{"id":4547,"date":"2026-02-23T17:22:52","date_gmt":"2026-02-23T16:22:52","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4547"},"modified":"2026-02-23T17:26:33","modified_gmt":"2026-02-23T16:26:33","slug":"bruce-springsteen-un-patron-dans-la-rue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4547","title":{"rendered":"BRUCE SPRINGSTEEN : UN PATRON DANS LA RUE!"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"600\" height=\"600\" src=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/illustration514.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4549\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/illustration514.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/illustration514-300x300.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/illustration514-150x150.jpg 150w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/illustration514-30x30.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption>La pochette du disque du boss, lequel entreprend une tourn\u00e9e am\u00e9ricaine du 31 mars (\u00e0 Minneapolis) \u00e0 fin mai \u00e0 Washington. Sur la pelouse de la Maison blanche ? Photo Discogs<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Ice out&nbsp;! Toujours en d\u00e9fenseur des justes causes, Bruce Springsteen \u2013 le boss \u2013 s\u2019est mobilis\u00e9 contre les exactions de la milice anti-immigration trumpiste avec deux morts \u00e0 Minneapolis, cit\u00e9 de r\u00e9sistance \u00e0 la folie d\u2019Ubu roi. Il r\u00e9pond \u00e0 la \u00ab&nbsp;terreur d\u2019\u00e9tat&nbsp;\u00bb, selon ses propres mots, avec \u00ab&nbsp;Streets Of Minneapolis&nbsp;\u00bb, une protest-song \u00e9crite dans l\u2019urgence et un coup de poing dans la gueule du \u00ab&nbsp;king Trump&nbsp;\u00bb et de ses sbires&nbsp;. L\u2019occasion de revenir sur le parcours, toujours tr\u00e8s politique, du boss qui sauve l\u2019honneur des pop stars vieillissantes qu\u2019on n\u2019a pas trop entendu.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire d\u2019une ville en flamme <em>\u00ab&nbsp;qui luttait contre le feu et la glace&nbsp; sous les bottes d\u2019un occupant&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;; <em>\u00ab&nbsp;l\u2019arm\u00e9e priv\u00e9e du roi Trump et ses voyous f\u00e9d\u00e9raux&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;; des citoyens <em>\u00ab&nbsp;qui se l\u00e8vent pour la justice pour ces deux personnes assassin\u00e9es dans les rues enneig\u00e9es&nbsp;\u00bb<\/em>.<em> \u00ab&nbsp;Nous d\u00e9fendrons ce pays, et l\u2019\u00e9tranger parmi nous&nbsp;\u00bb<\/em>, est-il chant\u00e9 au refrain pour ce manifeste virulent que n\u2019aurait pas d\u00e9savou\u00e9 le premier Dylan et ses charges mouill\u00e9es d\u2019acide contre l\u2019Am\u00e9rique du Vietnam, du complexe militaro-industriel, du racisme, de la CIA et de l\u2019imp\u00e9rialisme. Avec dieu \u00e0 nos c\u00f4t\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Springsteen est bien plac\u00e9 pour conna\u00eetre le monde ouvrier, puisqu\u2019il na\u00eet (le 23 septembre 1949 \u00e0 Freehold \u2013 New Jersey), dans une famille modeste, d\u2019un p\u00e8re qui travaille \u00e0 la cha\u00eene (il deviendra chauffeur de bus) et d\u2019une m\u00e8re modeste secr\u00e9taire. Enfant, il a la r\u00e9v\u00e9lation en voyant Presley \u00e0 l\u2019Ed Sullivan Show et son addiction au rock\u2019n\u2019roll ira en s\u2019aggravant. Une r\u00e9v\u00e9lation, au sens mystique du terme&nbsp;; Elvis sera plus que le King, son dieu. Puis ce sera les Four Seasons, le Rythm\u2019n\u2019blues, le Spector Sound, les Girls Groups jusqu\u2019au British Beat, chacun de ces genres sera assimil\u00e9 par lui avec, au-dessus de tout, Dylan, qui sera aussi le dieu de ce polyth\u00e9iste.