{"id":4722,"date":"2026-08-27T15:14:08","date_gmt":"2026-08-27T13:14:08","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4722"},"modified":"2026-08-27T15:14:09","modified_gmt":"2026-08-27T13:14:09","slug":"punk-50-ans-deja-hope-ill-die-before-i-get-old","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4722","title":{"rendered":"PUNK : 50 ANS D\u00c9J\u00c0 (Hope I\u2019ll die before I get old)"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/illustration547-1024x682.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4724\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/illustration547-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/illustration547-300x200.jpg 300w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/illustration547-768x511.jpg 768w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/illustration547-1536x1023.jpg 1536w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/illustration547-2048x1364.jpg 2048w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/illustration547-2000x1332.jpg 2000w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/illustration547-1600x1066.jpg 1600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/illustration547-1200x799.jpg 1200w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/illustration547-900x599.jpg 900w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/illustration547-600x400.jpg 600w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/illustration547-30x20.jpg 30w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Johnny le pourri et ses Sex Pistols live au Paradiso d&rsquo;Amsterdam.Plut\u00f4t l&rsquo;enfer en l&rsquo;occurrence.  Faisaient pas semblant, les mecs. Photo Wikip\u00e9dia. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le Pub-rock avait ouvert la voie avec Doctor Feelgood, les Ducks Deluxe ou Eddie &amp; The Hot Rods mais il s\u2019agit plus, au moins au d\u00e9but, d\u2019\u00e9tat d\u2019esprit et d\u2019attitude que de musique. Les Punks sont les enfants de la crise \u00e9conomique, du ch\u00f4mage de masse, de la violence urbaine et des \u00e9meutes raciales. Et ils tiennent \u00e0 ce que cela se sache.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut dater la naissance du punk anglais au 1\u00b0 d\u00e9cembre 1976, la date du scandale provoqu\u00e9 par les Sex Pistols \u00e0 l\u2019\u00e9mission de t\u00e9l\u00e9vision grand public de Bill Grundy pouvant \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019acte fondateur, la sc\u00e8ne primale, m\u00eame si elle se situe bien apr\u00e8s l\u2019ouverture de la boutique de fringues Sex de Malcolm Mc Laren et Vivien Westwood ou le concert du groupe au Chalet du Lac, \u00e0 Vincennes . Ce jour-l\u00e0, l\u2019action se passe sur le plateau de<em> ITV<\/em> o\u00f9 Grundy a invit\u00e9 les Sex Pistols qu\u2019il commence \u00e0 pr\u00e9senter comme les nouveaux Rolling Stones. Moues plus que dubitatives des r\u00e9cipiendaires du compliment. Les quatre biberonnent leurs canettes de bi\u00e8re et fument leurs clopes \u00e0 la cha\u00eene, press\u00e9s d\u2019en finir. C\u2019est Matlock qui entame les hostilit\u00e9s, l\u00e2chant en abondance des \u00ab&nbsp;fuck&nbsp;\u00bb devant un Grundy prenant le parti d\u2019en rire. Puis Cook et Jones entrent en sc\u00e8ne, avec un langage encore moins ch\u00e2ti\u00e9 et avant que Rotten ne porte l\u2019estocade en parlant