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VERS LA GUERRE CIVILE ?

À Roubaix, le lundi c’est casserolade. Merci à Nawri, qui est aussi l’architecte de ce blog.

On se souvient (ou pas) que c’était jadis le titre d’un essai de Serge July, ex maoïste de la Gauche Prolétarienne devenu patron de presse à gros cigare. Le superbe pamphlet de Guy Hocquengheim Du col Mao au Rotary, semble avoir été écrit pour lui et pour tous les siens (les chiens). N’empêche, il se trouve que dans nos temps troublés, avec un gouvernement qui sue le mépris et la morgue et un mouvement social qui refuse de désarmer, l’oracle du père July n’a jamais été aussi actuel.

On résume la situation : plus de 3 mois de mobilisation, 14 journées de grèves et manifestations, un 1° mai exceptionnel, aussi réussi que celui de 2002 entre les deux tours de l’élection Chirac – Le Pen, 2 recours devant le Conseil Constitutionnel, un 49.3 et un 47.1 pour faire passer la loi scélérate à l’Assemblée Nationale, et d’autres mesures toutes aussi discrétionnaires (mais légales, hein ? La constitution le permet!) au Sénat.

Une quatorzième journée de mobilisation prévue le 6 juin, autant dire aux calendes grecques, avant l’examen, le 8 juin, d’un projet de loi du groupe Liot dans sa niche parlementaire qui ne veut rien moins que l’abrogation de la loi. Autant dire la dernière cartouche avant dispersion générale et fin de la séquence.

On ne sifflera pas la fin de la récréation comme ça. Si cette loi passe, ce qui est malheureusement prévisible, c’est le reste du quinquennat de Macron, soit les 4 années restantes, qui seront en mode dégradé. La volonté générale des manifestants, des grévistes et des 90 % des salariés (et 66 % de la population totale) est de lui pourrir le reste de son quinquennat, et les casserolades sont un bon exemple de ce qui adviendra. Ce sera certainement le mode d’expression le plus courant, mais il pourra bien sûr y en avoir d’autres, le mouvement social ayant prouvé sa capacité de nuisances et son imagination fertile dans les slogans, les chorégraphies (voir les Rosies), les banderoles et toutes les manifestations plus ou moins spontanées visant à démontrer que les idées ne manquent pas et que les ateliers de reprographie, de sérigraphie ne chôment pas ; pas plus que les faiseurs de tags et les artistes d’un jour.

Dans sa chronique hebdomadaire de l’Humanité (5 mai 2023), Jean-Emmanuel Ducoin fait le constat que 10 % de la valeur ajoutée sont passés du travail au capital, soit, si l’on s’en réfère au PIB du pays, la modique somme de 300 milliards d’Euros. En conséquence, les profits des grandes entreprises et des banques comme les dividendes servis à leurs actionnaires ont explosé et battent chaque années des records. Ducoin continue : « l’Insee l’affirme : dans les années 1980, un salarié travaillait environ 9 journées par an pour payer les dividendes des actionnaires… / … En 2022, un salarié a travaillé en moyenne 54 jours pour les actionnaires ». Il embraye sur le « pognon de dingue » versé sans contrepartie aux entreprises (voir précédent article) : 157 milliards d’Euros (Cordonnier parlait de 158, mais on n’est plus à un milliard prêt). Et il conclut en faisant un autre constat : la part des dividendes dans la valeur ajoutée a augmenté de 13 points dans la période (en gros 2012 à 2019) où ces aides ont été versées sous forme de CICE ou de Crédit Emploi Recherche et autres exonérations de cotisations sociales. Fermez le ban.

Bien sûr, pendant ce temps, Macron supprimait l’ISF et le remplaçait par l’IFI, un impôt indolore qui ne taxe que l’immobilier et les terrains à usage personnel. 164000 contribuables assujettis à l’IFI mais pour un peu plus de 1 milliard d’Euros pour les finances publiques, là où l’ISF rapportait au bas mot 5 milliards d’Euros. Il suffit de jeter un œil au blog d’Attac tenu par Vincent Drezet (l’observatoire de la finance) pour comprendre que les riches n’en finissent plus de s’enrichir et les pauvres de s’appauvrir, principalement parce que l’état se prive de recettes et adoucit sans cesse la fiscalité des fortunés. C’est ainsi et personne ne le conteste plus, même les Lemaire, Borne et Macron trouvent, hypocritement bien sûr, que les inégalités sont trop criantes « mais qu’on ne peut pas obliger les chefs d’entreprise à augmenter les salaires ». Air connu. Quant aux superprofits, ils seraient censés ne pas exister, comme Darmanin s’étouffe lorsqu’il entend parler de violences policières.

So what ?

