Le site de Didier Delinotte se charge

VINGINCES 4

PRINCE

Vue du Mont-noir (Belgique), piquée sur Internet.

Ce n’était pas vraiment une bonne période. La mère avait encore des problèmes qui relevaient de la psychiatrie et elle avait échappé de peu à un nouvel internement. Le père n’avait pas pu bénéficier de ses congés d’été, recruté depuis peu comme agent d’enquête dans la mairie d’une petite commune du coin. Mon frère venait de se faire réformer définitivement après quelques mois dans la forêt noire suivi d’un séjour en hôpital militaire. Il s’apprêtait à reprendre son emploi de comptable au Crédit du Nord où il avait toujours des prétentions sur une apparitrice dont la beauté avait tout d’artificiel.

Je ne sais pas qui avait eu l’idée, mais on s’était retrouvés tous les deux au Mont-Noir qui n’était pas le toit de la Belgique, mais un petit sommet du plat pays. On était chez une vieille tante, dans un petit appartement de la rue principale ; une artère bruyante où les touristes s’agglutinaient dans des bistrots grands comme des halls de gare, des baraques à frites, des salles de jeux et des dancings. Une sorte de mini Las Vegas à la frontière belge.

On s’y était rendus dans la Méhari d’un cousin qui, au départ de Lille, avait pris la direction de Dunkerque pour sillonner à vive allure les Monts de Flandres. Mont-noir mais aussi Mont-rouge, Mont-Cassel, Mont Kemmel ou Mont-Des-Cats. Il y avait bien d’autres monts, mais c’était côté wallon et on ne les connaissait pas trop. Côté wallon, ils avaient eu un festival pop au Mont de l’Enclus, à Amougies, mais au Mont-noir, on avait la résidence d’une écrivaine de renom, celle qu’on appelait pas encore Marguerite Ourse noire.

Mon frère avait invité ses copains du Crédit du Nord, une joyeuse bande de godelureaux qui passait son temps à s’envoyer des piques, à faire des plaisanteries de garçons de bain et à se jouer des tours dans la joie et la bonne humeur. Mon frère était un peu en retrait par rapport à eux qui ressemblaient à d’éternels collégiens s’amusant d’un rien, d’une insouciance qui confinait à la stupidité. Mon frère avait déjà ce halo de tristesse qui parfois l’éloignait de la bande. L a bande des quatre avec, outre mon frère, un pseudo-intellectuel un peu prétentieux prénommé Francis, un type plus âgé, Pierre, ancien d’Algérie et alcoolique et Jean-Pierre, le plus sympathique, un supporter du LOSC qui ne cachait pas ses origines ouvrières. À ce groupe s’était joint Éric, un petit brun à moustache copain de Francis, dragueur impénitent un peu fanfaron qui faisait un stage d’été à la banque et s’était décidé à suivre la. troupe, par ennui ou en quête d’une bonne fortune amoureuse

Lorsqu’ils ne jouaient pas à la pétanque ou au tarot par temps couvert, ils jouaient au tennis dans une pâture où ils avaient installé un filet troué. Si mon frère et moi étions hébergés chez la tante, eux s’étaient décidé à camper dans deux grandes tentes bariolées où, la nuit venue, ils picolaient et menaient grand bruit jusqu’à pas d’heures, à la surprise des voisins.

Des voisins qui n’étaient autres que la tante et nous, les deux frères, plus une baraque louée par un couple d’ouvriers roubaisiens et leur nombreuse progéniture. Personne ne se plaignait outre mesure car la famille avait sympathisé avec eux et mon frère et moi étions régulièrement invités à leurs réjouissances nocturnes. Lorsque le temps le permettait, Éric sortait la guitare et on passait la soirée à fredonner des chansons de Dylan ou, en version française, de Greame Allwright ou de Hugues Aufray. Il n’était pas rare que Agnès, la seule fille de la famille Prince – c’était leur nom – rejoignait la bande de boy-scouts que nous formions avec nos carnets de chant et nos tambourins.