d\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9mission de merde&nbsp;\u00bb. Le scandale \u00e9clate le lendemain dans la presse de caniveau et le pari de Malcolm Mc Laren est r\u00e9ussi&nbsp;: son groupe a non seulement fait exploser l\u2019audimat, mais les Sex Pistols sont le sujet de conversation n\u00b01 devant toutes les machines \u00e0 caf\u00e9 du royaume. \u00ab&nbsp;Malheur \u00e0 celui par qui le scandale arrive&nbsp;\u00bb, avait \u00e9crit l\u2019Eccl\u00e9siaste. Ici c\u2019est tout le contraire. Les adultes les r\u00e9putent sales, teigneux, alcooliques, drogu\u00e9s et d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s quand les jeunes les d\u00e9couvrent et vont se ruer sur leur premier single, \u00ab&nbsp;Anarchy In The U.K&nbsp;\u00bb, en novembre 1976. En route pour la gloire.<\/p>\n\n\n\n<p>Les membres du groupe hantaient la boutique de fringues sado-maso de Malcolm Mc Laren qui s\u2019est dit qu\u2019il y avait l\u00e0 un beau coup \u00e0 jouer avec quatre jeunes turcs semi-d\u00e9linquants, dessal\u00e9s et mal embouch\u00e9s qui pourraient secouer le cocotier d\u2019un rock engonc\u00e9 dans la pompe et la grandiloquence avec des pop stars de plus en plus \u00e9vapor\u00e9es et d\u00e9connect\u00e9es des r\u00e9alit\u00e9s. Ils ne savent pas jouer d\u2019un instrument&nbsp;? Qu\u2019importe, ils apprendront et tout sera dans l\u2019image. Une image qui devra correspondre aux r\u00e9alit\u00e9s sociales d\u2019un royaume d\u00e9suni min\u00e9 par la crise, le ch\u00f4mage de masse, les in\u00e9galit\u00e9s sociales et les conflits ethniques. Finie l\u2019Angleterre traditionnelle du cricket, des clubs et du th\u00e9 \u00e0 cinq heures, elle est entr\u00e9e de plain-pied dans la modernit\u00e9, ou plut\u00f4t dans l\u2019enfer moderne. En 1974, le gouvernement travailliste d\u2019un Harold Wilson ressuscit\u00e9 a d\u00fb l\u00e2cher le pouvoir \u00e0 cause des mouvements sociaux&nbsp;: les ports, les docks et les mineurs, cette classe ouvri\u00e8re qui semblait pourtant lui \u00eatre acquise. Mais les premi\u00e8res mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 d\u2019apr\u00e8s crise ont favoris\u00e9 le divorce. Le travailliste James Callaghan n\u2019a plus, croit-il, qu\u2019\u00e0 invoquer la crise, mais les gr\u00e8ves et les manifestations redoublent d\u2019intensit\u00e9. En cette ann\u00e9e 1976, les tensions raciales s\u2019ajoutent aux conflits sociaux, comme on l\u2019a vu avec le carnaval de Notting Hill. Thatcher mettra bon ordre \u00e0 tout cela mais, avant son r\u00e8gne et sa politique que l\u2019on qualifiera de \u00ab&nbsp;social-sadisme&nbsp;\u00bb, le mouvement punk pourra adresser un dernier doigt d\u2019honneur au pays dans un ultime \u00e9clat de rire.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Sex Pistols n\u2019\u00e9taient pas totalement inconnus en France. Le 3 septembre 1976, les premiers punks fran\u00e7ais avait pu voir le groupe en action au Chalet du Lac de Vincennes, un concert organis\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019industrie du critique de <em>Rock &amp; Folk<\/em> Pierre \u00ab&nbsp;Yvonin&nbsp;\u00bb Benain qui sera aussi le photographe des folles nuits du Palace. Gr\u00e2ce aussi \u00e0 un Marc Zermati qui importe massivement les premiers singles du groupe (\u00ab&nbsp;Anarchy In The U.K&nbsp;\u00bb puis \u00ab&nbsp;God Save The Queen&nbsp;\u00bb en f\u00e9vrier 