Soul ou Rhythm\u2019n\u2019blues.<\/p>\n\n\n\n<p>Fin 1964, Jerry Wexler, producteur et recruteur de chez Atlantic, leur trouve un potentiel commercial \u00e9vident et les envoie enregistrer dans les studios Stax \u00e0 Memphis (Tennessee). L\u00e0, ils peuvent profiter des chansons des plus grands songwriters de la musique populaire noir-am\u00e9ricaine, \u00e0 savoir les Isaac Hayes ou David Porter, le tout sur les rythmes de Booker T. Jones &amp; the MG\u2019s ou des Mar-Keys.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux premiers singles commercialis\u00e9s par Atlantic sont des \u00e9checs, que ce soit \u00ab&nbsp;\u00ab&nbsp;A Place Nobody Can\u2019t Find&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;I Take What I Want&nbsp;\u00bb, tout juste un succ\u00e8s d\u2019estime chez les fans du genre. Il faut attendre leur \u00ab&nbsp;You Don\u2019t Know Like I Know&nbsp;\u00bb, en d\u00e9cembre 1965, pour les voir triompher. Le morceau se classe dans les charts et reste 14 semaines en t\u00eate des classements rhythm\u2019n\u2019blues. Le titre sera repris plus tard par Ronnie Bird (\u00ab&nbsp;Tu en dis trop&nbsp;\u00bb), interpr\u00e9t\u00e9 avec brio dans le<em> Bouton Rouge<\/em> de Pierre Latt\u00e8s en mai 1967).<\/p>\n\n\n\n<p>Mais c\u2019est 1966 qui sera leur ann\u00e9e, taillant des croupi\u00e8res aux groupes de chez Tamla comme aux t\u00e9nors du genre, de Otis Redding \u00e0 James Brown. \u00ab&nbsp;Hold On&nbsp;! I\u2019m Comin\u2019&nbsp;\u00bb se classe n\u00b01. Un petit bijou, un classique de la soul avec une m\u00e9lodie inspir\u00e9e et un ronflement de cuivres inoubliable. Ce sera, la m\u00eame ann\u00e9e, \u00ab&nbsp;Double Dynamite&nbsp;\u00bb, qui deviendra le surnom de ce duo tonique et dou\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux titres, deux \u00ab&nbsp;follow up&nbsp;\u00bb suivront&nbsp;: \u00ab&nbsp;Said I Wasn\u2019t Gonna Tell Nobody&nbsp;\u00bb puis le fameux \u00ab&nbsp;You Got Me Hummin\u2019&nbsp;\u00bb, un autre de leurs hits fracassants.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ann\u00e9e d\u2019apr\u00e8s, ils sont en vedette \u00e0 la Stax \/ Volt review du printemps 1967, avec Otis Redding en t\u00eate d\u2019affiche. \u00ab&nbsp;When Something Is Wrong With My Baby&nbsp;\u00bb s\u2019est class\u00e9 n\u00b02 et le duo a le vent en poupe. La tourn\u00e9e, partie des \u00c9tats-Unis, jouera les prolongations en Angleterre et en France pour la plus grande joie du journaliste Kurt Mohr, sp\u00e9cialiste Soul muic \u00e0 <em>Rock &amp; Folk. <\/em>La tourn\u00e9e triomphe en Europe, ce qui donne l\u2019id\u00e9e aux promoteurs de la prolonger encore avec le Sweet soul tour, cette fois avec Arthur \u00ab&nbsp;sweet soul music&nbsp;\u00bb Conley et Percy Sledge<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Soul Man&nbsp;\u00bb para\u00eet pendant cette tourn\u00e9e et atteindra le n\u00b02 des charts, vendu \u00e0 un million d\u2019exemplaires en quelques semaines. Toujours compos\u00e9s par Hayes et Porter, leur dernier hit, \u00ab&nbsp;I Thank You&nbsp;\u00bb, sortira en 1968 avant leur chant du cygne, \u00ab&nbsp;Soul Sister, Brown Sugar&nbsp;\u00bb en 1969. C\u2019est l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 Sam &amp; Dave, devenus tr\u00e8s populaires chez les \u00e9tudiants blancs comme noirs, font la tourn\u00e9e des universit\u00e9s, d\u2019est en ouest.