Elle n’avait d’yeux que pour Éric, qui se donnait le beau rôle avec ses quelques accords de guitare et sa voix chaude. Souvent hermétique aux plaisanteries égrillardes que s’envoyaient les garçons, elle payait juste un peu d’attention à mon frère alors que son indifférence à mon égard était totale.

Lorsque les employés de banque furent partis, mon frère et moi étaient régulièrement invités à jouer aux cartes le soir, dans la baraque des Prince. Agnès s’occupait de ses petits frères et suppléait sa mère pour les tâches domestiques alors que l’aîné des garçons prenait place autour de la table avec le père et nous deux pour des parties qui pouvaient se prolonger jusqu’au milieu de la nuit.

J’essayais d’attirer son attention mais rien n’y faisait. Mes tentatives de rapprochement, mes efforts pour m’intéresser à ses centres d’intérêt, mes marques un peu surjouées de gentillesse. Rien n’opérait. Je m’étais enhardi à prendre rendez-vous avec elle pour une balade dans la campagne et sa mère l’avait encouragé à accepter. Ce jour-là, il avait plu sans arrêt et nous avions passé l’après-midi à nous réfugier dans des auberges flamandes. Nous n’avions échangé que des banalités et elle avait passé son temps à éluder des questions plus personnelles, voire plus intimes. J’avais fait chou-blanc, et ma seule satisfaction avait été de constater que des gens dans la rue me regardaient avec envie, comme si Agnès était ma copine.

Malgré le peu d’intérêt qu’elle me marquait et son éternelle froideur à mon endroit, j’en étais amoureux et je connaissais mes premières insomnies qu’elle peuplait de sa fine silhouette. Je passais le plus clair de mes nuits à l’imaginer avec moi, main dans la main, en espérant des voluptés que, sans nul doute, elle me réservait. Elle passait et repassait devant mes yeux fatigués avec son casque blond et le ciel de ses yeux enchâssés dans un visage de madone. Je la revoyais le lendemain, un peu en-deça de mon rêve, avec ses short en jean ou ses salopettes, avec toujours des sabots hollandais très à la mode cet été-là. Certains jours, elle se maquillait et s’habillait en dame, indifférente en apparence à l’effet qu’elle produisait sur moi. Mais ces courtes vacances se terminaient sans qu’Agnès ne fît le moindre geste ou ne prononçât le moindre mot qui eût pu me donner si peu que ce soit un espoir.

À la rentrée, j’émargeais en classe terminale malgré des résultats médiocres l’année précédente. Je devais ma fortune à des compétences en anglais, français ou philosophie qui ne constituaient pas les matières à gros coefficients de cette option commerciale et économique.

Lorsque mes travaux scolaires, mes disques de rock et mes bouquins de science-fiction me laissaient un peu de temps, j’allais faire un tour chez les parents d’Agnès, sûr de la trouver dans cette habitation ouvrière le long du canal de Roubaix. Nous échangions quelques banalités et elle semblait m’accompagner à regret lorsque je lui proposais de sortir. Un peu plus âgée que moi, elle était entrée dans la vie active, comme on disait alors, comme puéricultrice. Elle adorait les enfants et je me disais qu’ils avaient bien de la chance, car, en dépit de mes visites aussi fréquentes qu’impromptues, je ne lui sentais pas le moindre élan vers moi. Au contraire, elle réagissait mal à mes timides approches et me répétait que nous étions « copains – copines » et rien de plus.

J’en étais à la soupçonner d’être lesbienne ou au moins asexuée, mais je devais me persuader du contraire en la voyant, un jour que je me rendais chez elle, se laisser bécoter par un homme plus âgé qu’elle. Pour qu’elle ne puisse remarquer et ma présence et mon humiliation, je n’avais pas observé suffisamment la scène pour voir mon rival et bien mesurer tout ce qu’il pouvait bien avoir de plus que moi. En tout cas, c’en était terminé de mes espoirs et la romance s’achevait dans le dépit et l’amertume.

