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LES PRÉNOMS ONT ÉTÉ CHANGÉS (5)

PATRICE

Centre de tri, postal ou poubelles ?

On était le 23 novembre 1972 et j’allais retenir cette date comme étant celle de mon entrée dans la vie active. J’avais déjà fait un court stage à l’inspection du travail à Lille, pistonné par un oncle, mais là, c’était du sérieux. Une embauche comme auxiliaire à Paris dans la glorieuse administration des Postes, en attendant le résultat d’un concours de contrôleur. Autant dire pour patienter, même si j’aurais pu attendre de chez moi mon classement au palmarès. Chose que mon père n’aurait pas supporté.

J’avais pris le train postal de 23h, accompagné par mon père qui n’aurait pas toléré de ma part une minute de retard au rassemblement des nouveaux à la direction des Postes, dans le 13° arrondissement. Son honneur était en jeu, beaucoup plus que le mien. Le premier train du matin m’aurait peut-être mis en retard d’une dizaine de minutes, mais ça aurait fait mauvais genre « Le premier jour , ça la fout mal», avait-il dit sentencieusement. J’avais fait semblant de partager son avis. Je n’avais pas trop le choix.

Sauf que le train arrivait gare du Nord à 4h30 et que je déambulais maintenant au petit matin après une traversée de Paris en métro et une sortie à la station Glacière, la bien nommée, tant la matinée était fraîche. J’avais attendu l’ouverture d’un bistrot, vers 6h, avec la chanson de Dutronc en tête : « il est cinq heures… », solo de flûte compris. J’essayais de changer de disque dans le juke-box permanent qui me tenait lieu de cerveau à l’époque. En vain.

Je commandais un café et un croissant dans ce rade plutôt sinistre où des vieux (tous les adultes étaient des vieux pour moi) sirotaient leur premier petit blanc au comptoir, la plupart en bleu de chauffe. Personne ne parlait. Des visages couperosés ou des pifs violacés que je regardais avec amusement, alors que le patron avait allumé la radio qui annonçait la mort de Raymond Souplex. Le Souplex de Sur le banc ou du Grenier de Montmartre dont me parlaient mes parents, non sans nostalgie. Je pensais à mon père qui devait être triste en apprenant la nouvelle sitôt levé, lui qui tenait Souplex et sa complice Jeanne Sourza comme les chansonniers les plus drôles, dans le registre de l’humour de bon ton qu’il appréciait. « Au moins, c’était bon enfant et ça volait pas en-dessous de la ceinture ». Je l’entendais d’ici commenter la disparition de celui qui n’était guère pour moi que le commissaire Bourrel des 5 Dernières Minutes, autant dire un flic bonhomme et bas du front qui avait sa traditionnelle fulgurance, son illumination un peu avant la fin de l’épisode. « Bon dieu, mais c’est bien sûr ». Il y avait longtemps que ça ne me faisait plus rire.

On était entassés dans une grande salle de la direction des Postes, rue Froidevaux. Une salle qui ne devait servir qu’à ça, qu’à l’accueil des impétrants venus des quatre coins de l’hexagone, et de l’outre-mer car les Antillais étaient bien représentés. L’administration n’hésitait pas à recruter, à l’époque. Un haut placé nous avait fait un topo sur les missions de la Poste, ses valeurs et son histoire. J’écoutais en baillant, après ma nuit blanche à lire mon Rock & Folk in extenso et le Charlie Hebdo de la semaine dans le train. Venaient ensuite des syndicalistes chargés de représenter leurs syndicats respectifs : un jeune chevelu à barbiche pour la CFDT, insistant sobrement sur la nécessité de se syndiquer ; un petit gros chauve pour la CGT, avec des trémolos dans la voix quand il insistait sur le grand jour que c’était pour nous et l’occasion de faire partie dès aujourd’hui de la classe ouvrière, des salariés en lutte ; pour F.O, un mec en costard-cravate qui disait en substance que son syndicat, lui, ne faisait pas de politique mais défendait les intérêts du personnel. Il y en avait eu d’autres, des catégoriels, des autonomes et des corporatistes, mais je n’écoutai pas tout.