Les mouvements de contestation récents, qu’ils soient verts avec les marches pour le climat depuis 2017, jaunes avec les gilets du même nom, rouges avec les mouvements sociaux ou encore noirs avec les franges les plus radicalisées de type Black blocs ou autonomes, tendent à prouver que la conflictualité est loin d’être à la baisse, ce qui ne fait pas bouger d’un pouce les gouvernements, les banquiers et les milieux d’affaire (les marchés pour faire court).

Macron a tenu à liquider les corps intermédiaires, pour s’adresser directement à ceux qui ont voté pour lui, ses ouailles, tout en niant le fait que beaucoup l’ont fait pour s’épargner le R.N dont on reparlera. Pour les Gilets jaunes, il a lâché dix milliards d’Euros (chiffre officiel et discutable en plus de quelques mesures dont la suppression de la taxe sur l’essence) ; pour le climat, il y a eu cette grande conférence qui a débouché sur près d’une centaine de mesures mais dont très 3 ou 4 ont été retenues ; pour les syndicats, on promet d’être un peu plus conciliant et on se projette dans une grande conférence sociale, sans tabou, sauf pour les retraites, puisque la loi a été « votée ». Pour les Black blocs et autres trublions, les futures lois Darmanin, si elles sont assez dures pour être votées des deux mains par L.R, régleront leur sort, ainsi qu’aux migrants, aux sans papiers et à toute cette racaille qui encombre nos villes. La matraque dans une main et la vaseline de l’autre, le tout avec une bienveillance affectée et un pseudo-humanisme à faire dégueuler un chien. Du mépris social déguisé en compassion impuissante. Comprenez bien, c’est nous ou Poutine, nous ou l’illibéralisme …

De qui se moque-t-on ? Du peuple, assurément.

Et le R.N dans tout cela. Il attend patiemment son heure, on l’a dit partout, affichant un faux profil social et faisant semblant de compatir aux malheurs du peuple. Pourtant, ils ont voté constamment à la plus grande joie des patrons et des marchés, mais sans le crier haut et fort, en catimini. D’un côté, on a un R.N « social » au Nord, et un R.N raciste et nationaliste au Sud. C’est la division du travail pour s’attirer des clientèles différentes, mais le R.N reste le R.N et il suffit de pointer leurs affinités avec tout ce qui compte en France et en Europe de nazillons et d’agités du bocal néo-fascistes (Gud, Génération Identitaire, Action française, Jeune Nation, Zouaves, Français de souche, Civitas, Riposte laïque et on en passe).

On nous dit que le R.N pourrait bien l’emporter en 2027 et, le pire, c’est qu’on semble s’être largement fait à cette idée, certains voyant déjà en Macron un autocrate d’extrême-droite au service du capital, ce qui n’est pas tout à fait faux, encore faut-il garder le sens des nuances. Le R.N serait donc un accident provisoire, sachant que lui au pouvoir, la mystification ne durerait pas longtemps. Voire, on devrait regarder de plus près ce qui se passe en Italie et dans tous les états illébéraux du monde, sans convoquer des situations historiques datant de la seconde guerre mondiale.

Quant à la NUPES, on doit bien avouer qu’on n’y croit plus trop. Avec les écolos qui ont décidé de faire bande à part aux Européennes, le P.S en voie de dislocation avec la vieille garde Macronpatible qui se refuse à désarmer et, surtout, le PCF qui veut une nouvelle union de la gauche, même avec les pré cités. Roussel ne voit guère que cela pour assouvir ses ambitions. Vive la chasse, le tout nucléaire, un bon vin et une bonne viande. Et n’oubliez pas le fromage ! On va finir par regretter Marchais. Quant à la LFI, après la nouvelle direction d’où sont écartés les gens les plus intéressants, Mélenchon refuse d’envisager si peu que ce soit sa succession. Ruffin serait partant, mais il ne réunirait sur son nom que le dernier carré gauchiste. Clémentine ? Ô my darling…

Et puis, pour des raisons qu’on peine à expliquer, la question du débouché politique ne semble pas tarauder celles et ceux qui prennent la rue. Une seule solution, la révolution. Tu l’as dit bouffi.

Et encore, on n’a pas la place de parler de la catastrophe écologique qui vient, qui est déjà là. Des rapports du GIEC, des inondations et des incendies. Énorme conflictualité, colère diffuse, violence larvée… « On en a gros ! », comme on dit à Groland. La guerre civile a de tout temps existé et elle a eu à chaque fois des conséquences dramatiques : guerre de sécession aux États-Unis, révolution d’octobre en Russie, La Commune, la guerre d’Espagne, soulèvements populaires en Amérique latine, émeutes de la faim en Afrique, les années sombres en Algérie dans la décennie 1990, les révolutions arabes plus près de nous. On dira qu’on confond guerre civile et révolution, sauf qu’au bout il y a les mêmes morts et les mêmes seigneurs de la guerre (commissaires du peuple, militaires galonnés ou capitalistes relookés et oligarques) qui tirent les marrons du feu. Analyse peut-être simpliste et qui fera grincer les dents des révolutionnaires patentés. Bien sûr, il y a des exceptions comme le Mai 68 français, voire le Front populaire et le CNR (les guerres voulues par les capitalistes ont d’ailleurs souvent abouti à des révolutions, à des avancées politiques et à des mesures sociales). Tout ça pour ça…

