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DOCTEUR BOWIE ET MISTER JONES

David Bowie vu par Guy Peelaert dans Rock Dreams (1974). Portrait de l’artiste en jeune chien.

Figure emblématique du rock des années 1970 et 1980, David Bowie – né David Jones – a fait l’objet d’émissions estivales sur France Inter cet été, dues à l’excellent Michka Assayas. L’occasion de reparler du Thin white duke, génie flamboyant pour les uns, fumiste copieur pour les autres. De ses timides débuts dans des groupes mods londoniens au mitan des années 1960 jusqu’à sa mort en 2016 (deux jours après la sortie de Black star, son dernier disque !), histoire résumée d’une sorte de Andy Warhol du rock, ou de Vinci de la pop, c’est encore affaire de goût, de jugement et d’esthétique. L’esthétique, la valeur suprême de Bowie.

On sait très peu de choses de l’enfance et de la prime adolescence de David Jones, Bowie ayant fait litière de tout ce qui peut nourrir les biographes avant que ce ne soit lui-même qui se charge d’écrire l’histoire, dans un narcissisme revendiqué. « Bowie avant Bowie », selon la formule d’Assayas, n’existe donc pas ou si peu.

On sait juste que David Robert Jones est né le 8 janvier 1946 à Londres, dans le quartier populaire de Brixton et dans un milieu familial plutôt classe moyenne (« upper middle class « , comme disent les sociologues de là-bas). On sait aussi que sa mère, d’origine irlandaise, est ouvreuse de cinéma quand son père s’occupe d’une association caritative. Il fait de bonnes études et a une réputation de bagarreur, parfaisant sa scolarité d’un peu de flûte à bec, pour la musique.

La famille déménage à Bromley dans la banlieue sud et le jeune Jones fait de la danse et écoute les 45 tours de rock’n’roll achetés par son père. Il joue du ukulélé et rejoint un groupe de Skiffle alors qu’il est scolarisé dans un lycée technique de Bromley, option musique et design. Son demi-frère aîné lui fait découvrir le jazz ; Mingus et Coltrane, et lui offre un saxophone. On est en 1962 et une bagarre avec son copain George Underwood (qui dessinera par la suite certaines de ses pochettes de disque) lui vaut une pupille éternellement dilatée et des troubles de la vision.

Cela ne l’empêche pas de monter son premier groupe, les Konrads, qui jouent du rock’n’roll sans la moindre originalité. Puis ce seront les King Bees du nom du morceau de Slim Harpo repris par les Stones, début 1964. Jones Junior confie à sa mère qu’il veut devenir une pop star, mais elle, avec son bon sens irlandais, lui fait prendre un job d’électricien alors qu’il quitte le lycée. Malin comme un singe et soucieux de son avenir dans la profession qu’il s’est choisie, Jones fait appel à un homme d’affaires pour qu’il devienne le manager du groupe, un peu comme Brian Epstein pour les Beatles. Celui-ci décline, mais envoie le gamin vers Dick James, son partenaire, qui fait enregistrer au groupe, rebaptisé David Jones And The King Bees, son premier 45 tours (« Liza Jane ») qui paraît en juin 1964. Un flop. Il y en aura d’autres…

Le jeune mod ne se décourage pas et les Mannish Boys (d’après cette fois Muddy Waters) succèdent aux abeilles. Cette fois une reprise de « I Pity The Fool », de Bobby Bland, qui sort en mars 1965. L’apprenti rock star se dit qu’il aurait peut-être plus de chances avec ses propres compositions, et c’est sous le nom d’un troisième groupe – The Lower Third – que sort « You’ve Got A Habit Of Leaving », guère plus chanceux ; l’échec mettant un terme au management Dick James – Leslie Conn.