Pour surmonter ma déconvenue, je m’efforçais à relativiser ses charmes et ses atouts. Après tout, ce n’était qu’une minette ordinaire qui n’avait aucune classe, elle n’était pas très cultivée et n’avait aucune fantaisie. Elle s’habillait mal, était d’un entendement limité et manquait de sensibilité, incapable de voir qui l’aimait vraiment. Je chargeais encore la barque avec des détails qui la desservaient et des traits de caractère que je lui devinais amplifiés par ma haine.

Car c’est de haine qu’il fallait maintenant parler, d’une haine que je m’efforçais de garder froide et, surtout, de ne jamais lui témoigner de quelque façon que ce soit. J’avais toutefois toutes les peines à l’oublier, en dépit de cette campagne de dénigrement que j’entretenais dans ma tête, et j’attendais impatiemment ce point de non retour où, fût-elle la mieux disposée à mon égard, je l’écarterais avec tout le mépris dont je me sentais capable. Mais ce jour n’arriva jamais que dans mes rêves, et dans mes rêves éveillés seulement.

Je passais le bac en pensant à elle, me disant qu’un succès pourrait peut-être me valoir un retour en grâce, sans aucune illusion.

Je ne la revis qu’une fois, incidemment, alors que je tenais un piquet de grève devant un bureau de poste. Je la vis passer avec des lettres et des paquets, maudissant les grévistes qui lui conseillaient de faire machine arrière. Elle avait quand même forcé le barrage et s’était précipitée aux guichets pour se faire servir par un jaune. Elle avait feint de ne pas me reconnaître et s’était fendue de propos venimeux contre les grévistes, en appelant à une privatisation qui seule pourrait remettre au travail des fainéants pathologiques englués dans le fonctionnariat. J’avais remarqué qu’elle travaillait pour le compte d’une entreprise de vente par correspondance, secteur des plus menacés par cette longue grève. Cela ne m’avait pas empêché de la détester encore un peu plus. On était en octobre 1974, trois ans après l’été du Mont-noir.

Trois ans plus tard, elle s’était retrouvée au chômage, la crise ayant été fatale aux entreprises de vente par correspondance. Elle était en conflit avec son employeur à propos de ses indemnités de licenciement et c’est dans ces conditions que j’avais pu la revoir, dans un local syndical près du central téléphonique où je travaillais.

Elle avait perdu un peu de sa superbe et je pensais en la voyant à cette chanson des Stones, « Factory Girl », une fille d’usine qui avait perdu sa grâce juvénile et dont le bleu des yeux semblait tourner au gris. Cette fois, elle me reconnut et je lui expliquais que moi aussi, j’avais adhéré à ce syndicat pendant mon séjour de deux années à Paris. On avait pris un verre et elle semblait mieux disposée à mon égard. Agnès figurait sur ma courte liste des personnes à homicider, mais elle n’était pas prioritaire et j’aurais volontiers rayé son nom tant son souvenir ne m’obsédait plus depuis longtemps. Mais cette rencontre inopinée relançait la partie.

Elle n’était pas mariée, n’avait pas d’enfants, et habitait un appartement non loin de chez ses parents, comme si elle avait du mal à couper le cordon ombilical. Elle allait encore régulièrement aider sa mère et son père, ouvrier du textile, était régulièrement en chômage partiel, plus près de la porte que de l’augmentation. Elle semblait beaucoup moins sûre d’elle et avait visiblement besoin d’une oreille complaisante. Je pouvais devenir son confident, ou son amant. À moins que je mette à exécution mon funeste projet.

Elle voulait qu’on gardât le contact et me donna son adresse, si je passais dans le coin. Une occasion facile de me prouver que je pouvais le faire, que je pouvais donner la mort et d’oublier mes précédents échecs. Je me disais que si cette fois j’échouais, mon projet n’avait plus lieu d’être et c’est encore lui qui me faisait tenir debout.

Agnès m’attendait et me regardait en souriant, en me servant le café. J’avais pris mon revolver, tout en étant persuadé que je n’aurais pas à m’en servir. Elle commença par me dire qu’elle s’était syndiquée et qu’elle aurait sûrement gain de cause contre son employeur. Elle ajouta qu’elle se souvenait m’avoir vu lors des grèves à la poste, mais qu’elle ne comprenait pas, à l’époque, et la rugosité des rapports sociaux et la lutte des classes, pas plus que l’importance de l’engagement syndical.

