{"id":4742,"date":"2026-09-21T16:21:41","date_gmt":"2026-09-21T14:21:41","guid":{"rendered":"http:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4742"},"modified":"2026-09-21T16:21:42","modified_gmt":"2026-09-21T14:21:42","slug":"libero-imperial-et-king-du-placement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/passionschroniques.fr\/?p=4742","title":{"rendered":"LIBERO IMP\u00c9RIAL ET KING DU PLACEMENT"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Franco Baresi et Kevin Keegan seront morts quasiment le m\u00eame jour. Il Capitano n\u2019aura connu qu\u2019un seul club, le Milan A.C, comme joueur et comme entra\u00eeneur. C\u2019est plus compliqu\u00e9 pour \u00ab\u00a0mighty mouse\u00a0\u00bb Keegan qui se sera fait conna\u00eetre dans les Reds de Bill Shankly avant le S.V Hambourg, Southampton et les Magpies (les pies noires et blanches) de Newcastle. Deux joueurs exemplaires qui auront marqu\u00e9 le football des ann\u00e9es 1970 \u00e0 1990, m\u00eame si neuf ann\u00e9es les s\u00e9paraient. Portrait de princes au temps o\u00f9 le football \u00e9tait encore supportable.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/illustration552.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4744\" width=\"578\" height=\"798\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/illustration552.jpg 250w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/illustration552-217x300.jpg 217w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/illustration552-22x30.jpg 22w\" sizes=\"(max-width: 578px) 100vw, 578px\" \/><figcaption>Franco Baresi, il capitano. L&rsquo;\u00e9l\u00e9gance et la classe, toujours. Photo Wikipedia<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>On commence par Baresi, alias Il Capitano, joueur au style \u00e9l\u00e9gant et \u00e0 l\u2019aisance remarquable. Positionn\u00e9 comme d\u00e9fenseur central \u2013 lib\u00e9ro comme on disait nagu\u00e8re \u2013 il \u00e9tait \u00e0 la fois intraitable sur les attaquants adverses et pouvait aussi accomplir des chevauch\u00e9es vers l\u2019avant, toujours soucieux de placer ses partenaires dans les meilleures conditions. Un d\u00e9fenseur offensif qui, comme la d\u00e9fense du Milan A.C de l\u2019\u00e9poque, jouait tr\u00e8s haut et faisait un pressing sur l\u2019adversaire d\u00e8s que se formait la moindre vell\u00e9it\u00e9 d\u2019attaque.<\/p>\n\n\n\n<p>Footballeur exceptionnel, Baresi l\u2019a \u00e9t\u00e9 par sa carri\u00e8re dans un club unique, le Milan A.C dont il devient titulaire \u00e0 17 ans, en 1977. Ce n\u2019est pas encore le Milan A.C de Sua Emitenza (son \u00e9metteur, jeu de mot sur \u00ab&nbsp;son \u00e9minence&nbsp;\u00bb) Silvio Berlusconi mais \u00e7a va vite le devenir. Il convient de pr\u00e9ciser \u00e0 ce stade que Franco Baresi, jug\u00e9 trop lent et pas suffisamment athl\u00e9tique, avait \u00e9t\u00e9 refus\u00e9 \u00e0 la fois par les voisins de l\u2019Inter que par l\u2019Atalanta Bergame.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme la plupart des clubs latins, le Milan A.C, dominant dans les ann\u00e9es 1950 et 1960 avec les Rivera, Schnellinger,Anquiletti, Rosato, Amarildo, Altafini et autres Maldini le p\u00e8re) aura baiss\u00e9 pavillon dans les ann\u00e9es 1970 et 1980 au profit des Allemands, des Anglais et des N\u00e9erlandais. Seuls les clubs espagnols, Bar\u00e7a et R\u00e9al \u2013 feront de la r\u00e9sistance. Le Milan A.C avait \u00e9t\u00e9 finaliste en 1958 et vainqueur en 1963 (contre Benfica) puis en 1969 contre l\u2019Ajax Amsterdam.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faudra attendre l\u2019exclusion des clubs anglais des coupes d\u2019Europe pour voir revivre les Rossoneri (rouges et noirs) du Milan A.C, d\u2019abord entra\u00een\u00e9s par Sacchi puis par Fabio Capello. Une premi\u00e8re finale gagn\u00e9e largement en 1989 contre le Steaua Bucarest, vainqueur de la comp\u00e9tition en 1986 contre le Bar\u00e7a. Puis, l\u2019ann\u00e9e suivante, un nouveau troph\u00e9e contre Benfica et, quatre ans plus tard avec un carton contre le Bar\u00e7a, apr\u00e8s la d\u00e9faite face \u00e0 l\u2019O.M en 1993, qui donnera l\u2019avantage aux Marseillais dans la guerre contre les rivaux du PSG que les Parisiens finiront par gagner haut la main. On aura aussi deux coupes intercontinentales en 1989 et 1990, apr\u00e8s celle de 1969 qui vit les Milanais se faire lyncher par les Argentins de l\u2019Estudiantes de La Plata.