{"id":4313,"date":"2025-06-24T16:36:19","date_gmt":"2025-06-24T14:36:19","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4313"},"modified":"2025-06-27T14:57:31","modified_gmt":"2025-06-27T12:57:31","slug":"randy-newman-le-misanthrope-dhollywood","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4313","title":{"rendered":"RANDY NEWMAN : LE MISANTHROPE D\u2019HOLLYWOOD"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/illustration472.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4315\" width=\"386\" height=\"386\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/illustration472.jpg 340w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/illustration472-300x300.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/illustration472-150x150.jpg 150w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/illustration472-30x30.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 386px) 100vw, 386px\" \/><figcaption>Randy Newman sur la pochette de <em>Little Criminals<\/em>, photo Discogs, avec leur aimable&#8230; A well-respected man, indeed.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Depuis le temps qu\u2019on avait envie de parler de Randy Newman, on ne va pas attendre d\u2019apprendre sa mort, d\u2019autant que l\u2019auteur-compositeur interpr\u00e8te de Los Angeles se porte plut\u00f4t bien, \u00e0 82 ans. Issu d\u2019une famille de compositeurs pour musiques de films, il prendra la tangente comme t\u00e2cheron du hit chez Mercury avant une carri\u00e8re solo impeccable o\u00f9, derri\u00e8re des m\u00e9lodies l\u00e9ch\u00e9es se distingue sa causticit\u00e9 et son ironie, pour ne pas parler de cynisme. Un regard per\u00e7ant sur la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine et sur l\u2019humanit\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral, avec un humour aussi subtil que ravageur. Portrait d\u2019une anti-star.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;It\u2019s the jungle out there&nbsp;\u00bb, fait-il dire au personnage de la s\u00e9rie<em> Monk <\/em>pour laquelle il aura \u00e9crit l\u2019une de ses derni\u00e8res chansons. William Carlos Williams, p\u00e8re spirituel de Allen Ginsberg, disait cela autrement&nbsp;: \u00ab&nbsp;y\u2019 a des tas de salauds dehors&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Tel est Randy Newman, misanthrope et agoraphobe, d\u2019une sensibilit\u00e9 d\u2019\u00e9corch\u00e9 vif qui le rend beaucoup trop vuln\u00e9rable pour le monde et l\u2019\u00e9poque. C\u2019est l\u2019histoire de sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Toute la famille fait dans la musique de films pour Hollywood&nbsp;: trois oncles paternels plus deux cousins et m\u00eame un neveu. Alfred Newman a m\u00eame compos\u00e9 l\u2019hymne de la 20th century fox. Le petit Randy ne grandit pas \u00e0 Hollywood, bien qu\u2019il y soit n\u00e9. Il passe son enfance et son adolescence \u00e0 la Nouvelle-Orl\u00e9ans avant de faire ses \u00e9tudes sup\u00e9rieures \u00e0 la University High School de L.A. De ses ann\u00e9es en Louisiane, il gardera un fort accent sudiste qu\u2019il ira m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 cultiver. Sa connaissance des m\u0153urs du sud, dont la s\u00e9gr\u00e9gation raciale, de la nostalgie du \u00abOld Dixie&nbsp;\u00bb et les rednecks (beaufs sudistes) comptera beaucoup dans son approche critique de la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine, sans parler des influences jazz et blues de sa musique.<\/p>\n\n\n\n<p>Incroyablement dou\u00e9 pour \u00e9crire des chansons, il travaille un moment \u00e0 Tin Pan Alley, dans le Brill Building, cette usine \u00e0 tubes new-yorkaise o\u00f9 des auteurs et autrices telles que Goffin \u2013 King, Mann \u2013 Weil ou encore Lieber et Stoller pondent des hits au kilom\u00e8tre pour les roitelets des hit-parades. Il occupera les m\u00eames fonctions pour le compte des disques Mercury avec des partenaires comme Jackie De Shannon ou PJ Proby. Il compose ses premi\u00e8res chansons \u00e0 succ\u00e8s, pour les autres&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mama Told Me Not To Come&nbsp;\u00bb pour Eric Burdon fra\u00eechement s\u00e9par\u00e9 des Animals avant Three Dog Night, ou \u00ab&nbsp;Have You Seen My Baby&nbsp;?