Puis on était montés dans des cars à destination de différents quartiers de Paris et le chauffeur nous signalait les monuments à voir, comme à des touristes. Direction, pour nous, une cantine dans le 8° arrondissement où notre groupe d’une quinzaine de personnes devait être à pied d’œuvre dès l’après-midi au centre de la rue de Miromesnil. C’était Paris VIII, l’un des centres de tri les plus importants, avec Paris-Brune, nous avait-on informés. On avait passé l’après-midi à apprendre à mettre des plombs sur des sacs de jute avec de la ficelle, et je n’étais pas le plus doué pour l’exercice. Mon père m’avait assez répété que j’étais gaucher des deux mains. Après, c’était un premier essai de tri devant des casiers postaux où je m’amusais à noter des noms de provinces anciennes comme la Guyenne ou le Bourbonnais, appellation qui aurait fait plaisir à mon cher René Fallet.

Avant de quitter le centre, j’étais allé au local syndical prendre ma première carte à la CGT et j’avais observé leur moue quand je leur confiai que je venais d’adhérer au PSU dans mon patelin du Nord. On était en plein programme commun et mon parti n’en était pas signataire. Premier sujet de fâcherie, il y en aura d’autres, avant la rupture lors des grèves de 1974.

Le soir, on s’était dirigés vers nos foyers – des foyers PTT justement – un bâtiment sinistre de la rue des Saussaies à Boulogne-Billancourt où je dormis dans une chambre avec deux Martiniquais qui parlaient entre eux en patois créole. Je n’avais pas à faire les frais de la conversation et ça m’arrangeait car je tombais de sommeil.

Le lendemain, je prenais un petit-déjeuner au café de la mairie et j’avais pris langue avec un dénommé Patrice ; son nom de famille était Marchais et ça nous avait bien fait rire. Il avait les cheveux longs, ce qui n’avait rien de singulier à l’époque, une gueule de jeune premier et des fringues plutôt dures à porter dans ce contexte : jean rouge vif, chemise à jabot, veste en fourrure et boots à talonnettes ; presque ces fameuses plates-formes boots portées par les pop stars, Noddy Holder de Slade ou David Johansen des New York Dolls. Je voyais le reste du groupe le regarder par en-dessous avec des airs moqueurs. Des esprits perspicaces croyaient avoir débusqué un homosexuel, à entendre leurs messes basses, et, loin de les démentir, lui en rajoutait dans des gestes amples et des attitudes théâtrales qui contrastaient avec une voix grave et une stature imposante. Rien à voir avec la caricature d’homo entrevue dans La cage aux folles, créature frivole perpétuellement au bord de l’hystérie. Pas non plus la version militante, façon FHAR ou Le Torchon Brûle. Non, un de ceux qui s’assument et qui provoquent. J’avais vite compris qu’il en rajoutait et, d’ailleurs, il m’avoua par la suite être bisexuel.

D’emblée, Patrice s’était vu exclu du groupe et j’avais été le seul à lui tenir compagnie. Au bout d’une semaine, chacun avait pris ses repères et ses marques, loin de cet instinct grégaire de provinciaux paumés des premiers jours. Même dans le centre de tri, Patrice dénotait. Les vieux s’amusaient de son patronyme et il leur avait répondu sèchement « qu’il n’était pas de ce bord-là » ; politique s’entend. Les femmes avaient, elles, des attentions pour lui, attirées par un physique de théâtre qui ne laissait personne indifférent. Notre groupe, la quinzaine de nouveaux recrutés, se partageait entre fils à papa futurs cadres arrivistes, cathos un peu boy-scouts, gauchistes énervés, plus un écolo précurseur qui nous parlait sans cesse des travaux du Club de Rome et deux glandeurs farfelus (Patrice et moi nous rangions dans cette dernière catégorie, ou disons plutôt qu’on nous y rangeait). Bref, un épitomé de la jeunesse française des années 70.