En tout cas, tous les ingrédients sont là : un peuple excédé, des dirigeants autistes et des affairistes qui ne lâcheront rien et continueront de sa gaver jusqu’à ce qu’on vienne les chercher (comme disait Macron). Des corps intermédiaires ignorés des gouvernants et marginalisés par la population. Des mesures autoritaires et anti-sociales contre les plus faibles (chômeurs, migrants, minorités sexuelles, racisés…). Et des amortisseurs sociaux qui n’amortissent plus grand-chose, avec une médecine à deux vitesses, une éducation nationale paupérisée, une sécurité sociale attaquée de toutes parts et des services publics exsangues à l’heure du tout numérique.

C’est peut-être aussi sur ce dernier point qu’il faut insister. Les Luddites en Angleterre brisaient leurs machines aux premiers temps du capitalisme. Devant le tout Internet et réseaux sociaux, verra-t-on bientôt les exclus et les méprisés détruire les ordinateurs et les Smartphones ? C’est aussi de ces inégalités là que nous souffrons. L’incommunicabilité, quand on a jamais eu tant d’outils pour communiquer. Sans parler de l’envahissement par la technologie, des vérités alternatives, des meta-univers et du transhumanisme, mais cela nous entraînerait trop loin.

Est-ce que les androïdes rêvent de moutons électriques ?, comme disait l’immense Philip K. Dick.

6 mai 2023

Comments:

La dernière nuit du reste de sa vie présidentielle…. celle de la promulgation de la nouvelle loi sur les retraites. Macron, devant la colère populaire, devra sans doute passer les années qui viennent entouré de sa garde rapprochée, aux aguets. Car le président est désormais détesté par une grande partie de l’opinion publique française qui n’est pas dupe des arguments mis en avant pour justifier l’allongement de la durée du travail. Les bains de foule, c’est terminé. Des économistes de tous bords sont venus expliquer sur des plateaux télé comment trouver les finances qui feraient défaut sans passer de 62 à 64 ans…. Ne serait-ce que déjà gagner 3 ou 4 milliards d’euros en rétablissant l’ISF que Macron a lui-même passé à la trappe, comme le rappelle Didier. Des solutions, il en existe d’autres : l’égalité des salaires hommes-femmes, une légère augmentation des cotisations salariés-patronat, etc. Cette loi de réforme des retraites, rejetée par une grande majorité des français, n’est pas une obligation financière, c’est le résultat d’une idéologie.

Je partage l’analyse de Didier.
Et j’ai déjà mis de côté la casserole ( en fait la poêle, car ça fait plus de bruit quand on tape dessus) si Manu se pointe à l’improviste dans ma campagne
Mais attention: entendre des opposants à la réforme des retraites chanter « Louis XVI, on l’a décapité. Macron on peut recommencer » n’est pas le meilleur moyen de faire avancer la contestation… Bien au contraire. La preuve ?
Les chaînes d’info continue se sont empressées de montrer ces dérapages à leurs téléspectateurs.
Je préfère (et je ne dois pas être le seul) des formes de contestations plus… disons: intelligentes, et donc plus efficaces. Et ces formes de contestations, on n’en manque pas. Voir Alternatiba, Attac, etc.