– « J’étais conne à l’époque… lâcha-t-elle dans un soupir.

– Il faut parfois à certaines personnes vivre les choses pour prendre conscience de l’injustice et des oppressions qu’on nous fait subir.

– Oui, et des humiliations même… ».

Elle était en larmes et je lui mis la main sur l’épaule. Elle se redressa, s’avança vers moi et me prit la main. Elle sentit mon revolver dans une poche intérieure et en fut surprise. J’inventais une histoire où j’avais été menacé par des militants d’extrême-droite et qu’il fallait bien que je me défende si quelque chose arrivait.

Elle fit une moue sceptique et le charme était rompu. Dommage, j’aurais pu enfin me purger de mes frustrations et peut-être ranger ce fichu flingue au magasin des accessoires. Agnès m’embrassa avant de me quitter et je lui proposais un autre rendez-vous, chez moi. En lui promettant que, cette fois, je n’aurais pas de revolver. Elle sourit et ses yeux brillèrent ; des yeux redevenus d’un bleu azur. Et moi, j’étais redevenu amoureux d’Agnès, pour longtemps, j’espérais…

15 août 2025

Comments:

Répondre à Francis Dumaurier Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Catégories

Tags

Share it on your social network:

Or you can just copy and share this url
Posts en lien

GROOVY!