« Quand on vient à Paris, c’est pour réussir. Sinon tu restes aux Batignolles », m’avait dit un jour Patrice, sans que je ne sache vraiment situer ces fameuses Batignolles, ni géographiquement ni socialement. En revanche, la rue de Miromesnil était à un jet de pierre des rue Bayard et François 1°. J’en avais déduit qu’il voulait réussir et pas forcément dans l’administration des Postes. De fait, pour lui, le 8° était l’endroit stratégique où il pourrait faire le siège des stations périphériques avec un 45 tours auto-produit, une maquette, qu’il m’avait fait écouter un soir, chez lui ou plutôt dans sa chambre de bonne. « Il Vit Sa Vie », c’était le titre, ne m’avait pas marqué plus que ça : une bluette sentimentale avec des chœurs féminins à la sauce yéyé ou twist qui revenaient à la mode. Pourtant, il ne jurait que par David Bowie et Roxy Music, mais il m’avait confié qu’il valait mieux, pour un premier essai, se conformer aux canons de la variété française, citant Patrick Juvet (dont il avait quelque chose) et Alain Chamfort. Un stratège.

Je m’étais laissé aller à le suivre quand il restait des heures dans les halls d’Europe 1 ou de RTL, draguant les apparitrices et demandant à être reçu par ses animateurs préférés. Déjà, j’avais suivi la tournée d’un facteur amateur de rugby qui distribuait le courrier à Europe 1. Il avait appris à lire dans Midi Olympique et était béat d’admiration devant Roger Couderc qu’il guettait au sortir des studios. Un jour, il m’avait montré Michel Lancelot – l’animateur de Campus – que je distinguai mal à travers la vitre d’un bistrot. Il était entouré de jolies filles qui l’écoutaient religieusement. Pendant que Patrice papillonnait, j’achetais des places de concert au guichet. J’avais déjà raté le MC5 le jour de mon arrivée, plus Lou Reed et John Cale au Bataclan, je n’allais pas manquer Kraftwerk qui se produisait à Boulogne dans un concert organisé par le magazine Actuel. L’Allemagne untergrund.

Au bout de quelques semaines, Patrice avait réussi ses premiers pas dans le show-business, copinant avec des animateurs et notamment avec Bernard Schu, soi-disant homo ou bisexuel comme lui ; ça avait dû aider. Son disque allait être pressé chez Motors, le label de Christophe, ou chez Disc AZ, la compagnie fondée par Lucien Morisse. Bref, il se voyait déjà… Il m’avait présenté, à ma demande, à Jean-Bernard Hebey et, après une poignée de main, j’avais été incapable d’articuler trois mots. Aurais-je eu le moindre talent que mon manque d’entregent et de sociabilité m’eût condamné à l’échec, tout au moins dans ce milieu. Au vrai, je n’avais jamais eu l’intention de réussir.

Ayant vite épuisé les plaisirs de la vie parisienne ou en tout cas ceux qui étaient offerts à mes faibles moyens (une paie de 90 francs par mois), il me tardait de rentrer chez mes parents et mon père avait intrigué pour me trouver un emploi à la poste de notre ville. Pendant les deux années qui suivirent, repoussant toujours mes stages aux calendes grecques (j’avais été reçu au concours), je me levais à 4h du matin pour être opérationnel, la gueule au casier, à 5h. J’écoutais Les Nocturnes de RTL présentées tour à tour par Georges Lang ou par Bernard Schu après mes réveils comateux et, un jour, j’entendis le fameux « Il Vit Sa Vie » de mon copain Patrice. Patrice Marchais était devenu Fabrice Marquet, son nom d’artiste. Il avait réussi. Affecté au courrier « arrivée » entre 5h et 9h (le courrier « départ » m’occupait de 16h30 à 20h30), je triais dans les boîtes postales quand ma voisine de casier sifflotait l’air du beau Fabrice qu’elle avait entendu par le truchement d’un transistor posé en équilibre en haut des casiers de tri. « Qu’est-ce qu’il est beau, ce mec. On l’a vu à la télé chez Guy Lux », soupira-t-telle. « Ah, je me le ferai bien, moi », avait murmuré sa voisine, un rien provocatrice. Je me gardai bien de leur dire que je connaissais l’oiseau, au risque de nuire à mon crédit auprès d’elles. Franchement, être l’ami d’un chanteur de variété ringard qui avait réussi grâce à des relations équivoques…