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VINGINCES 8DAGONNETJ’avais écrit ça en à peine trois mois, en écrivain du dimanche. J’avais commencé un lundi, après un week-end avec des amis où on avait passé notre temps à picoler et à se raconter entre deux fous rires des anecdotes et des souvenirs communs sur nos années passées à Paris, dans les années 70. J’allais avoir 30 ans et je m’étais réveillé la bouche pâteuse et la gueule de bois avec un sentiment de vide et de mélancolie qui exigeait, nécessité intérieure, que je me mesure à la page blanche, sous la tutelle supposée bienveillante de tous les auteurs que j’admirais. Ça s’appelait Réverbérations (d’après le titre d’un morceau du 13th Floor Elevators, groupe psychédélique texan), sous-titré Passés simples, et se voulait être une chronique des années 60 et 70 à travers l’itinéraire de quelques personnages dont les histoires finissaient par se rejoindre. Un manuscrit de 230 pages qu’il me fallait proposer aux professionnels de la profession, à savoir aux grandes maisons d’édition parisiennes, puisque les quelques éditeurs indépendants dont on m’avait parlé avaient déjà leurs parutions ficelées pour des années. C’est en tout cas ce qu’ils m’avaient tous dit. Mon ami Luc avait été l’un des premiers enthousiasmés par ce roman et il l’avait recommandé, en tant qu’auteur publié de quelques romans sur le Vietnam, à Simone Gallimard, directrice du Mercure de France, du Mercure François, comme disait le Cyrano de Rostand. La dame lui avait fait part de ses réticences, arguant que, si le roman avait des qualités indéniables, son langage jeune et un tantinet démagogique ne permettait pas une publication chez elle. À moins de revoir le manuscrit, sans donner la moindre indication pour ce faire. « Un bon brouillon », m’avait dit Luc, qui semblait d’accord avec elle, mais un brouillon quand même qu’il s’agissait de retravailler pour lui donner une forme publiable correspondant aux critères exigeants de l’édition. Je ne voyais pas trop par quoi commencer et les bras m’en tombaient lorsque je me mettais à retravailler, comme ils disaient, sans savoir exactement ce qu’il y avait à modifier. J’envoyais donc mon manuscrit tel quel chez les principaux éditeurs. Une dizaine de copies étaient tapies dans un grand sac de sport et j’arpentais le quartier de l’Odéon en frappant aux portes des doges de la république des lettres, de ceux qui décidaient si vous étiez un auteur digne d’être publié ou un écrivaillon condamné à n’écrire que pour ses tiroirs. Humble mortel, j’avais l’audace de m’en remettre au jugement des dieux et je ne fus pas déçu, recevant les unes après les autres des lettres de refus stéréotypées avec toujours les mêmes formules hypocrites. Un bon livre assurément, mais qui ne correspondait à aucune de leurs collections, ou qui n’avait pas reçu la majorité des avis positifs du comité de lecture avec des « malheureusement » à longueur de bras et des encouragements pour la suite. J’en étais venu à les collectionner. Ne voulant pas rester sur un échec, j’en avais commencé un autre, Les journées de plomb (en référence aux années de plomb italiennes), dans un genre différent. Un retraité que j’avais baptisé Adrien Ménard et qui passait son temps à aller aux putes et à supporter un club de football. L’intrigue, assez mince, tournait autour de son fils, gibier de psychiatrie mêlé à une tentative d’enlèvement d’un patron de choc. Quelque chose en phase avec la montée du Front National et les exploits d’Action Directe. Même punition, avec des lettres de refus en pagaille, pile trois mois après mes envois. On ne s’embarrassait même plus de formules de politesse et de petits mots de consolation. Le roman n’était tout simplement pas convaincant, faute d’une intrigue solide qui seule aurait pu lui donner de la consistance. J’avais fait appel à un haut placé de la CFDT qui connaissait du monde dans la maison d’édition proche du syndicat et il n’avait même pas daigné recommander mon manuscrit, pas convaincu lui non plus. Sauf que lui, je ne le savais pas critique littéraire. Déçu dans mes ambitions du même nom, je décidais d’en rester là quand mon ami Luc m’adressa une publicité émanant de la société Icare, qui se faisait fort de relire et de corriger les manuscrits qu’elle estimait publiables et, par ses relations avec les éditeurs, de les faire éditer moyennant quelques retouches sur la base de leurs précieux conseils. Tout cela évidemment moyennant aussi finance, car leurs services n’étaient pas gratuits, va sans dire. J’avais pris rendez-vous avec Yves Dagonnet, le directeur de ladite société. Dans les bureaux d’Icare, deux pièces obscures dans un immeuble de rapport du quartier latin. Dagonnet était un grand barbu débonnaire et volubile, avec un gros nez et un regard franc. Il verrait ce qu’il pouvait faire pour mon manuscrit, mon enfant de papier qui l’appelait au secours. Sa secrétaire, une jeune femme accorte au décolleté provoquant, nous servit le champagne et nous trinquâmes à ma réussite. Quinze jours plus tard, Dagonnet me renvoyait mon manuscrit avec ses propositions de réécriture, ses recommandations. Une dizaine de feuillets tapés à la machine où, chapitre par chapitre, paragraphe par paragraphe et ligne par ligne, il me proposait ses reformulations et ses corrections. Il me demandait également un chèque de 6000 francs pour ce travail avec l’assurance que, à condition de me conformer à ses prescriptions, le manuscrit serait publié dès la rentrée. Je profitais de quelques jours de vacances début juin pour revoir le manuscrit, en respectant les consignes. Avec les coupes, les conseils de réécriture pour certains passages, les innombrables notes en bas de page et les explications sur tout ce qui concernait les faits et les personnages de l’époque ; mon roman me paraissait formaté, banalisé, appauvri. Les 230 pages étaient passées à 300 mais j’avais la douloureuse impression d’avoir affadi une histoire qui perdait beaucoup de son intérêt, avec un approfondissement psychologique des personnages et des tas de précisions redondantes.

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