&nbsp;\u00bb qui sera repris par les Flamin\u2019 Groovies, entre autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Son premier album en solo sort en juin 1968, modestement intitul\u00e9 <em>Randy Newman create something new under the sun. <\/em>11 titres qui, pour la plupart, avaient \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s pour d\u2019autres. C\u2019est le cas notamment de \u00ab&nbsp;I Think It\u2019s Going To Rain Today&nbsp;\u00bb, repris par Burdon. La silhouette de Randy Newman quitte l\u2019obscurit\u00e9 des studios pour s\u2019imposer publiquement&nbsp;: fines lunettes aux armatures m\u00e9talliques, l\u00e8vres minces, sourire sarcastique, cheveux coup\u00e9s court et menton volontaire. Il est habill\u00e9 en costume avec des chemises hawa\u00efennes et coiff\u00e9 d\u2019un Stetson. Tout le contraire de la Pop star chevelue et hirsute que les magazines affichent en couverture.<\/p>\n\n\n\n<p>On remarque surtout le ton caustique et amer de ses chansons qui s\u2019efforcent de d\u00e9crire certaines r\u00e9alit\u00e9s am\u00e9ricaines pas toujours mises en lumi\u00e8re par l\u2019usine \u00e0 r\u00eave. Plusieurs de ces chansons seront reprises, par Alan Price, Van Dyke Parks, Judy Collins, les Everly Brothers ou Dusty Springfield.<\/p>\n\n\n\n<p>Par son originalit\u00e9, son humour et son trait satyrique, Newman int\u00e9resse les journalistes de <em>Rolling Stone <\/em>o\u00f9 il est souvent au sommaire. Greil Marcus \u00e9crira beaucoup sur lui, allant m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 lui consacrer tout un chapitre de son docte ouvrage <em>Mystery train<\/em>.*<\/p>\n\n\n\n<p>Harry Nilsson sort en 1970 un album de reprises de Randy Newman pour lequel il s\u2019est mis au piano. \u00ab&nbsp;Love Story&nbsp;\u00bb, hit de l\u2019album pr\u00e9c\u00e9dent, figure en bonne place dans ce <em>Nilsson sings Newman<\/em>, hommage rendu par le Su\u00e9dois m\u00e9lancolique au misanthrope d\u2019Hollywood.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus int\u00e9ressant est son deuxi\u00e8me album, <em>12 songs<\/em>, sorti en 1970 et enregistr\u00e9 avec des musiciens comme Ron Elliot (ex Beau Brummels), Jim Gordon, Gene Parsons (futur Byrds) ou Ry Cooder.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019il y reprend beaucoup de ses chansons de la d\u00e9cennie pr\u00e9c\u00e9dente, \u00e9crites pour les autres, il s\u2019affirme dans son style caustique \u00e0 la limite parfois de la parodie, en \u00e9vitant surtout pas les r\u00e9alit\u00e9s politiques et sociales de l\u2019Am\u00e9rique de Nixon. Sans jamais user du pathos ou du revendicatif, Newman nous parle du racisme, de la violence, du mode de vie am\u00e9ricain et de sa folie ordinaire, comme dira plus tard un Bukowski avec lequel il a des affinit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Sail away<\/em>, sorti en mai 1972, est souvent consid\u00e9r\u00e9 comme son chef-d\u2019\u0153uvre, disons ex-\u00e6quo avec <em>Little criminals,<\/em> dans un genre diff\u00e9rent. Il y a d\u2019abord la chanson-titre, m\u00e9lancolique et poignante et ce qui sera un hit mondial par Joe Cocker, \u00ab&nbsp;You Can Leave Your Hat On&nbsp;\u00bb. On retiendra aussi \u00ab&nbsp;Loney At The Top&nbsp;\u00bb, satyre des pop stars m\u00e9galomanes, \u00ab&nbsp;Old Man&nbsp;\u00bb, sur la vieillesse dans un pays \u00e9ternellement jeune, \u00ab&nbsp;Political Science&nbsp;\u00bb, sur les politiciens sans \u00e2me et, \u00e0 la fin de l\u2019envoi, \u00ab&nbsp;God\u2019s Song&nbsp;\u00bb, sous-titr\u00e9 <em>That\u2019s why I love mankind<\/em>, avec Dieu qui loue l\u2019humanit\u00e9 pour avoir la na\u00efvet\u00e9 de croire en lui.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019album conna\u00eet le succ\u00e8s, surtout en Europe o\u00f9 il est adopt\u00e9. Son succ\u00e8s aux \u00c9tats-Unis ne repose que sur une frange plut\u00f4t cultiv\u00e9e et intellectuelle, loin du grand public rock.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec plusieurs musiciens en vue du Country-rock (dont les Eagles au grand complet), un genre \u00e0 la mode au milieu des ann\u00e9es 1970, Newman sort <em>Good old boys<\/em> en 1974. Toutes les chansons parlent du bon vieux Sud, mais sur un mode ironique et sarcastique, d\u00e9non\u00e7ant les travers racistes (\u00ab&nbsp;Rednecks&nbsp;\u00bb), la s\u00e9gr\u00e9gation \u00ab(\u00ab&nbsp;Birmingham&nbsp;\u00bb)&nbsp;et la mis\u00e8re des ouvriers agricoles au milieu des riches planteurs (\u00ab&nbsp;Mr President, Have Pity On The Working Man&nbsp;\u00bb). M\u00eame si les chansons sont moins bonnes, on sent le v\u00e9cu d\u2019un homme grandi dans ce vieux Sud qui, avec sa sensibilit\u00e9 exacerb\u00e9e, a pu en observer les injustices et les turpitudes. Cela dit, il est aussi dur pour le Nord (\u00ab&nbsp;Harlem&nbsp;\u00bb) qui n\u2019a fait que ghetto\u00efser les noirs pour en faire de la chair \u00e0 usine, sous couvert d\u2019humanisme.