Au printemps de 1973, je reçus, au domicile de mes parents, une invitation de Patrice pour le Superclub, une émission de RTL présentée par Sam Bernet qui passait le samedi après-midi et dont il était pour le coup la vedette. J’avais dû décliner poliment, étant retenu par l’armée française qui tenait à me tenir en observation durant trois jours, à Cambrai. Dommage.

La carrière de Patrice / Fabrice avait été météorique et je n’ai plus jamais entendu parler de lui. Sauf, dans les années 80, à la rubrique Faits Divers d’un grand quotidien de gauche où on parlait d’une saisie d’héroïne chez une ancienne vedette de la radio ; un trafic où un chanteur de variété méconnu du nom de Marquet était mêlé. « Une filière show business », avait titré le journal. Patrice, phalène qui s’était brûlé les ailes sous les spotlights, n’aura fait que « 45 tours et puis s’en vont… », comme avait pour titre un épisode des 5 Dernières Minutes avec le commissaire Bourrel, alias Raymond Souplex, décédé le 23 novembre 1972, le jour de mon entrée dans la vie professionnelle.

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VINGINCES 8DAGONNETJ’avais écrit ça en à peine trois mois, en écrivain du dimanche. J’avais commencé un lundi, après un week-end avec des amis où on avait passé notre temps à picoler et à se raconter entre deux fous rires des anecdotes et des souvenirs communs sur nos années passées à Paris, dans les années 70. J’allais avoir 30 ans et je m’étais réveillé la bouche pâteuse et la gueule de bois avec un sentiment de vide et de mélancolie qui exigeait, nécessité intérieure, que je me mesure à la page blanche, sous la tutelle supposée bienveillante de tous les auteurs que j’admirais. Ça s’appelait Réverbérations (d’après le titre d’un morceau du 13th Floor Elevators, groupe psychédélique texan), sous-titré Passés simples, et se voulait être une chronique des années 60 et 70 à travers l’itinéraire de quelques personnages dont les histoires finissaient par se rejoindre. Un manuscrit de 230 pages qu’il me fallait proposer aux professionnels de la profession, à savoir aux grandes maisons d’édition parisiennes, puisque les quelques éditeurs indépendants dont on m’avait parlé avaient déjà leurs parutions ficelées pour des années. C’est en tout cas ce qu’ils m’avaient tous dit. Mon ami Luc avait été l’un des premiers enthousiasmés par ce roman et il l’avait recommandé, en tant qu’auteur publié de quelques romans sur le Vietnam, à Simone Gallimard, directrice du Mercure de France, du Mercure François, comme disait le Cyrano de Rostand. La dame lui avait fait part de ses réticences, arguant que, si le roman avait des qualités indéniables, son langage jeune et un tantinet démagogique ne permettait pas une publication chez elle. À moins de revoir le manuscrit, sans donner la moindre indication pour ce faire. « Un bon brouillon », m’avait dit Luc, qui semblait d’accord avec elle, mais un brouillon quand même qu’il s’agissait de retravailler pour lui donner une forme publiable correspondant aux critères exigeants de l’édition. Je ne voyais pas trop par quoi commencer et les bras m’en tombaient lorsque je me mettais à retravailler, comme ils disaient, sans savoir exactement ce qu’il y avait à modifier. J’envoyais donc mon manuscrit tel quel chez les principaux éditeurs. Une dizaine de copies étaient tapies dans un grand sac de sport et j’arpentais le quartier de l’Odéon en frappant aux portes des doges de la république des lettres, de ceux qui décidaient si vous étiez un auteur digne d’être publié ou un écrivaillon condamné à n’écrire que pour ses tiroirs. Humble