Jones a 20 ans et il est temps que le succès arrive. Ses débuts dans des clubs attirent l’attention de Ralph Horton qui lui dégotte un contrat chez Pye. Trois singles sortent coup sur coup sous le nom de David Jones, sans le moindre succès. Son nouveau manager lui demande simplement de changer de nom pour qu’on ne le confonde pas avec le chanteur des Monkees, Davy Jones. Ce sera donc Bowie, du nom du Bowie knife utilisé par le trappeur John Bowie, l’arme étant mentionnée dans un roman de William Burroughs.

Pye finit par perdre patience et Bowie en a marre d’être envoyé de Caïphe en Pilate. Il atterrit chez Deram dont le efforts de promotion sont limités. Tristes débuts pour quelqu’un qui se rêve en rival de Mick Jagger. Il rencontre le danseur professionnel Lindsay Kemp qui lui fait découvrir le mime et la pantomime. Ken Pitt, son impresario chez Deram, lui fait réaliser un film de 30 minutes (Love you till tuesday) incluant ses premières chansons. Le film, qui ne sortira qu’en 1984, deviendra un disque, reparu au moment de la Bowiemania en double album sous le titre Images, avec un matériel plus étoffé. En attendant, Bowie se fiance avec la danseuse Hermione Farthingale et ils forment un duo, ou plutôt un trio acoustique avec le guitariste John Hutchinson.

On est déjà début 1968, et les derniers mods ont rangé leurs scooters. L’heure est au Blues Boom et au Freakbeat ou psychédélisme anglais. Viré de chez Deram, Bowie n’a plus comme ressource que de composer des musiques pour des spots publicitaires. En mars 1969, il participe comme mime à une tournée du Tyrannosaurus Rex de Marc Bolan (et Mickey Finn) et c’est enfin le succès en juillet avec « Space Oddity », sorti par Philips en juillet, au moment des premiers pas de Armstrong sur la lune. Du flair, toujours. Space oddity, l’album, sort en novembre, produit par Tony Visconti. Le disque sort d’abord en Angleterre sous le titre Man of word, man of music, avant d’être rebaptisé par Mercury aux États-Unis. Il se marie en 1970 avec la chanteuse américaine Angela Barnett et se sépare de Ken Pitt au profit de Tony De Fries, un requin qui va réinventer Bowie.

Un nouveau groupe d’abord, pop et rock plutôt que psychédélisme, folk et théâtre. Mick Ronson sera le guitariste et Woody Woodmansey le batteur quand Visconti tiendra la basse. The man who sold the world, concept-album sur un thème de science-fiction, sort en novembre 1970 (avril 1971 en Grande-Bretagne). De Fries insiste sur le côté androgyne du chanteur et il donne une interview en robe, alangui sur un sofa, pour promouvoir l’album. Trevor Bolder remplace Visconti à la basse.

Hunky Dory sort en décembre 1971 chez RCA et il regorge de chansons superbes (« Changes », « Oh you pretty thing », « Life on mars »…) sur un univers hollywoodien décadent de starlettes camp et d’acteurs dépressifs. Warhol et Dylan sont convoqués pour une évocation désenchantée du monde de l’art et de la pop music, devenu un cirque luxueux peuplé d’animaux tristes. Succès d’estime dans la presse spécialisée, mais les ventes restent basses. De Fries décide de jouer le tout pour le tour. Il habille Bowie en travesti lunaire et baptise son groupe les Spiders From Mars, le tout dans une fragrance de scandale et d’outrage.

La suite est trop connue pour qu’on ne s’y attarde. Le personnage de Pierrot lunaire sexy s’impose et The rise and fall of Ziggy Stardust and the spiders from Mars (sorti en juin 1972) sera son chef-d’œuvre. 11 perles mélodiques qu’on aurait du mal à départager. Du fabuleux « Five Years » au poignant « Rock’n’roll Suicide » en passant par « Starman », « Ziggy Stardust » ou « Suffragette City ». L’été 1972 verra les hit-parades du monde entier se remplir de ces titres et, plus généralement, l’année entière sera son année. Bowie est devenu l’icône du rock décadent, reléguant Marc Bolan et les starlettes du Glam rock à l’oubli. Seuls Roxy Music et Lou Reed pourront lutter.