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais leur \u00e9toile a p\u00e2li et d\u2019autres genres musicaux se partagent l\u2019int\u00e9r\u00eat des fans (Hark-rock, Blues Boom, Psych\u00e9d\u00e9lisme\u2026). D\u2019autant que les deux comp\u00e8res ne s\u2019entendent plus et que des conflits les opposent. La l\u00e9gende veut qu\u2019ils ne se rencontrent plus que sur sc\u00e8ne et que, sous les allures joviales, se cachent des drames humains. Ils se battraient en coulisse et Sam Moore serait devenu h\u00e9ro\u00efnomane.<\/p>\n\n\n\n<p>Durant toutes les ann\u00e9es 1970, ils passeront leur temps \u00e0 annoncer leur s\u00e9paration avant de se retrouver pour des concerts de retrouvaille mont\u00e9s \u00e0 la diable pour se payer leur dope et leurs imp\u00f4ts. Plus aucun disque ne sortira \u00e0 l\u2019exception de ce <em>Back at \u2018Cha<\/em> en 1974, un live vite oubli\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Leur \u00ab&nbsp;Soul Man&nbsp;\u00bb est l\u2019un des titres phare du film Les <em>Blues Brothers<\/em> et ils essaient de surfer sur ce regain de popularit\u00e9. En vain, car les soul brothers ou suppos\u00e9s tels se s\u00e9pareront d\u00e9finitivement apr\u00e8s un dernier concert \u00e0 San Francisco, en 1981.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils resteront dans les m\u00e9moires comme les artistes les plus c\u00e9l\u00e8bres et les plus talentueux du genre, avec Otis Redding, James Brown, Wilson Pickett, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Joe Tex et\u2026 Roberta Flack.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"707\" height=\"830\" src=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/illustration459.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4251\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/illustration459.jpg 707w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/illustration459-256x300.jpg 256w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/illustration459-511x600.jpg 511w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/illustration459-26x30.jpg 26w\" sizes=\"(max-width: 707px) 100vw, 707px\" \/><figcaption>La belle Roberta Flack. Sweet black angel. Photo Wikipedia.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Roberta Flack est une jeune surdou\u00e9e originaire de Black Mountain (Caroline du Nord) o\u00f9 elle na\u00eet en 1937. Elle chante et joue du piano en virtuose \u00e0 l\u2019\u00e9glise baptiste de Arlington (Virginie) et entame des \u00e9tudes musicales \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Howard de Washington. Elle est la premi\u00e8re \u00e9l\u00e8ve noire de la prestigieuse universit\u00e9 musicale de Chevy Chase, dans le Maryland mais elle doit abandonner ses \u00e9tudes \u00e0 la mort de son p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle retourne en Caroline du Nord o\u00f9 elle devient professeur d\u2019anglais dans des \u00e9coles pour enfants pauvres. Puis c\u2019est Washington \u00e0 nouveau o\u00f9 elle chante le blues au Tivoli Club pour un parterre de connaisseurs. Bill Cosby (du <em>Cosby Show)<\/em> la remarque et la fait signer chez Atlantic en 1968.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle aurait 600 chansons \u00e0 son r\u00e9pertoire personnel mais se contente d\u2019en chanter une quarantaine \u00e0 Joel Dorn, producteur chez Atlantic. Plusieurs d\u2019entre elles seront utilis\u00e9es pour ses deux premiers albums (<em>First take<\/em> et<em> Chapter 2<\/em>, respectivement en 1969 et 1970). Elle fait aussi une reprise du \u00ab&nbsp;Just Like A Woman&nbsp;\u00bb de Dylan qui lui vaudra un succ\u00e8s d\u2019estime car, si elle peut se targuer de bonnes critiques (notamment dans <em>Rolling Stone)<\/em>, le public ne suit pas et le succ\u00e8s la fuit.