1977). Puis viendront \u00ab&nbsp;Holiday In The Sun&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Problems&nbsp;\u00bb avant leur album produit par Chris Thomas chez Virgin, <em>Never mind the bollocks<\/em> (ou \u00ab&nbsp;Te bats pas les couilles&nbsp;\u00bb approximativement). Couleurs criardes rose bonbon et jaune citron et lettrage de lettre anonyme, la quintessence du mauvais go\u00fbt, mais le laid peut \u00eatre beau, disait Baudelaire. Entre temps, il y avait eu cette folle course-poursuite sur la Tamise \u00e0 l\u2019occasion du jubil\u00e9 de la reine, le 7 juin 1977 o\u00f9 le groupe donne un concert \u00e0 bord du Queen Elizabeth avant d\u2019\u00eatre rudement interrompu par 6 vedettes de la police arriv\u00e9es \u00e0 l\u2019abordage. Nouveau scandale et gros titres dans la presse dite populaire.<\/p>\n\n\n\n<p>La suite sera beaucoup moins dr\u00f4le, avec une tourn\u00e9e am\u00e9ricaine rat\u00e9e, une escapade au Br\u00e9sil sur les traces de Ronald Biggs, l\u2019un des auteurs du hold-up du Glasgow-Londres en 1963 et la mort de Sid Vicious par overdose apr\u00e8s son crime du Chelsea Hotel. Un premier John Lydon va maintenir l\u2019outrage \u00e0 un haut niveau avec Public Image Limited avant de devenir une vedette de la t\u00e9l\u00e9-r\u00e9alit\u00e9 pas avare de d\u00e9clarations vulgaires et cyniques. Quant aux autres&#8230; Johnny Le Pourri aura finalement \u00e9t\u00e9 plus nihiliste qu\u2019anarchiste, en chantre du \u00ab&nbsp;no future&nbsp;\u00bb et de l\u2019esp\u00e9rance consid\u00e9r\u00e9e comme \u00ab&nbsp;la laisse de la soumission&nbsp;\u00bb (Raoul Vaneigem), surtout avec PIL o\u00f9 il chantait son d\u00e9sir de mort sur des musiques de g\u00e9henne. Puis viendront les Damned, certainement les meilleurs, Clash et Jam dans une dimension plus sociale mais aussi Siouxsie And The Banshees, les Buzzcocks ou les Stranglers. Il serait long de refaire l\u2019histoire de tous ces groupes, sauf \u00e0 signaler que Clash et Jam incarneront le punk social et politique, laissant les Pistols \u00e0 leur nihilisme. Car le Punk-rock a aussi fait mouvement vers l\u2019espoir, la r\u00e9volte et les luttes sociales. Elvis Costello, le grand Declan Mc Manus a plus \u00e0 voir avec la New wave qu\u2019avec le Punk proprement dit, de m\u00eame qu\u2019on passera vite sur Sham 69 dont on retiendra surtout l\u2019engagement pour ne retenir de ce courant que Clash, les Jam et un certain Billy Bragg, avant les concerts <em>Rock against racism<\/em> et les mobilisations contre le n\u00e9o-lib\u00e9ralisme de Margaret Thatcher. Largement \u00e0 l\u2019initiative du mouvement punk, les concerts <em>Rock against racism<\/em> seront d\u2019importants moments de fraternit\u00e9. \u00c0 l\u2019origine, il s\u2019agit d\u2019un mouvement initi\u00e9 par Red Saunders et Roger Huddle \u00e0 l\u2019hiver 1976 pour protester contre des propos racistes entendus dans les bouches de Eric Clapton, de Rod Stewart ou de David Bowie. Bowie compare Hitler \u00e0 Mick Jagger quand Clapton fait l\u2019apologie du th\u00e9oricien raciste Enoch Powell (il s\u2019en excusera et plaidera un alcoolisme effr\u00e9n\u00e9). De m\u00eame, Bowie dira que <em>\u00ab&nbsp;la Grande-Bretagne est pr\u00eate pour un meneur fasciste\u00bb<\/em> dans le magazine<em> Playboy<\/em>. Lui plaidera un abus de coca\u00efne. Le film <em>White Riot<\/em>, de Rubikah Shah, sorti en 2020, parle bien de ce mouvement social et politique.