mortel, j’avais l’audace de m’en remettre au jugement des dieux et je ne fus pas déçu, recevant les unes après les autres des lettres de refus stéréotypées avec toujours les mêmes formules hypocrites. Un bon livre assurément, mais qui ne correspondait à aucune de leurs collections, ou qui n’avait pas reçu la majorité des avis positifs du comité de lecture avec des « malheureusement » à longueur de bras et des encouragements pour la suite. J’en étais venu à les collectionner. Ne voulant pas rester sur un échec, j’en avais commencé un autre, Les journées de plomb (en référence aux années de plomb italiennes), dans un genre différent. Un retraité que j’avais baptisé Adrien Ménard et qui passait son temps à aller aux putes et à supporter un club de football. L’intrigue, assez mince, tournait autour de son fils, gibier de psychiatrie mêlé à une tentative d’enlèvement d’un patron de choc. Quelque chose en phase avec la montée du Front National et les exploits d’Action Directe. Même punition, avec des lettres de refus en pagaille, pile trois mois après mes envois. On ne s’embarrassait même plus de formules de politesse et de petits mots de consolation. Le roman n’était tout simplement pas convaincant, faute d’une intrigue solide qui seule aurait pu lui donner de la consistance. J’avais fait appel à un haut placé de la CFDT qui connaissait du monde dans la maison d’édition proche du syndicat et il n’avait même pas daigné recommander mon manuscrit, pas convaincu lui non plus. Sauf que lui, je ne le savais pas critique littéraire. Déçu dans mes ambitions du même nom, je décidais d’en rester là quand mon ami Luc m’adressa une publicité émanant de la société Icare, qui se faisait fort de relire et de corriger les manuscrits qu’elle estimait publiables et, par ses relations avec les éditeurs, de les faire éditer moyennant quelques retouches sur la base de leurs précieux conseils. Tout cela évidemment moyennant aussi finance, car leurs services n’étaient pas gratuits, va sans dire. J’avais pris rendez-vous avec Yves Dagonnet, le directeur de ladite société. Dans les bureaux d’Icare, deux pièces obscures dans un immeuble de rapport du quartier latin. Dagonnet était un grand barbu débonnaire et volubile, avec un gros nez et un regard franc. Il verrait ce qu’il pouvait faire pour mon manuscrit, mon enfant de papier qui l’appelait au secours. Sa secrétaire, une jeune femme accorte au décolleté provoquant, nous servit le champagne et nous trinquâmes à ma réussite. Quinze jours plus tard, Dagonnet me renvoyait mon manuscrit avec ses propositions de réécriture, ses recommandations. Une dizaine de feuillets tapés à la machine où, chapitre par chapitre, paragraphe par paragraphe et ligne par ligne, il me proposait ses reformulations et ses corrections. Il me demandait également un chèque de 6000 francs pour ce travail avec l’assurance que, à condition de me conformer à ses prescriptions, le manuscrit serait publié dès la rentrée. Je profitais de quelques jours de vacances début juin pour revoir le manuscrit, en respectant les consignes. Avec les coupes, les conseils de réécriture pour certains passages, les innombrables notes en bas de page et les explications sur tout ce qui concernait les faits et les personnages de l’époque ; mon roman me paraissait formaté, banalisé, appauvri. Les 230 pages étaient passées à 300 mais j’avais la douloureuse impression d’avoir affadi une histoire qui perdait beaucoup de son intérêt, avec un approfondissement psychologique des personnages et des tas de précisions redondantes.

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