<\/p>\n\n\n\n<p>Le onze milanais de la p\u00e9riode est exceptionnel et on pourrait citer tous les joueurs, \u00e0 commencer par les trois n\u00e9erlandais Rijkaard, Gullitt et Van Basten, plus en d\u00e9fense Tassoti, Costacurta, Maldini, Baresi&nbsp;; Donadoni, Baggio et Gattuso au milieu et, en attaque, Inghazi et Simone. La dream team de l\u2019\u00e9poque. Les Milanais sont quasiment imprenables \u00e0 l\u2019\u00e9poque, laissant loin derri\u00e8re eux les rivaux italiens (Inter, Juventus, A.S Rome, Sampdoria) et assis sur le toit de l\u2019Europe avec une l\u00e9gitime fiert\u00e9. Il faut les voir jouer dans ces ann\u00e9es-l\u00e0, avec une fluidit\u00e9, une facilit\u00e9 et une aisance incroyables. On ne les sent jamais vraiment en difficult\u00e9 et ils dominent les d\u00e9bats s\u00fbrs de leur valeur. La grande classe&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plan international, Baresi fait partie des vainqueurs de la coupe du monde espagnole de 1982 et il sera s\u00e9lectionn\u00e9 en 1986, 1990 et 1994. 81 rencontres avec la Squadra Azura, presque un record.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y aura ensuite cette finale perdue de 1995 contre l\u2019Ajax Amsterdam, une revanche 25 ans apr\u00e8s 69, et Franco Baresi mettra un terme \u00e0 sa carri\u00e8re en 1997, \u00e0 37 ans, chose rare pour des footballeurs de l\u2019\u00e9poque. L\u2019ann\u00e9e d\u2019apr\u00e8s, la Juve fera un pied de nez au Milan A.C en battant le m\u00eame Ajax aux prolongations au stade olympique de Rome.<\/p>\n\n\n\n<p>Il entra\u00eenera son club de c\u0153ur entre 2002 et 2008, avec deux titres de champions. Sans Baresi joueur, les Rossoneri gagneront encore la coupe aux grandes oreilles en 2003 (contre la Juve) et en 2007 (contre le Bar\u00e7a encore) et ils seront finalistes malheureux contre les Reds du Liverpool F.C en 2005. Justement, on passe aux Reds de Liverpool et \u00e0 leur footballeur vedette des ann\u00e9es 1970, un certain Kevin Keegan.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"792\" height=\"896\" src=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/illustration554.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4745\" srcset=\"https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/illustration554.jpg 792w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/illustration554-265x300.jpg 265w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/illustration554-768x869.jpg 768w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/illustration554-530x600.jpg 530w, https:\/\/passionschroniques.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/illustration554-27x30.jpg 27w\" sizes=\"(max-width: 792px) 100vw, 792px\" \/><figcaption>Kevin Keegan, pop star du football et joueur embl\u00e9matique des Reds des ann\u00e9es 1970.  <br>Photo Wikip\u00e9dia.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00c0 la diff\u00e9rence de Baresi, Keegan conna\u00eetra plusieurs clubs (Liverpool et Newcastle en Angleterre et le S.V Hambourg en Allemagne). Le natif de Newcastle fait, comme Baresi, des d\u00e9buts timides puisqu\u2019il n\u2019est m\u00eame pas retenu par Coventry et entame ses d\u00e9buts professionnels dans le F.C Scunthorpe, une petite ville mini\u00e8re du Lincolnshire \u00e0 l\u2019est de l\u2019Angleterre. L\u00e0, il est remarqu\u00e9 par Geoff Twentyman, le recruteur-scout des Reds qui le pr\u00e9sente \u00e0 Bill Shankly, l\u2019entra\u00eeneur embl\u00e9matique de l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<p>Keegan fait ses d\u00e9buts chez les Reds en ao\u00fbt 1971, marquant un but \u00e0 la 12\u00b0 minute contre Nottingham Forest. Il s\u2019entend comme larron en foire avec le Gallois John Toshack et, en 1973, Keegan marque trois buts pour son \u00e9quipe lors de la finale de la coupe de l\u2019UEFA contre le Borussia M\u00f6nchengladbach, avec en prime un titre de champion d\u2019Angleterre. C\u2019est encore l\u2019arri\u00e8re-garde des Reds avec toujours Clemence dans les buts mais aussi Tommy Smith, Elwyn Hughes ou Ian Callaghan&nbsp;; Phil Thompson, \u00e2g\u00e9 de 19 ans, est encore sur le banc. En F.A Cup, ce seront deux buts marqu\u00e9s en finale contre son club de c\u0153ur, les Magpies de Newcastle. Keegan est