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Little criminals<\/em> sera son grand album. Avec une quinzaine de musiciens souvent c\u00e9l\u00e8bres sous leur propre nom, il tape cette fois dans tous les sens avec un esprit qu\u2019on pourrait qualifier de b\u00eate et m\u00e9chant, au sens o\u00f9 l\u2019\u00e9tait<em> Hara Kiri <\/em>par exemple. Les petits (\u00ab&nbsp;Short People&nbsp;\u00bb, les truands minables (\u00ab&nbsp;Little Criminals&nbsp;\u00bb), la psychanalyse (\u00ab&nbsp;Sigmund Freud\u2019s impersonation of Albert Einstein In America&nbsp;\u00bb), la religion (\u00ab&nbsp;Kathleen&nbsp;\u00bb)\u2026. Au milieu de toutes ces charges \u00e0 la dynamite, des chansons belles \u00e0 pleurer comme ce \u00abBaltimore&nbsp;\u00bb (pas tendre pour la ville d\u2019Edgar Poe) ou \u00ab&nbsp;In Germany Before The War&nbsp;\u00bb o\u00f9 l\u2019on sent le d\u00e9sespoir du Peter Lorre dans <em>M le maudit <\/em>de Fritz Lang. Sans oublier ce \u00ab&nbsp;Jelly Coppers On Parade&nbsp;\u00bb qui est peut-\u00eatre la plus belle. L\u2019\u00e9merveillement d\u2019un enfant devant une parade de motards vue \u00e0 travers son regard na\u00eff. Le misanthrope peut parfois faire montre d\u2019une sensibilit\u00e9 presque maladive et c\u2019est pour cela qu\u2019on l\u2019aime. Un cynique au grand c\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<p>Le reste est h\u00e9las beaucoup moins bon et, dans <em>Born again<\/em> (1979), on ne distingue plus trop le second degr\u00e9 avec des chansons comme \u00ab&nbsp;It\u2019s Money That I Love&nbsp;\u00bb qui laissent perplexes. Pas tr\u00e8s bonnes d\u2019abord, mais surtout ambigu\u00ebs quant \u00e0 la sinc\u00e9rit\u00e9 du bonhomme qu\u2019on croirait rattrap\u00e9 par toutes les tares qu\u2019il d\u00e9non\u00e7ait jadis.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame chose pour son <em>Trouble in paradise<\/em> (1983), enregistr\u00e9 avec tout le Bottin mondain des musiciens de studio de la c\u00f4te ouest. Lorsqu\u2019il chante \u00ab&nbsp;I Love L.A&nbsp;\u00bb, qui restera son seul hit de l\u2019\u00e9poque, on ne sait m\u00eame plus s\u2019il plaisante et, apr\u00e8s tout, on commence \u00e0 s\u2019en foutre un peu des fac\u00e9ties du sieur Newman qui ne nous int\u00e9resse plus vraiment en chanteur original bouff\u00e9 par un syst\u00e8me qu\u2019il \u00e9tait le premier \u00e0 vaticiner.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y aura encore quatre albums sans grand int\u00e9r\u00eat et une bonne trentaine de chansons ou musiques de films, pour Milos Forman, Barry Levinson ou Richard Donner, sans parler de ses apparitions \u00e0 l\u2019\u00e9cran souvent en pianiste de bar quand ce n\u2019est pas dans son propre r\u00f4le.<\/p>\n\n\n\n<p>Randy Newman est devenu, avec le temps, un fleuron d\u2019Hollywood, \u00e9ternel soutien du Parti D\u00e9mocrate et anti- Trumpiste revendiqu\u00e9. Il avait dit \u00e0 un journaliste qui lui demandait pourquoi il ne faisait plus de caricatures, notamment celle de Trump&nbsp;: \u00ab&nbsp;Trump est d\u00e9j\u00e0 sa propre caricature&nbsp;\u00bb. Ce qui tend \u00e0 prouver que, en d\u00e9pit d\u2019une baisse de qualit\u00e9 dans ses \u0153uvres, le bougre n\u2019a pas perdu trop de neurones. Allez, Randy, refais-nous un disque digne de toi, et tout sera pardonn\u00e9. Randy Newman, un subtil m\u00e9lange entre Bob Dylan et Paul Simon, avec l\u2019humour en plus&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em>6 juin 2025<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>* un autre chapitre de ce ma\u00eetre-livre \u00e9tait consacr\u00e9 \u00e0 Sly Stone, qui vient de nous quitter. On en reparle la fois prochaine.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis le temps qu\u2019on avait envie de parler de Randy Newman, on ne va pas attendre d\u2019apprendre sa mort, d\u2019autant que l\u2019auteur-compositeur interpr\u00e8te de Los Angeles se porte plut\u00f4t bien, \u00e0 82 ans. 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