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NOTES DE LECTURE (13)

LEURS ENFANTS APRÈS EUX – NICOLAS MATHIEU – Actes Sud

L’incipit, qui donne son titre à l’ouvrage, est tiré du Siracide, plus connu sous le nom de Livre de l’ecclésiaste, et c’est glaçant : « Il en est dont il n’y a plus de souvenir. Ils ont péri comme s’ils n’avaient jamais existé. Ils sont devenus comme s’ils n’étaient jamais nés. Et, de même, leurs enfants après eux ».

Pierre Michon parlait de Vies minuscules, mais c’étaient tout de même des vies dont quelques-uns se souvenaient, qui avaient laissé des traces, incarné localement une portion de temps ou un lieu précis. Là, on a à faire à deux adolescents, Anthony et Hocine et à leurs parents, copains et copines. On les suit à travers leur adolescence, dans les années 90, du « Smell Like Teen Spirit » de Nirvana jusqu’à la coupe du monde de 1998. Une traversée de ces années-là par deux adolescents dans l’immensité du vide : shit, jeux vidéo, cassettes porno, walkman, bière, baisouille vite fait, haine des parents ouvriers déclassés par la désindustrialisation. On est dans la vallée de la Fensch, naguère chantée par Bernard Lavilliers, à la frontière du Luxembourg là où « le nom des patelins se termine par ange / le ciel a souvent des teintes orange ».

Usinor (appelé ici Metalor) et ses hauts fourneaux ont plié les gaules et la région s’essaie au tertiaire et aux loisirs : schtroumphland, bases nautiques, piscines olympiques et sites touristiques autour des friches industrielles. L’histoire n’a pas grande importance, un vol de moto lors d’une soirée arrosée entre gosses et ses répercussions sur une communauté, enfants, parents et copines.

C’est l’occasion, le prétexte, pour camper quelques personnages : Hocine, le caïd, un jeune délinquant qui deviendra un dealer de luxe avant de se ranger et de regretter ses frasques ; Anthony, un gamin toujours avec son cousin (jamais nommé) qui meuble son ennui et sa rage par des aventures sentimentales et des débuts timides dans la vie professionnelle, avant de s’engager dans l’armée et d’être reconnu inapte pour une blessure au genou. Il y a aussi les parents, le père de Hocine, travailleur immigré méprisé et humilié qui retourne au bled malade ; Patrick, le père d’Anthony, ex métallo devenu alcoolique et qui finit par se suicider ; Hélène, la mère, ex beauté locale avec un mari autoritaire et un fils difficile, elle finira en veuve joyeuse dans des voyages organisés et des fêtes entre copines. Et les filles, Steph et Clem, deux petites filles délurées qui deviennent des femmes responsables, diplômées, intégrées et sans plus d’égards pour leurs amours de jeunesse, considérées comme autant d’erreurs avant la métamorphose bourgeoise.

Des vies insignifiantes, dont on oubliera tout, nous dit l’auteur. Des vies sans importance, qui s’essaient de prendre forme dans le monde du spectacle (beaucoup de vedettes du show-bizz citées) et de la marchandise (on cite aussi beaucoup de marques). Mathieu écrit vite, peu préoccupé par le style, et on tourne rapidement ces 400 pages en s’étonnant d’être arrivé si vite à la fin, avec un goût amer et des idées noires. Mathieu marie la littérature et la sociologie, un peu comme Houellebecq à son meilleur, et ses personnages ressemblent fort à ceux d’une Virginie Despentes, d’une légèreté hédoniste proche du néant et jamais loin du désespoir.

Mais le personnage central du roman est cette Lorraine désindustrialisée, abandonnée, délaissée, avec ces zones périurbaines et ses friches industrielles. Là où le travail et l’industrie structuraient les individus et tissaient les liens sociaux, la société du tertiaire et des loisirs produit des individus vains, désocialisés, individualistes. Profondément malheureux mais sans drame et sans plaintes. Et il en sera probablement de même pour « leurs enfants après eux ». Terrifiant, mais réaliste.