À l’automne, la tournée américaine est triomphale et Mike Garson prend les claviers. La Bowiemania est à son comble et le beau David relance des groupes comme Mott The Hoople ou les Pretty Things, en même temps qu’il redonne une seconde vie à Lou Reed avec Transformer et à Iggy et les Stooges avec Raw power. Il est prolixe et généreux, écrivant pour les autres et réhabilitant ses idoles de jeunesse tombées dans l’oubli, ou la drogue.

Aladdin sane sort en avril 1973, et il aurait pu aussi bien s’intituler Bowie en Amérique, avec « Panic On Detroit » ou « Drive-In Saturday » ; tous les morceaux ayant été enregistrés en studio aux U.S.A. « The Jean Genie » est dédié à Jean Genet. Ziggy goes to Hollywood, et on sent la fascination de Bowie pour les créatures de l’âge d’or hollywoodien. La tournée mondiale s’achève dans le chaos en juillet 1973 au Hammersmith Theatre où Bowie annonce à son public que c’est la dernière fois qu’il apparaît en concert . Consternation. Il crie publiquement que le personnage de Ziggy n’existe plus et l’album Pin-Ups (octobre), une douzaine de reprises de hits des sixties, n’en finit pas de déconcerter ses fans. On se consolera avec « Rebel Rebel » et son riff diabolique.

L’année 1974 pourrait être celle de la chute, avec un album raté (Diamond dogs et la pochette de Guy Pellaert) et ce David Live sans grand intérêt. Mais le bonhomme, comme il l’a toujours fait, va savoir se réinventer.

Portrait de l’artiste en soul man, avec Young americans (mars 1975), qui convoque John Lennon (dont il reprend le « Across The Universe »), Luther Vandross et le guitariste de James Brown Carlos Alomar. Ceux qui disaient Bowie déjà fini en starlette évanescente ont le démenti qu’ils méritent. « Fame », écrit avec Lennon, le remet au sommet des charts. Depuis 1974, et au terme de la tournée Diamond Dogs, Bowie s’est installé aux États-Unis. Il tourne le film de science-fiction de David Roeg, The man who fell to earth, et veut en finir avec son passé en se séparant de De Fries qui lui intente un procès. Il tournera aussi dans le Furyo de Oshima, sorti en 1983, entre autres.

Mais Bowie traverse l’Atlantique comme on joue à saute-ruisseaux. Pas en Angleterre, non, mais en Allemagne, à Berlin. C’est la trilogie berlinoise après l’excellent avec Station to station (1976) avec Low et Heroes (1977) puis Lodger (1979). Bowie fraye avec Eno, Kraftwerk et Iggy Pop et choque parfois la presse avec des déclarations embrouillées sortant de lectures mal digérées de Nietzsche ou des exégètes de Buddah. Si les fans avaient pu être déconcertés avec Young americans, ils le sont encore plus avec ces trois albums glaçants, mélange de musique industrielle et de romantisme soul. Avec Lodger, comme le dit Yves Adrien dans Rock & Folk, « Bowie est le locataire du monde », mais on sent qu’il arrive au bout du processus. Il se renouvellera, ce qu’il n’a cessé de faire. Encore un live avec l’excellent Stage (1978), puis c’est Scary monsters à l’aube des années 1980 et le fameux « Ashes To Ashes » où Bowie renoue avec ses totems, William Burroughs et Andy Warhol.

On se doit d’avouer que le reste nous intéresse beaucoup moins. Ses albums des années 1980 et ses quelques hits (« China Girl », « Let’s Dance », « Never Let You Down ») médiocres. Au vrai, les albums se raréfient (3 seulement dans les années 1980) et Bowie a été balayé par les vagues punk et new wave. Il change de genre, encore une fois, en caméléon du rock, avec Black tie / white noise (1993), produit par Nile Rodgers, après s’être commis à la fin des années 1980 avec Tin Machine, un groupe de métal pour une musique expérimentale qui semble ne mener nulle part.