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour cela, il faut attendre 1971 et le film de Clint Eastwood <em>Un frisson dans la nuit <\/em>qui met \u00e0 son g\u00e9n\u00e9rique l\u2019une des premi\u00e8res chansons de Roberta, \u00ab&nbsp;First Time I Ever Saw Your Face&nbsp;\u00bb, une m\u00e9lodie suave transcend\u00e9e par des arrangements somptueux. La chanson sort en single et se classe n\u00b01. A star is born&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s <em>Quiet fire<\/em> (1971), elle sort son quatri\u00e8me album en duo avec le chanteur Donny Hathaway. Leur album \u00e9ponyme sera l\u2019une des plus grosses ventes de l\u2019industrie du disque mondial avec des reprises de Leiber \u2013 Stoller (\u00ab&nbsp;I Who Have Nothing) ou de Carol King (\u00ab&nbsp;You\u2019ve Got A Friend&nbsp;\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9j\u00e0 star dans son pays, elle acquiert un succ\u00e8s international avec le single \u00ab&nbsp;Killing Me Softly With This Song&nbsp;\u00bb, en 1973 et l\u2019album du m\u00eame titre sorti l\u2019ann\u00e9e suivante. Un m\u00e9ga-hit de discoth\u00e8que qui sera class\u00e9 n\u00b01 dans tous les charts du monde des mois durant et il faudrait avoir revendu son cerveau \u00e0 l\u2019institut Pasteur pour ne pas avoir entendu au moins une seule fois cette m\u00e9lodie soyeuse toute en m\u00e9lancolie et en douceur.<\/p>\n\n\n\n<p>La suite vaut-elle d\u2019\u00eatre racont\u00e9e&nbsp;? Si son <em>Feel like making love <\/em>(1975) est encore \u00e9coutable, les albums suivants sont m\u00e9diocres et la belle Roberta, \u00e0 40 ans, vit un peu sur sa r\u00e9putation. Encore une chanson (\u00ab&nbsp;This Side Of Forever&nbsp;\u00bb) pour le quatri\u00e8me film de la s\u00e9rie<em> Dirty Harry<\/em> d\u2019Eastwood et des reprises de Burt Bacharach dont ce \u00ab&nbsp;Making Love&nbsp;\u00bb , chanson du film du m\u00eame nom de Arthur Hiller. On ne change pas une \u00e9quipe qui gagne et le trio Flack \u2013 Bacharach \u2013 Hiller renouera avec le succ\u00e8s avec \u00ab&nbsp;Maybe&nbsp;\u00bb pour le film <em>Romantic comedy<\/em> en 1983.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus rien de notable \u00e0 signaler et Roberta Flack refait parler d\u2019elle en 2022 o\u00f9 on,la sait atteinte de la maladie de Charcot. Son dernier album remonte \u00e0 2012 avec des reprises des Beatles (<em>Let it be \/ Roberta Flack sings The Beatles<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>Elle nous a laiss\u00e9 ce 24 f\u00e9vrier o\u00f9 elle d\u00e9c\u00e8de \u00e0 l\u2019\u00e2ge canonique de 88 ans. Roberta Flack \u00e9tait s\u00fbrement allergique \u00e0 l\u2019Am\u00e9rique de Trump. Avec Aretha Franklin et son amie Dionne Warwick, elle restera comme l\u2019une des grandes voix de la Soul, en mode sexy et suave. Soul sister qui nous tuait doucement avec ses chansons. Et on aimait \u00e7a&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em>30 mars 2025<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On aurait pu reparler des New York Dolls apr\u00e8s la mort de David Johansen, ou des Damned, certainement le groupe le plus imaginatif de la galaxie Punk apr\u00e8s la mort de leur guitariste Brian James. Mais on pr\u00e9f\u00e9rera causer Rhythm\u2019n\u2019blues, un genre pas tr\u00e8s \u00e9voqu\u00e9 jusqu\u2019ici dans ce blog. 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