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SÉRIE FOOT – SAISON 2022

Le championnat de France de Ligue 1 vient de se terminer et la saison a rendu ses verdicts. Le PSG et l’O.M joueront la Ligue des champions avec l’A.S Monaco aux tours préliminaires. Le Stade Rennais et le F.C Nantes, vainqueur inattendu de la Coupe de France, en Coupe Europa et l’O.G.C Nice pour les éliminatoires de cette même coupe. Pour le bas du tableau, les Girondins de Bordeaux en Ligue 2 (si les 40 millions d’Euros de déficit sont comblés) avec le F.C Metz et l’A.S Saint-Étienne en barrage contre l’A.J Auxerre, vainqueur du F.C Sochaux en Ligue 2 d’où sont sortis le Toulouse F.C et l’A.C Ajaccio. Plus de détails ci-dessous, les tops et les flops.

Photo France Inter (qui ne se voit pas à la radio). Avec leur aimable autorisation.

Les Tops avec d’abord le Paris Saint-Germain : un total de points impressionnant et une domination constante, même si on peut déplorer que le PSG ne montre pas les mêmes dispositions conquérantes en Champion’s League, régulièrement éliminés dès les 1/4 de finale à la suite de trous d’air dans un même match, de la « remontada » barcelonaise aux buts assassins de Benzema cette saison. Pas encore un grand d’Europe donc, mais assez grand pour dominer le championnat de France de la tête et des épaules. Une prochaine saison qui s’annonce radieuse avec M’ Bappé qui reste, Di Maria qui s’en va, des pistes de recrutement prometteuses (on parle de Haaland) et, surtout, deux départs qui ne devraient pas trop porter préjudice, le directeur sportif Leonardo et surtout l’entraîneur Pochettino. Pas de grosses pertes.

L’Olympique de Marseille, un cran en-dessous mais un beau parcours en Coupe Conférence, la consolante (demi-finale contre Feyenoord) et une deuxième place méritée en championnat. Sous la houlette de Sampaoli, les Marseillais ont fait le job avec le trio Dimitri Payet, souvent étincelant, Gerson, qui s’est réveillé sur le tard, et Guendouzi, grand technicien à qui le club doit beaucoup cette saison.

L’A.S Monaco tenait la deuxième place mais l’équipe s’est fait rejoindre dans les arrêts de jeu à Lens et il devra ferrailler dans des éliminatoires éreintantes avant d’aller en C1 ou de se voir déporter en Europa puis éventuellement en Conférence. Un début de saison raté et des performances régulières par la suite avec un Tchouameni princier au milieu (il serait convoité par le Real, lui aussi) et un Ben Yedder (lui aussi sur le départ) adroit devant le but avec l’Allemand Voland. Plus les Martins, Diop, Golovin, Fofana, Maripan ou Di Sasi. Un bel effectif qui peut se passer de joueurs chevronnés comme Fabregas ou Sidibé, restés à cirer le banc.

On saluera aussi la performance du Stade Rennais, lui aussi victime de débuts hésitants mais qui a vite trouvé sa vitesse de croisière. Un goal-average largement positif et des cartons réussis contre les plus grands. Les atouts offensifs du club sont impressionnants, avec les Tait, Bourigeaud, Terrier (dont la saison aura été exceptionnelle) et Laborde. Au milieu, des valeurs sûres avec Santamaria, le Belge Doku ou Jonas Martin. Dommage que la défense ne soit pas à la hauteur, malgré l’international tunisien Aguerd et le Danois Metling. Une défense très friable qui les aura privés de Champion’s league. On se consolera avec une qualification directe en Europa.

Comme d’ailleurs le F.C Nantes, qu’on attendait pas à ce niveau. Vainqueurs de la coupe aux dépends de Nice, les Nantais ont étonné avec quelques révélations dont les attaquants Blas ou Kuolo Mani, avec quelques talents confirmés comme le Nigerian Simon, l’Espagnol Chirivella, Fabio ou Cyprien. Régulier, Nantes n’a pas réalisé d’exploits mais a toujours fait le job, s’imposant souvent par de courtes victoires. Avec la même équipe ou peu s’en faut, les protégés de Kambouaré avaient flirté la saison dernière avec la Ligue 2. Des barrages pour ne pas descendre à l’Europe. Les canaris peuvent chanter.