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 13 ans, il joue plus qu\u2019honn\u00eatement de la guitare et fait partie d\u2019un groupe de lyc\u00e9e, les Castiles. Puis ce seront Earth, Child puis Steel Mill qui aura un petit succ\u00e8s d\u00e9passant les fronti\u00e8res du New Jersey. On dit qu\u2019ils joueront \u00e0 San Francisco et qu\u2019ils refuseront de signer le contrat que leur propose Bill Graham avant de se s\u00e9parer en 1971. Ce sera ensuite l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re Dr Zoom &amp; His Sonic Boom avant le Bruce Springsteen Band puis le E. Street Band avec quasiment les m\u00eames. On est d\u00e9j\u00e0 en 1972 et, \u00e0 23 ans, il est temps pour lui d\u2019acc\u00e9der au statut de musicien professionnel, voire de rock star.<\/p>\n\n\n\n<p>Son groupe se compose de \u00ab&nbsp;Little Steven&nbsp;\u00bb Steve Van Zandt \u00e0 la guitare, de David Sancious aux claviers, de Gary Talent \u00e0 la basse et de Vini Lopez \u00e0 la batterie. Il en est \u00ab&nbsp;le boss&nbsp;\u00bb, d\u2019o\u00f9 son surnom, r\u00e9partissant la recette entre tous les membres, \u00e0 date fixe et avec le plus grand s\u00e9rieux. Le groupe joue dans les clubs de Greenwich Village et Mike Appel devient leur manager. Springsteen s\u2019en mordra les doigts. John Hammond s\u2019int\u00e9resse au groupe, voyant en Springsteen un nouveau Dylan, et l\u2019introduit chez CBS apr\u00e8s avoir convaincu la direction avec des \u00e9loges on ne peut plus flatteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Leur premier album, <em>Greeting from Asbury Park<\/em> (New Jersey), d\u00e9but 1973, n\u2019a rien d\u2019exceptionnel mais il aura le m\u00e9rite de servir de brouillon \u00e0 toute l\u2019\u0153uvre future. Clarence \u00ab&nbsp;Big man&nbsp;\u00bb&nbsp;Clemons est au saxophone avec le groupe. On remarque n\u00e9anmoins \u00ab&nbsp;The Angel&nbsp;\u00bb , une ballade poisseuse de m\u00e9lancolie et \u00ab&nbsp;Blinded By The Light&nbsp;\u00bb qui fera un succ\u00e8s pour le Manfred Mann Earth Band. Le second album est bien meilleur, <em>The wild, the innocent &amp; the E. Street shuffle<\/em>, en novembre de la m\u00eame ann\u00e9e. Un disque plus convaincant avec de longs morceaux gorg\u00e9s de soul et de coul\u00e9es de saxophone savoureuses. Si \u00ab&nbsp;Incident On The 57th Street&nbsp;\u00bb est un titre dylanien, on retient surtout \u00abRosalita&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;New York Serenade&nbsp;\u00bb&nbsp;tr\u00e8s proches de ce que fera un Mink Deville. L\u2019album est encens\u00e9 par <em>Rolling Stone<\/em> mais ne lui assure pas le succ\u00e8s pour autant et Springsteen et son combo sont avant tout un groupe de sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Danny Federici s\u2019est mis aux claviers et le groupe est coutumier de concerts \u00e9poustouflants de trois heures o\u00f9 Springsteen rode son jeu de sc\u00e8ne singulier o\u00f9 il bouge magnifiquement bien en dialoguant musicalement dans l\u2019euphorie avec chacun de ses musiciens. Le public suit et Jon Landau, critique de <em>Rolling Stone <\/em>et producteur du deuxi\u00e8me album du MC5 (<em>Back in the USA)<\/em> chez Atlantic, pourra lancer sa fameuse proph\u00e9tie&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;j\u2019ai vu l\u2019avenir du rock et son nom est Bruce Springsteen&nbsp;\u00bb<\/em>. Saint Jon-Baptiste annonce ni plus ni moins qu\u2019un nouveau Christ est n\u00e9. Press\u00e9 par CBS qui entend bien surfer sur ce d\u00e9but de popularit\u00e9. Le groupe entre en studio et n\u2019en sortira qu\u2019en juin 1975 avec l\u2019un de ses meilleurs disques,<em> Born to run. <\/em>C\u2019est Landau qui produit et l\u2019album se classe n\u00b03 dans les charts, encens\u00e9 par la critique. Springsteen est devenu en quelques semaines une superstar qui fait les couvertures de <em>Times<\/em> et de <em>Newsweek.