On a enfin du grand Bowie avec Outside, en 1995. Bowie a quitté RCA pour Arista d’abord, puis BMG ensuite. Outside est un concept-album sur des thèmes chers à Burroughs, au polar américain et à la science-fiction (encore). Un album presque parfait qui renoue avec les grandes heures de Bowie, d’autant que Eno coécrit toutes les chansons et que Mike Garson est de retour.

En 1996, c’est à nouveau une tournée mondiale qui passera par Lille (j’y étais). Bowie fête ses 50 ans (déjà!) et le concert est plan-plan. Les albums qui suivent n’ont rien de bien folichons non plus. Il faudra attendre le dernier (Blackstar), sorti deux jours avant son trépas, pour retrouver à nouveau le grand Bowie qui peut enfin s’éteindre, comme l’étoile éponyme, d’un cancer du foie, lui. On citera une chanson, « Lazarus », épitaphe de l’astre mort David Jones, plus connu sous le nom de scène de Bowie.

On a de bonnes raisons pour détester Bowie, dans tout ce qu’il a pu avoir de faiseur, de truqueur, de maniéré, de frimeur et d’enculé mondain. On a aussi toutes les raisons de l’adorer pour son génie musical et poétique, pour sa capacité à se réinventer, pour l’aide qu’il a toujours su apporter à ses idoles déchues. La balance penche nettement vers le positif.

Alors, chapeau bas pour le caméléon sacré, viva Ziggy et thank you, mister Jones !