HUMAN PUNK – JOHN KING – Éditions de l’Olivier

On retrouve ici à peu prés les mêmes glandeurs, mais dans la jeunesse anglaise des années 70 et la bande-son est un mélange de punk-rock et de reggae. Ça change un peu les perspectives. Joe a 15 ans en 1977 et il glande dans la grande banlieue de Londres, à Slough (Berkshire), précisément. Rien ne nous est épargné là aussi, dans une (trop) longue première partie, des bitures, des bastons, du speed, des baisouilles, du hooliganisme, de la petite délinquance et des concerts où on pogotte comme des fous. Moyennement intéressant quand on a connu soi-même, ne serait-ce qu’un peu, le Londres de ces années-là.

Puis Joe et son meilleur ami Smile sont jetés dans le canal par des rockers. Joe s’en tire sans trop de mal mais son ami, déjà perturbé par une éducation spartiate et le suicide de sa mère, passe de longs séjours en hôpital, puis en hôpital psychiatrique pour des délires mettant en scène Hitler et Staline de retour dans le Londres contemporain. Juste avant le drame, le suicide. En 1985, Joe l’a appris par une lettre de Tony, le frère de Smile, alors qu’il était parti faire le barman à Hong Kong. Ce suicide le consterne et le culpabilise. La deuxième partie, plus réussie, mêle ses souvenirs de voyage quand, trois ans plus tard et juste après Tien An Men, il rentre à Londres via la Chine, l’URSS, la Pologne et Berlin avec ses souvenirs émouvants, ses visions poignantes de Smile.

Trois ans plus tôt, il avait quitté le pays pour laisser derrière lui l’Angleterre de Thatcher, de la grève des mineurs, des trahisons des travaillistes, de la guerre des Malouines et du conflit irlandais. La société a changé et King a ce don pour livrer, mine de rien, des analyses politiques et sociologiques intéressantes, lui aussi. Peut-être parfois un peu lapidaires, mais on est chez les punks, pas chez les éditocrates. On n’est jamais très loin d’Orwell, son maître, soit l’individualisme anar et la décence commune plutôt que l’esprit de système et les partis. Après quelques mois de prison pour avoir été raflé dans une rixe (punk un jour…), il survit en faisant le DJ dans des clubs et en traficotant des disques de l’âge d’or, plus un peu de came à dealer. Il a grandi, et a acquis une maturité sociale, intellectuelle et affective qui lui font voir la vie différemment. Presque cool.

Presque. Dans la dernière partie, il revoit Luke, le fils caché de Smile, lui qui croyait que sa copine s’était fait avorter. Ils se rencontrent sur la tombe de Smile et l’intérêt du récit réside dans ce qu’ils s’apprennent l’un l’autre sur l’ami et le père. Le passé revient par bribes, en lambeaux, les souvenirs se ravivent et, on le devine, les deux sont prêts à va revivre les mêmes événements, mais pas de la même façon. Comme pour recréer la scène primale, là où tout a commencé à foirer.

Si on peut saluer l’attachement de King à la culture populaire, loin d’une culture officielle et élitiste pour pseudo-artistes, pseudo-intellectuels et vrais snobinards, le problème est que le tout fait presque ses 500 pages et qu’on est trop souvent freinés par des digressions et des commentaires philosophiques pas toujours pertinents, alors que l’intérêt des romans de King résidait justement dans leur punch et leur mordant.

Rappelons que les singles de l’époque punk dépassaient rarement 2’30. Gaba gaba hey !!!