21 janvier 2026

MAROC CAN

21 janvier 2026

MÉDIATONIQUES 14

21 janvier 2026

L’ONCLE SAM ET SA BASSE-COUR

21 janvier 2026

VINGINCES 8DAGONNETJ’avais écrit ça en à peine trois mois, en écrivain du dimanche. J’avais commencé un lundi, après un week-end avec des amis où on avait passé notre temps à picoler et à se raconter entre deux fous rires des anecdotes et des souvenirs communs sur nos années passées à Paris, dans les années 70. J’allais avoir 30 ans et je m’étais réveillé la bouche pâteuse et la gueule de bois avec un sentiment de vide et de mélancolie qui exigeait, nécessité intérieure, que je me mesure à la page blanche, sous la tutelle supposée bienveillante de tous les auteurs que j’admirais. Ça s’appelait Réverbérations (d’après le titre d’un morceau du 13th Floor Elevators, groupe psychédélique texan), sous-titré Passés simples, et se voulait être une chronique des années 60 et 70 à travers l’itinéraire de quelques personnages dont les histoires finissaient par se rejoindre. Un manuscrit de 230 pages qu’il me fallait proposer aux professionnels de la profession, à savoir aux grandes maisons d’édition parisiennes, puisque les quelques éditeurs indépendants dont on m’avait parlé avaient déjà leurs parutions ficelées pour des années. C’est en tout cas ce qu’ils m’avaient tous dit. Mon ami Luc avait été l’un des premiers enthousiasmés par ce roman et il l’avait recommandé, en tant qu’auteur publié de quelques romans sur le Vietnam, à Simone Gallimard, directrice du Mercure de France, du Mercure François, comme disait le Cyrano de Rostand. La dame lui avait fait part de ses réticences, arguant que, si le roman avait des qualités indéniables, son langage jeune et un tantinet démagogique ne permettait pas une publication chez elle. À moins de revoir le manuscrit, sans donner la moindre indication pour ce faire. « Un bon brouillon », m’avait dit Luc, qui semblait d’accord avec elle, mais un brouillon quand même qu’il s’agissait de retravailler pour lui donner une forme publiable correspondant aux critères exigeants de l’édition. Je ne voyais pas trop par quoi commencer et les bras m’en tombaient lorsque je me mettais à retravailler, comme ils disaient, sans savoir exactement ce qu’il y avait à modifier. J’envoyais donc mon manuscrit tel quel chez les principaux éditeurs. Une dizaine de copies étaient tapies dans un grand sac de sport et j’arpentais le quartier de l’Odéon en frappant aux portes des doges de la république des lettres, de ceux qui décidaient si vous étiez un auteur digne d’être publié ou un écrivaillon condamné à n’écrire que pour ses tiroirs. Humble mortel, j’avais l’audace de m’en remettre au jugement des dieux et je ne fus pas déçu, recevant les unes après les autres des lettres de refus stéréotypées avec toujours les mêmes formules hypocrites. Un bon livre assurément, mais qui ne correspondait à aucune de leurs collections, ou qui n’avait pas reçu la majorité des avis positifs du comité de lecture avec des « malheureusement » à longueur de bras et des encouragements pour la suite. J’en étais venu à les collectionner. Ne voulant pas rester sur un échec, j’en avais commencé un autre, Les journées de plomb (en référence aux années de plomb italiennes), dans un genre différent. Un retraité que j’avais baptisé Adrien Ménard et qui passait son temps à aller aux putes et à supporter un club de football. L’intrigue, assez mince, tournait autour de son fils, gibier de psychiatrie mêlé à une tentative d’enlèvement d’un patron de choc. Quelque chose en phase avec la montée du Front National et les exploits d’Action Directe. Même punition, avec des lettres de refus en pagaille, pile trois mois après mes envois. On ne s’embarrassait même plus de formules de politesse et de petits mots de consolation. Le roman n’était tout simplement pas convaincant, faute d’une intrigue solide qui seule aurait pu lui donner de la consistance. J’avais fait appel à un haut placé de la CFDT qui connaissait du monde dans la maison d’édition proche du syndicat et il n’avait même pas daigné recommander mon manuscrit, pas convaincu lui non plus. Sauf que lui, je ne le savais pas critique littéraire. Déçu dans mes ambitions du même nom, je décidais d’en rester là quand mon ami Luc m’adressa une publicité émanant de la société Icare, qui se faisait fort de relire et de corriger les manuscrits qu’elle estimait publiables et, par ses relations avec les éditeurs, de les faire éditer moyennant quelques retouches sur la base de leurs précieux conseils. Tout cela évidemment moyennant aussi finance, car leurs services n’étaient pas gratuits, va sans dire. J’avais pris rendez-vous avec Yves Dagonnet, le directeur de ladite société. Dans les bureaux d’Icare, deux pièces obscures dans un immeuble de rapport du quartier latin. Dagonnet était un grand barbu débonnaire et volubile, avec un gros nez et un regard franc. Il verrait ce qu’il pouvait faire pour mon manuscrit, mon enfant de papier qui l’appelait au secours. Sa secrétaire, une jeune femme accorte au décolleté provoquant, nous servit le champagne et nous trinquâmes à ma réussite. Quinze jours plus tard, Dagonnet me renvoyait mon manuscrit avec ses propositions de réécriture, ses recommandations. Une dizaine de feuillets tapés à la machine où, chapitre par chapitre, paragraphe par paragraphe et ligne par ligne, il me proposait ses reformulations et ses corrections. Il me demandait également un chèque de 6000 francs pour ce travail avec l’assurance que, à condition de me conformer à ses prescriptions, le manuscrit serait publié dès la rentrée. Je profitais de quelques jours de vacances début juin pour revoir le manuscrit, en respectant les consignes. Avec les coupes, les conseils de réécriture pour certains passages, les innombrables notes en bas de page et les explications sur tout ce qui concernait les faits et les personnages de l’époque ; mon roman me paraissait formaté, banalisé, appauvri. Les 230 pages étaient passées à 300 mais j’avais la douloureuse impression d’avoir affadi une histoire qui perdait beaucoup de son intérêt, avec un approfondissement psychologique des personnages et des tas de précisions redondantes.

21 janvier 2026

NOTES DE LECTURE 77

21 janvier 2026

JIMMY CLIFF : DE KINGSTON À LONDON (ET RETOUR)

20 décembre 2025

RETOUR À REIMS 7

20 décembre 2025

ASSOCIATIONS : LES SOLIDARITÉS EN PÉRIL

20 décembre 2025

MÉDIATONIQUES 13

20 décembre 2025