lanc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>On dira de lui qu\u2019il est le plus grand joueur sans ballon, ce qui peut sembler paradoxal, voire ridicule. Mais c\u2019est vrai, Keegan a le sens du placement et sait se lib\u00e9rer des d\u00e9fenseurs avec une agilit\u00e9 d\u2019anguille. C\u2019est un ailier, mais il est polyvalent et occupe tous les postes d\u2019attaque (y compris le milieu offensif) dans une partie, se faisant souvent oublier pour surgir et marquer. Il est \u00e0 la fois un renard de surface et une gazelle, aussi \u00e0 l\u2019aise dans les petites surfaces que pour les grandes chevauch\u00e9es balle au pied. En 1976, les Reds sont \u00e0 nouveau champions et ils ont remport\u00e9 la coupe de l\u2019UEFA pour la deuxi\u00e8me fois contre le Club Bruges gr\u00e2ce \u00e0 deux buts du mighty mouse.<\/p>\n\n\n\n<p>Shankly laisse sa place \u00e0 Bob Paisley et la donne va changer. Le vieil entra\u00eeneur consid\u00e9rait Keegan comme son fils spirituel et il n\u2019est pas celui de Paisley. Malgr\u00e9 cela, le Liverpool F.C remporte la coupe d\u2019Europe des clubs champions en 1977en battant le Borussia M\u00f6nchengladbach avec un Berti Vogts qui perd tous ses duels contre lui. En prime, un nouveau titre de champion et une d\u00e9faite en coupe devant Manchester United.<\/p>\n\n\n\n<p>Keegan a fait part de son intention de quitter le club pour le S.V Hambourg, \u00e0 la grande consternation des supporters des Reds qui ne comprennent pas. Paisley va chercher Kenny Dalglish au Celtic de Glasgow et les Reds, avec Thompson, Neal, , Kennedy, Hansen, Souness et Mc Dermott n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi forts. Ils gagneront une deuxi\u00e8me coupe d\u2019Europe contre le Club Bruges, en 1978.<\/p>\n\n\n\n<p>Une premi\u00e8re saison d\u00e9cevante \u00e0 Hambourg, ce qui lui vaut de rater un ballon d\u2019or qui lui \u00e9tait promis. Ce ne sera que partie remise, et il l\u2019aura en 1978 et 1979, l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 le S.V Hambourg supplante enfin les rivaux du Bayern et de M\u00f6nchengladbach pour remporter le titre. Keegan s\u2019entend \u00e0 merveille avec l\u2019avant-centre Hors Hrubesch, le lat\u00e9ral Manfred Kaltz et le milieu Felix Magath, mais il se dit qu\u2019il se languit de l\u2019Angleterre et ne gagnera pas le troph\u00e9e europ\u00e9en de 1983 face \u00e0 la Juve. Pour 1980, il manque d\u2019un cheveu le titre face au Bayern et est battu en finale de coupe d\u2019Europe par Nottingham Forest, apr\u00e8s une partie h\u00e9ro\u00efque du gardien Peter Shilton.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 Southampton, un promu, qu\u2019il signe pour la saison 1980 \u2013 1981. Il a 30 ans et toujours en jambes. Southampton s\u2019est renforc\u00e9 avec Alan Ball (ex Everton et Arsenal) et Charlie George (ex Arsenal et Derby County), mais Keegan est le meilleur buteur et \u00e9lu footballeur britannique de l\u2019ann\u00e9e. Puis c\u2019est Newcastle, un nouveau challenge puisque l\u2019\u00e9quipe est en deuxi\u00e8me division. Elle remontera gr\u00e2ce \u00e0 lui et \u00e0 une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de joueurs (Beardsley, Waddle et l\u2019ex Red Mc Dermott). Les Magpies s\u2019installeront pour longtemps en Premi\u00e8re ligue. Mais sa carri\u00e8re de joueur est termin\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Sa carri\u00e8re internationale sera pav\u00e9e d\u2019\u00e9checs, et les Trois lions de l\u2019\u00e9poque rateront les coupes d\u2019Europe et les coupes du monde de 1974, 1976, 1978, 1980 et 1982. Il aura plus de chance comme entra\u00eeneur, tour \u00e0 tour avec Newcastle, Fulham, les deux Manchester et la s\u00e9lection anglaise saison 1999 \u2013 2000. Mighty mouse est mort le 20 juillet, Il Capitano le 31. Deux joueurs de l\u00e9gende&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><em>On parlera de Sandro Mazzola la fois prochaine. Tellement de d\u00e9c\u00e8s que je n\u2019ai m\u00eame plus la place pour causer de l\u2019actualit\u00e9 du football, mais il vaut encore mieux se pencher sur les l\u00e9gendes.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>31 ao\u00fbt 2026<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Franco Baresi et Kevin Keegan seront morts quasiment le m\u00eame jour. 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