L’EXPERT – TREVANIAN – Gallmesteir

On sait peu de choses de Trevanian, presque rien en fait. Trevanian serait l’un des noms de plume du citoyen américain Rodney William Whitaker, né à Granville (État de New York) en 1931 et mort en Angleterre en 2005.  Né dans une famille pauvre, engagé dans les marines et embarqué pour la guerre de Corée, avant de faire de brillantes études universitaires (mise en scène de théâtre et de cinéma) à Washington et à Chicago. Il peaufinera ses études en Angleterre, deviendra professeur à l’université d’Austin (Texas) avant de vivre retiré avec sa famille au Pays Basque, côté français, et d’écrire des romans policiers. Et quels !

Le personnage de Jonathan Hemlock, ancien des services secrets (section tueurs) américains et chargé de quelques missions périlleuses en Angleterre en rival du MI-5 est particulièrement bien campé. Une barbouze, si on veut aller vite, mais aussi un intellectuel critique et collectionneur d’art doublé (ou triplé) d’un horrible snob à l’humour très british, pour un Américain. Un humour irrésistible et un style châtié qui font de Trevanian une sorte d’OVNI dans le monde du polar où on est généralement plus soucieux d’intrigues avec dialogues à la mitraillette que de style.

Hemlock est libéré du CII (équivalent on suppose de la CIA), et il affronte, après d’innombrables rebondissements qu’il serait trop long de raconter, un ex nazi qui organise des parties fines visant à compromettre des personnalités politiques anglaises pour faire pression sur leur gouvernement et ruiner la souveraineté du pays. Vaste programme qui rappelle parfois l’affaire Profumo qui a fait chuter le gouvernement conservateur en 1963.

Mais l’intrigue importe peu devant ce feu d’artifice de bons mots et de dialogues pétillants comme le champagne. On pense parfois à un Dashiell Hammett pour l’action et aux auteurs français fin de siècle pour le style. C’est dire l’effet de contraste. Mais on est presque dans la parodie de roman policier, comme Ian Fleming pouvait pasticher le roman d’espionnage. Hemlock n’est d’ailleurs pas loin du James Bond incarné par Sean Connery. En fait, Trevanian a finalement plus à voir avec des écrivains anglais comme P.G Wodehouse ou Evelyn Waugh qu’avec ses confrères du polar.

On rit beaucoup et on s’apprête à rafler tous les polars de Trevanian disponibles (3 chez le même éditeur) tant son style est brillant, ses intrigues solides, ses dialogues jubilatoires et ses personnages originaux. Une découverte qui renvoie pas mal de polareux, surtout français, à leurs constructions laborieuses et à leurs sujets sociétaux. On ne citera pas de noms, par charité.

LE CARNET NOIR – IAN RANKIN – Éditions du Rocher

Ian Rankin en train de lire Exit music, l’un de ses meilleurs livres. Un homme de goût.

Et puisqu’on est dans le polar, restons-y avec l’Écossais Ian Rankin et son inspecteur Rebus, bougon, râleur, mal embouché et tellement attachant. Les romans de Rankin sont, en plus, truffés de références au rock et au football, raisons de plus pour qu’on en parle ici.

On sait tout avec lui sur les clubs d’Édimbourg, les Hibernians, catholiques protestants et les Hearts Of Middlethian, protestants ; sur les clubs de Glasgow aussi, le Celtic, catholique et les Rangers, protestants ; tout sur Jock Stein, le légendaire entraîneur du grand Celtic de Glasgow des Johnston, Lennox, Mc Neill ou Murdoch. Plus des allusions constantes au rock’n’roll, à la pop music et, tout spécialement, au punk-rock. Car, comme King, Rankin est un ancien punk, sauf que lui ne s’embarrasse pas de considérations sociologiques ou politiques. Il écrit des polars.

C’est donc l’une des nombreuses enquêtes de John Rebus (la première en fait, qui date de 1993) avec un quidam retrouvé poignardé dans une boucherie, un collègue assommé devant le restaurant d’un fan d’Elvis Presley – le Heartbreak Café – lequel fan disparaîtra et essaiera de faire croire à sa mort. Plus un pédophile revenu du Canada qui se heurte à l’hostilité générale et le fils du roi de la bière locale dont on ramène à la surface les frasques d’une jeunesse turbulente.