<\/p>\n\n\n\n<p>Saunders et Huddle \u00e9crivent une lettre de protestation publi\u00e9e par le <em>New Musical Express <\/em>et ils re\u00e7oivent quantit\u00e9 de soutiens pour cr\u00e9er <em>Rock against racism<\/em>. 1977&nbsp;: le National Front de Martin Webster a le vent en poupe et grignote le grand Londres circonscriptions par circonscriptions. Le documentaire <em>White riot, <\/em>retrace avec pr\u00e9cision la mont\u00e9e des fascismes dans ce pays qu\u2019on croyait \u00e0 la pointe de la d\u00e9mocratie et du lib\u00e9ralisme politique. Des discours du d\u00e9put\u00e9 d\u2019Irlande du Nord Enoch Powell \u2013 th\u00e9oricien du racisme \u2013 aux skinheads casseurs de pakistanais en m\u00eame temps que fans des musiques jama\u00efcaines, il s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 un mouvement n\u00e9o-fasciste monstrueux encourag\u00e9 par les classes dirigeantes afin d\u2019affaiblir la gauche et les syndicats.<\/p>\n\n\n\n<p>Une extr\u00eame-droite qui bat le pav\u00e9, d\u00e9complex\u00e9e, avec ses leaders rougeauds \u00e0 cous de taureaux et ses suiveurs suant la haine. <em>Rock Against Racism<\/em> aura l\u2019intelligence strat\u00e9gique de se servir de la vague punk pour mobiliser la jeunesse contre le National Front et sa vision ethnique et bas du front du monde et de la soci\u00e9t\u00e9. Longuement interview\u00e9, Red Saunders raconte dans les d\u00e9tails cette mobilisation profonde avec ses hauts faits d\u2019arme. D\u2019un fanzine punk avec lettrage fa\u00e7on lettre anonyme jusqu\u2019aux concerts g\u00e9ants comme celui de Victoria Park, qui r\u00e9unira 80.000 jeunes en pr\u00e9lude au carnaval de Notting Hill. On trouve en t\u00eate de pont \u2013 et sur sc\u00e8ne, les Clash, le Sham 69 de Jimmy Pursey (poseur ambigu) , le Tom Robinson Band, X Ray Spex et tous les groupes de ska ou de reggae londoniens&nbsp;; mani\u00e8re de bien faire passer le message que blancs, noirs et indiens ont tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 s\u2019unir contre le marasme social qui va s\u2019abattre.<\/p>\n\n\n\n<p>Une question de classe, pas de races. Saunders, vieux gauchiste barbu rompu aux strat\u00e9gies militantes, qui va plus tard unir <em>R.A.R<\/em> au mouvement social aux c\u00f4t\u00e9s de mouvements plus politiques (et plus radicaux). Mais Saunders n\u2019est pas l\u2019\u00e9picentre d\u2019un film o\u00f9 tout le mouvement, des graphistes aux secr\u00e9taires en passant par les militants de base, peut s\u2019exprimer sur cette aventure peu commune qui voit une simple association s\u2019emparer des forces d\u2019un mouvement musical pour terrasser la b\u00eate immonde. C\u2019est d\u2019ailleurs tout de travail de fourmi, ces t\u00e2ches militantes, ce travail de conviction, d\u2019argumentation et de cr\u00e9ativit\u00e9 qui forcent le respect, pouvant servir de mode d\u2019emploi \u00e0 n\u2019importe quel regroupement d\u2019activistes. La note finale du film est d\u2019ailleurs \u00e9mouvante, qui dit que n\u2019importe o\u00f9 et n\u2019importe quand, des gens motiv\u00e9s et actifs peuvent changer le monde (si peu que ce soit, ajoutera-t-on).