15 septembre 2022

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VINGINCES 8DAGONNETJ’avais écrit ça en à peine trois mois, en écrivain du dimanche. J’avais commencé un lundi, après un week-end avec des amis où on avait passé notre temps à picoler et à se raconter entre deux fous rires des anecdotes et des souvenirs communs sur nos années passées à Paris, dans les années 70. J’allais avoir 30 ans et je m’étais réveillé la bouche pâteuse et la gueule de bois avec un sentiment de vide et de mélancolie qui exigeait, nécessité intérieure, que je me mesure à la page blanche, sous la tutelle supposée bienveillante de tous les auteurs que j’admirais. Ça s’appelait Réverbérations (d’après le titre d’un morceau du 13th Floor Elevators, groupe psychédélique texan), sous-titré Passés simples, et se voulait être une chronique des années 60 et 70 à travers l’itinéraire de quelques personnages dont les histoires finissaient par se rejoindre. Un manuscrit de 230 pages qu’il me fallait proposer aux professionnels de la profession, à savoir aux grandes maisons d’édition parisiennes, puisque les quelques éditeurs indépendants dont on m’avait parlé avaient déjà leurs parutions ficelées pour des années. C’est en tout cas ce qu’ils m’avaient tous dit. Mon ami Luc avait été l’un des premiers enthousiasmés par ce roman et il l’avait recommandé, en tant qu’auteur publié de quelques romans sur le Vietnam, à Simone Gallimard, directrice du Mercure de France, du Mercure François, comme disait le Cyrano de Rostand. La dame lui avait fait part de ses réticences, arguant que, si le roman avait des qualités indéniables, son langage jeune et un tantinet démagogique ne permettait pas une publication chez elle. À moins de revoir le manuscrit, sans donner la moindre indication pour ce faire. « Un bon brouillon », m’avait dit Luc, qui semblait d’accord avec elle, mais un brouillon quand même qu’il s’agissait de retravailler pour lui donner une forme publiable correspondant aux critères exigeants de l’édition. Je ne voyais pas trop par quoi commencer et les bras m’en tombaient lorsque je me mettais à retravailler, comme ils disaient, sans savoir exactement ce qu’il y avait à modifier. J’envoyais donc mon manuscrit tel quel chez les principaux éditeurs. Une dizaine de copies étaient tapies dans un grand sac de sport et j’arpentais le quartier de l’Odéon en frappant aux portes des doges de la république des lettres, de ceux qui décidaient si vous étiez un auteur digne d’être publié ou un écrivaillon condamné à n’écrire que pour ses tiroirs. Humble mortel, j’avais l’audace de m’en remettre au jugement des dieux et je ne fus pas déçu, recevant les unes après les autres des lettres de refus stéréotypées avec toujours les mêmes formules hypocrites. Un bon livre assurément, mais qui ne correspondait à aucune de leurs collections, ou qui n’avait pas reçu la majorité des avis positifs du comité de lecture avec des « malheureusement » à longueur de bras et des encouragements pour la suite. J’en étais venu à les collectionner. Ne voulant pas rester sur un échec, j’en avais commencé un autre, Les journées de plomb (en référence aux années de plomb italiennes), dans un genre différent. Un retraité que j’avais baptisé Adrien Ménard et qui passait son temps à aller aux putes et à supporter un club de football. L’intrigue, assez mince, tournait autour de son fils, gibier de psychiatrie mêlé à une tentative d’enlèvement d’un patron de choc. Quelque chose en phase avec la montée du Front National et les exploits d’Action Directe. Même punition, avec des lettres de refus en pagaille, pile trois mois après mes envois. On ne s’embarrassait même plus de formules de politesse et de petits mots de consolation. Le roman n’était tout simplement pas convaincant, faute d’une intrigue solide qui seule aurait pu lui donner de la consistance. J’avais fait appel à un haut placé de la CFDT qui connaissait du monde dans la maison d’édition proche du syndicat et il n’avait même pas daigné recommander mon manuscrit, pas convaincu lui non plus. Sauf que lui, je ne le savais pas critique littéraire. Déçu dans mes ambitions du même nom, je décidais d’en rester là quand mon ami Luc m’adressa une publicité émanant de la société Icare, qui se faisait fort de relire et de corriger les manuscrits qu’elle estimait publiables et, par ses relations avec les éditeurs, de les faire éditer moyennant quelques retouches sur la base de leurs précieux conseils. Tout cela évidemment moyennant aussi finance, car leurs services n’étaient pas gratuits, va sans dire. J’avais pris rendez-vous avec Yves Dagonnet, le directeur de ladite société. Dans les bureaux d’Icare, deux pièces obscures dans un immeuble de rapport du quartier latin. Dagonnet était un grand barbu débonnaire et volubile, avec un gros nez et un regard franc. Il verrait ce qu’il pouvait faire pour mon manuscrit, mon enfant de papier qui l’appelait au secours. Sa secrétaire, une jeune femme accorte au décolleté provoquant, nous servit le champagne et nous trinquâmes à ma réussite. Quinze jours plus tard, Dagonnet me renvoyait mon manuscrit avec ses propositions de réécriture, ses recommandations. Une dizaine de feuillets tapés à la machine où, chapitre par chapitre, paragraphe par paragraphe et ligne par ligne, il me proposait ses reformulations et ses corrections. Il me demandait également un chèque de 6000 francs pour ce travail avec l’assurance que, à condition de me conformer à ses prescriptions, le manuscrit serait publié dès la rentrée. Je profitais de quelques jours de vacances début juin pour revoir le manuscrit, en respectant les consignes. Avec les coupes, les conseils de réécriture pour certains passages, les innombrables notes en bas de page et les explications sur tout ce qui concernait les faits et les personnages de l’époque ; mon roman me paraissait formaté, banalisé, appauvri. Les 230 pages étaient passées à 300 mais j’avais la douloureuse impression d’avoir affadi une histoire qui perdait beaucoup de son intérêt, avec un approfondissement psychologique des personnages et des tas de précisions redondantes.

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