Tous ces événements nous ramènent à l’incendie, 5 ans plus tôt, du Central Hotel, un restaurant où sévissait déjà le fan d’Elvis en cuisine. Un incendie, Rebus en a l’intime conviction, pour dissimuler un meurtre dans lequel est mêlé Gerry Cafferty, un truand sadique qui tient par les couilles les gros bonnets de la ville.

En plus, l’humeur de Rebus est d’autant plus massacrante que sa compagne l’a viré et que son frère, un glandeur désocialisé qui se fera lui aussi agresser, vient s’effondrer chez lui. Pas vraiment une bonne période.

Des paragraphes courts et rythmés entrelardés de dialogues au cordeau percutants. Les 350 pages du roman se lisent presque d’une traite, comme c’est souvent le cas avec Rankin. Mais l’intérêt réside surtout dans la personnalité de Rebus, aimé de ses subordonnés mais détesté par sa hiérarchie qui voit en lui un faiseur d’embrouilles apte à débusquer les pires crimes chez les notables locaux et les belles personnes, en s’affranchissant des règles, des procédures et des consignes. Un franc-tireur.

Il y a du Marlowe chez Rebus, ce côté chien fou dans un jeu de quilles toujours prêt à faire plonger les salauds et leurs larbins tout en venant au secours de la morale, de la décence, des faibles et des opprimés. Un chevalier qui se cache sous la rude écorce (Écosse ?) d’un flic atrabilaire qui donne envie de reprendre un bon vieux scotch. Laphroaig ou Caol Ila ? That is the question.