<\/p>\n\n\n\n<p>Le Punk am\u00e9ricain n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s politique. Television et son leader Tom Verlaine \u00e9taient sous influence surr\u00e9aliste, p\u00e9riode Desnos et grand sommeil, avec des textes devant beaucoup aux po\u00e8tes symbolistes fran\u00e7ais. Richard Hell et ses Void-Oid affichaient un nihilisme romantique et on peut les cr\u00e9diter d\u2019avoir invent\u00e9 la formule de la Blank Generation (G\u00e9n\u00e9ration n\u00e9ant). Les Ramones ont fait de la politique pour rire avec des titres comme &nbsp;<em>Rocket To Russia<\/em> ou \u00ab&nbsp;The KKK Took My Baby Away&nbsp;\u00bb, mais de l\u00e0 \u00e0 prendre \u00e7a au s\u00e9rieux\u2026 Quant aux Talking Heads de David Byrne, leur deuxi\u00e8me album, <em>More songs about buidings and foods<\/em>, peut passer \u00e0 la rigueur pour une critique de la soci\u00e9t\u00e9 de consommation. Ne parlons pas de Johnny Thunder et de ses Heartbreakers, ramassis de junkies se foutant \u00e9perdument de la chose publique. Leur seul morceau un peu politique est ce \u00ab&nbsp;London Boys&nbsp;\u00bb en r\u00e9ponse au \u00ab&nbsp;I\u2019m So Bore With The USA&nbsp;\u00bb de Clash.<\/p>\n\n\n\n<p>Les h\u00e9rauts du punk-rock, de Lester Bangs \u00e0 Richard Meltzer, sont plut\u00f4t des sceptiques qui n\u2019ont jamais aux changements politiques, mais il est vrai qu\u2019\u00e0 choisir entre r\u00e9publicains et d\u00e9mocrates\u2026 Et puis, les mouvements sociaux, syndicats et associations d\u2019activistes sont moins actives qu\u2019en Europe.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Punk am\u00e9ricain, n\u00e9 dans les bouges du Bronx, a toujours \u00e9t\u00e9 \u00ab&nbsp;arty&nbsp;\u00bb, influenc\u00e9 par les po\u00e8tes et les litt\u00e9rateurs europ\u00e9ens, surtout fran\u00e7ais. Contrairement \u00e0 son versant anglais, le Punk U.S n\u2019a jamais accord\u00e9 beaucoup d\u2019importance \u00e0 la politique, pas plus qu\u2019au social, \u00e0 part une Patti Smith (d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9e) et un Bruce Springsteen (si peu punk il est vrai). Idem pour Mink Deville ou Blondie, t\u00eates de gondole dont les convictions politiques sont rest\u00e9es secr\u00e8tes. On aura par la suite des artistes un peu poseurs comme Lydia Lunch ou les Lounge Lizards et des groupes un peu politiques, mais au \u00e9ni\u00e8me degr\u00e9, comme B52 ou les Residents.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Punk et sa r\u00e9volte nihiliste sera absorb\u00e9 par la New Wave, adaptation des grandes compagnies au nouveau cours. D\u00e8s la fin des ann\u00e9es 1970, les punks feront partie du folklore urbain, survivances d\u2019un temps r\u00e9volu o\u00f9 la jeunesse a failli \u00e9branler le monde \u00e0 coup de guitares et de vocif\u00e9rations. No future&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Extrait du livre<em><u><strong> LES POLITIQUES DU ROCK \u2013 Camion blanc \u2013 2023 <\/strong><\/u><\/em><em><u><strong>(sources Manuel Rabasse Anarchy in the UK, le Punk au Royaume-Uni, m\u00eame \u00e9diteur)<\/strong><\/u><\/em><em><u><strong>.<\/strong><\/u><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Pub-rock avait ouvert la voie avec Doctor Feelgood, les Ducks Deluxe ou Eddie &amp; The Hot Rods mais il s\u2019agit plus, au moins au d\u00e9but, d\u2019\u00e9tat d\u2019esprit et d\u2019attitude que de musique. Les Punks sont les enfants de la crise \u00e9conomique, du ch\u00f4mage de masse, de la violence urbaine et des \u00e9meutes raciales. 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