<\/em> En blouson de cuir et jean, il est l\u2019antith\u00e8se des stars du rock d\u00e9cadent et de leurs aff\u00e9teries. C\u2019est l\u2019image un peu bourrue et na\u00efve des pionniers du rock\u2019n\u2019roll, des gars qui ont souffert avec le peuple jusqu\u2019\u00e0 le faire r\u00eaver par procuration. Rien \u00e0 jeter dans un disque parfait, pas tr\u00e8s loin cette fois du punk et du rock le plus dur avec d\u00e9j\u00e0 des th\u00e8mes qui puisent dans le social et la politique&nbsp;: \u00ab&nbsp;Born To Run&nbsp;\u00bb sur la jeunesse marginale, \u00ab&nbsp;Jungleland&nbsp;\u00bb sur les exclus ou \u00ab&nbsp;Thunderland&nbsp;\u00bb qui sera l\u2019une de ses chansons les plus jou\u00e9es en concert. Par sa profonde humanit\u00e9 et le caract\u00e8re social de ses textes, Springsteen doit souffrir la comparaison, \u00e9crasante, avec Dylan mais il ne jouera jamais sur ce terrain. \u00ab&nbsp;Born To Run&nbsp;\u00bb, qui a failli \u00eatre choisie comme hymne du New Jersey, est un hit absolu avec une intensit\u00e9 dramatique rare, comme tous les morceaux du disque d\u2019ailleurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ann\u00e9es qui suivent vont \u00eatre difficiles. \u00ab&nbsp;Miami&nbsp;\u00bb Steve Van Zandt est toujours \u00e0 la guitare avec Roy Bittan et Max Weinberg en lieu et place de Sancious et Lopez. Le groupe tourne beaucoup, aux \u00c9tats-Unis et en Europe, mais ne peut enregistrer du fait d\u2019un litige juridique avec son ex-manager Mike Appel. Springsteen devra ronger son frein pendant trois longues ann\u00e9es, \u00e9crivant des chansons pour qui veut bien s\u2019en faire l\u2019interpr\u00e8te&nbsp;: \u00ab&nbsp;Because The Night&nbsp;\u00bb pour Patti Smith, on l\u2019a vu&nbsp;; \u00ab&nbsp;Fire&nbsp;\u00bb (destin\u00e9e \u00e0 Presley) pour Robert Gordon et les Pointer Sisters ou encore Gary U.S Bonds, Southside Johnny, Greg Kihn ou Warren Zevon, entre autres. Preuve en tout cas qu\u2019il n\u2019a pas perdu la main.<\/p>\n\n\n\n<p>La divine surprise arrive enfin le 2 juin 1978 avec <em>Darkness on the edge of town<\/em>, encore produit par Landau. Un album empreint de tristesse, de m\u00e9lancolie, loin de l\u2019\u00e9nergie enjou\u00e9e du pr\u00e9c\u00e9dent. \u00ab&nbsp;Badlands&nbsp;\u00bb fait \u00e9cho au film \u00e9ponyme de Terrence Malick, la cavale jonch\u00e9e de cadavres des Romeo et Juliette du Midwest. Un album truff\u00e9 de r\u00e9f\u00e9rences bibliques, comme Dylan en son temps (\u00ab&nbsp;Promised Land&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Adam Raised A Cain&nbsp;\u00bb) et des perles comme \u00ab&nbsp;Candy\u2019s Room&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Streets Of Fire&nbsp;\u00bb. Springsteen met en sc\u00e8ne tous les martyrs du r\u00eave am\u00e9ricaine et, dans \u00ab&nbsp;Factory&nbsp;\u00bb et en souvenir de son p\u00e8re, chante les ravages de l\u2019usine et du travail mort. Springsteen, politiquement conscient, participe \u00e0 l\u2019album <em>No Nukes<\/em> contre le nucl\u00e9aire (civil et militaire) avant de sortir un double album, <em>The River<\/em>, moins sombre et plus pop avec des hits comme \u00ab&nbsp;Hungry Heart&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Drive All Night&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;The River&nbsp;\u00bb, comme \u00ab&nbsp;Stolen Car&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Wreck On The Highway&nbsp;\u00bb, d\u00e9crivent encore l\u2019itin\u00e9raire tragique de pauvres gars broy\u00e9s par un syst\u00e8me qui ne les consid\u00e8re que comme producteurs ou consommateurs. L\u2019album se classe n\u00b01 et Springsteen est assis sur le toit du monde. La France est sous le charme et Antoine De Caunes devient son proph\u00e8te dans l\u2019hexagone.