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VINGINCES 8DAGONNETJ’avais écrit ça en à peine trois mois, en écrivain du dimanche. J’avais commencé un lundi, après un week-end avec des amis où on avait passé notre temps à picoler et à se raconter entre deux fous rires des anecdotes et des souvenirs communs sur nos années passées à Paris, dans les années 70. J’allais avoir 30 ans et je m’étais réveillé la bouche pâteuse et la gueule de bois avec un sentiment de vide et de mélancolie qui exigeait, nécessité intérieure, que je me mesure à la page blanche, sous la tutelle supposée bienveillante de tous les auteurs que j’admirais. Ça s’appelait Réverbérations (d’après le titre d’un morceau du 13th Floor Elevators, groupe psychédélique texan), sous-titré Passés simples, et se voulait être une chronique des années 60 et 70 à travers l’itinéraire de quelques personnages dont les histoires finissaient par se rejoindre. Un manuscrit de 230 pages qu’il me fallait proposer aux professionnels de la profession, à savoir aux grandes maisons d’édition parisiennes, puisque les quelques éditeurs indépendants dont on m’avait parlé avaient déjà leurs parutions ficelées pour des années. C’est en tout cas ce qu’ils m’avaient tous dit. Mon ami Luc avait été l’un des premiers enthousiasmés par ce roman et il l’avait recommandé, en tant qu’auteur publié de quelques romans sur le Vietnam, à Simone Gallimard, directrice du Mercure de France, du Mercure François, comme disait le Cyrano de Rostand. La dame lui avait fait part de ses réticences, arguant que, si le roman avait des qualités indéniables, son langage jeune et un tantinet démagogique ne permettait pas une publication chez elle. À moins de revoir le manuscrit, sans donner la moindre indication pour ce faire. « Un bon brouillon », m’avait dit Luc, qui semblait d’accord avec elle, mais un brouillon quand même qu’il s’agissait de retravailler pour lui donner une forme publiable correspondant aux critères exigeants de l’édition. Je ne voyais pas trop par quoi commencer et les bras m’en tombaient lorsque je me mettais à retravailler, comme ils disaient, sans savoir exactement ce qu’il y avait à modifier. J’envoyais donc mon manuscrit tel quel chez les principaux éditeurs. Une dizaine de copies étaient tapies dans un grand sac de sport et j’arpentais le quartier de l’Odéon en frappant aux portes des doges de la république des lettres, de ceux qui décidaient si vous étiez un auteur digne d’être publié ou un écrivaillon condamné à n’écrire que pour ses tiroirs. Humble mortel, j’avais l’audace de m’en remettre au jugement des dieux et je ne fus pas déçu, recevant les unes après les autres des lettres de refus stéréotypées avec toujours les mêmes formules hypocrites. Un bon livre assurément, mais qui ne correspondait à aucune de leurs collections, ou qui n’avait pas reçu la majorité des avis positifs du comité de lecture avec des « malheureusement » à longueur de bras et des encouragements pour la suite. J’en étais venu à les collectionner. Ne voulant pas rester sur un échec, j’en avais commencé un autre, Les journées de plomb (en référence aux années de plomb italiennes), dans un genre différent. Un retraité que j’avais baptisé Adrien Ménard et qui passait son temps à aller aux putes et à supporter un club de football. L’intrigue, assez mince, tournait autour de son fils, gibier de psychiatrie mêlé à une tentative d’enlèvement d’un patron de choc. Quelque chose en phase avec la montée du Front National et les exploits d’Action Directe. Même punition, avec des lettres de refus en pagaille, pile trois mois après mes envois. On ne s’embarrassait même plus de formules de politesse et de petits mots de consolation. Le roman n’était tout simplement pas convaincant, faute d’une intrigue solide qui seule aurait pu lui donner de la consistance. J’avais fait appel à un haut placé de la CFDT qui connaissait du monde dans la maison d’édition proche du syndicat et il n’avait même pas daigné recommander mon manuscrit, pas convaincu lui non plus. Sauf que lui, je ne le savais pas critique littéraire. Déçu dans mes ambitions du même nom, je décidais d’en rester là quand mon ami Luc m’adressa une publicité émanant de la société Icare, qui se faisait fort de relire et de corriger les manuscrits qu’elle estimait publiables et, par ses relations avec les éditeurs, de les faire éditer moyennant quelques retouches sur la base de leurs précieux conseils. Tout cela évidemment moyennant aussi finance, car leurs services n’étaient pas gratuits, va sans dire. J’avais pris rendez-vous avec Yves Dagonnet, le directeur de ladite société. Dans les bureaux d’Icare, deux pièces obscures dans un immeuble de rapport du quartier latin. Dagonnet était un grand barbu débonnaire et volubile, avec un gros nez et un regard franc. Il verrait ce qu’il pouvait faire pour mon manuscrit, mon enfant de papier qui l’appelait au secours. Sa secrétaire, une jeune femme accorte au décolleté provoquant, nous servit le champagne et nous trinquâmes à ma réussite. Quinze jours plus tard, Dagonnet me renvoyait mon manuscrit avec ses propositions de réécriture, ses recommandations. Une dizaine de feuillets tapés à la machine où, chapitre par chapitre, paragraphe par paragraphe et ligne par ligne, il me proposait ses reformulations et ses corrections. Il me demandait également un chèque de 6000 francs pour ce travail avec l’assurance que, à condition de me conformer à ses prescriptions, le manuscrit serait publié dès la rentrée. Je profitais de quelques jours de vacances début juin pour revoir le manuscrit, en respectant les consignes. Avec les coupes, les conseils de réécriture pour certains passages, les innombrables notes en bas de page et les explications sur tout ce qui concernait les faits et les personnages de l’époque ; mon roman me paraissait formaté, banalisé, appauvri. Les 230 pages étaient passées à 300 mais j’avais la douloureuse impression d’avoir affadi une histoire qui perdait beaucoup de son intérêt, avec un approfondissement psychologique des personnages et des tas de précisions redondantes.

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