<\/p>\n\n\n\n<p>Springsteen va participer \u00e0 des concerts humanitaires mais aussi politiques, contre l\u2019Apartheid ou pour les v\u00e9t\u00e9rans du Vietnam. Il est l\u2019exemple m\u00eame de l\u2019artiste qui sert des causes plus que celles-ci ne le servent, avec toujours un tropisme social. <em>Nebraska <\/em>sort en septembre 1982, album acoustique r\u00e9alis\u00e9 en solo et produit par lui-m\u00eame. \u00c0 travers 10 chansons inspir\u00e9es, Springsteen d\u00e9crit les ravages des ann\u00e9es Reagan \u00e0 travers quelques personnages que ses talents de chroniqueur social font vivre. SDF, marginaux, ouvriers, d\u00e9linquants, ch\u00f4meurs\u2026 Toute une galerie de portraits \u00e0 vif de perdants avec beaucoup de bont\u00e9 et de compassion. Puis c\u2019est <em>Born in the U.S.A<\/em>, en juin 1984. Loin d\u2019\u00eatre son meilleur disque, c\u2019est pourtant celui qui lui apportera la cons\u00e9cration mondiale, jusqu\u2019\u00e0 Reagan et les R\u00e9publicains qui essaieront de se servir de la chanson-titre comme hymne patriotique alors qu\u2019elle parle des v\u00e9t\u00e9rans du Vietnam qui ont quitt\u00e9 la jungle pour retrouver un pays sinistr\u00e9, v\u00e9ritable enfer lib\u00e9ral qu\u2019ils ne reconnaissent plus et qui les m\u00e9prise. On se r\u00e9gale quand m\u00eame avec \u00ab&nbsp;I\u2019m On Fire&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Dancing In The Dark&nbsp;\u00bb. Nils Lofgren remplace Van Zandt et Springsteen peut arpenter le monde en h\u00e9ros d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration morale qui lui fait f\u00eate. Un coffret de cinq disques viendra cl\u00f4turer la p\u00e9riode (<em>Live 1975 \u2013 1985<\/em>, c\u2019est d\u2019ailleurs son nom).<\/p>\n\n\n\n<p>Ira-t-on plus loin&nbsp;? <em>Tunnel of love<\/em> (1987) est un bon disque, on a envie de dire sans plus, de m\u00eame que <em>Human touch <\/em>et <em>Lucky town <\/em>(tous deux sortis en mars 1992, apr\u00e8s une longue absence). Mais il faut attendre le splendide <em>The ghost of Tom Joad<\/em>, en 1995, pour retrouver le grand Springsteen. Tom Joad est bien s\u00fbr le personnage principal des <em>Raisins de la col\u00e8re <\/em>de John Steinbeck dont Woody Guthrie s\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 inspir\u00e9 pour sa chanson \u00ab&nbsp;The Ballad Of Tom Joad&nbsp;\u00bb. Springsteen, sur un disque qui renvoie au folk et \u00e0 la protest-song, met en parall\u00e8le l\u2019Am\u00e9rique de la grande d\u00e9pression de 1929 et celle d\u2019aujourd\u2019hui en mettant toujours la focale sur les d\u00e9class\u00e9s am\u00e9ricains, mais sans oublier les migrants mexicains et tous les martyrs d\u2019un r\u00eave am\u00e9ricain devenu cauchemardesque. Il sortira encore 10 albums dont un en hommage \u00e0 Pete Seeger (<em>We shall overcome<\/em> en 2006), mani\u00e8re de bien revendiquer sa filiation avec tous ces chanteurs \u2013 militants du folk des temps de l\u2019esp\u00e9rance.<\/p>\n\n\n\n<p>Des temps qui avec lui ont sembl\u00e9 revenir, sa vision pessimiste et parfois d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e de l\u2019Am\u00e9rique et du monde n\u2019\u00e9tant jamais d\u00e9sert\u00e9e par l\u2019espoir que cet humaniste sinc\u00e8re n\u2019abandonne jamais totalement. Il est en tout cas le seul rocker qui aura repris le flambeau des Woody Guthrie, Joan Baez, Bob Dylan ou Johnny Cash, admirable troubadour jamais las de chanter la fraternit\u00e9. C\u2019est aussi en cela qu\u2019il est politique. C\u2019est en cela qu\u2019il restera \u00ab&nbsp;the boss&nbsp;\u00bb, dans l\u2019usine \u00e0 hits des pop stars internationales. Respect&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Texte extrait du livre <em>Les politiques du rock<\/em> (Camion blanc) 2023 \u2013 Didier Delinotte.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Les politiques du rock \/ Rock\u2019n\u2019roll Radio<\/em> est aussi une \u00e9mission mensuelle sur<em> PFM<\/em> Arras 99.9, tous les troisi\u00e8mes mardis du mois et \u00e0 \u00e9couter sur leur site radiopfm.com n\u2019importe quand.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ice out&nbsp;! 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