L’O.G.C Nice, sous la houlette de Galtier qui passe pour être le plus grand entraîneur français, a impressionné au début avec des résultats étonnants (quasiment les seuls avec Rennes à avoir terrassé le PSG) et des joueurs séduisants (Benitez le gardien, l’international algérien Atal, Gouiri, Boudaoui, Thuram, Danté, Amavi plus l’ex Montpelliérain Andy Delort, entre autres). On croyait un moment que Galtier allait rééditer la performance de l’an dernier avec Lille. Puis la mécanique s’est déréglée et Nice a laissé beaucoup de points avant d’en arriver à la 5° place après une victoire incroyable à Reims (3 buts de Delort en 7 minutes chrono). Maintenant, les Niçois vont devoir se battre pour gagner une place en Europa, et l’histoire nous a montré qu’ils n’étaient pas les meilleurs dans ce genre d’exercice.

Toujours au tableau d’honneur, les deux Racings, le R.C Strasbourg et le R.C Lens. Deux équipes surprises qu’on ne voyait pas si haut. Strasbourg notamment, qui a complètement loupé son entrée mais qui a su trouver le bon rythme et enchaîner les victoires avec un effectif pourtant modeste, si l’on excepte le trio d’attaquants Gameiro, Ajorque et Diallo. Plus Le Marchand, Djiku et Liénard en défense quand même, mais un milieu moins bien garni. Quant à Lens, on ne peut parler de révélation tant les Lensois avaient déjà surpris l’an dernier. Une défense à trois friable, qui les a empêchés d’accéder à l’Europe, mais des joueurs exceptionnels comme l’Argentin Médina, Haïdara, Fofana, Kalimuendo ou encore Clauss (international depuis peu). Un moral d’acier et un culot monstre, comme au temps où les Lensois sortaient des grands d’Europe genre Anderlecht en coupe d’Europe. Et toujours un public en or. « Au Nord… » (air connu).

On va les classer dans les Tops quand bien même leur classement n’a rien de glorieux. Les deux promus de l’année, Clermont Foot et l’ES Troyes, qui, avec leurs moyens, ont réussi à surnager. Clermont avec des buteurs surprise comme Rashani ou Bayo ; l’ESTAC avec de vieux chevaux de retour comme les ex Rémois Chavalerin et Dingomé, Rami ou Touzghar. Plus Baldé et Ripart aux avant postes quand même. Mais on doit bien avouer qu’on n’aurait pas misé un traître Euro sur le maintien de ces deux clubs plutôt valeureux.

Du Stade de Reims, il a été longuement question pour un bilan mitigé et on n’y reviendra pas. Pour les trois derniers matchs, une défaite chez eux contre Lens, une victoire à Saint-Étienne et un revers contre Nice alors qu’ils menaient 2 – 0 à un quart d’heure de la fin. Toujours de l’inconstance, un manque de solidité et une équipe psychologiquement fragile, malgré quelques belles révélations. Disons ni Top ni flop ; Tlop ? Idem pour le Stade Brestois dont on attendait pas grand-chose, malgré quelques belles individualités comme Honorat ou Mounié. Les Brestois se sont réveillés après un début de saison calamiteux.

Les flops maintenant, à commencer par le Lille O.S.C. Comment, avec quasiment le même effectif, cette équipe a-t-elle pu se classer au milieu du tableau alors qu’elle avait remporté le championnat la saison dernière ? Le changement d’entraîneur n’explique pas tout, même si Gourvennec est vilipendé. Des joueurs cadres comme Ikoné, Fonte, Botman, André ou Bamba ont déçu et les Turcs (Celik, Yilmaz et Yazici) n’ont été que les ombres d’eux-mêmes. Grosse fatigue après une saison exceptionnelle. Heureusement qu’il y avait Renato Sanchez et Weah, l’une des révélations de l’année. Pas suffisant. Du grenier à l’caf, comme on dit dans le Nord.

Pas beaucoup mieux avec l’Olympique Lyonnais d’Aulas, qui croit toujours que son club est un grand d’Europe. Les résultats depuis quelques années devraient l’amener à plus de modestie. Rien pour Lyon cette année, malgré des joueurs comme Dubois, Dembélé, Toko Ekambi ou Paquito. Le Hongrois Bosz, l’entraîneur, ne va sûrement pas faire long feu entre Saône et Rhône (l’usage du cliché est la base du journalisme sportif). Ajoutons, pour être cruel, que Lyon est souvent le cimetière ou la maison de retraite de grands joueurs, comme Reine-Adelaïde, Thiago Mendes ou Slimani, entre autres.

Le Montpellier Hérault F.C a souvent frôlé les places d’honneur sous la férule de Der Zakarian. On se doutait bien que perdre Laborde et Delort n’allait pas faciliter les choses, d’autant que le club est allé chercher des vieux chevaux de retour comme Sakho, Cabella et Germain. Pas sûr que ça suffise, même si on a en la personne de Teddy Savanier l’un des meilleurs milieux de terrain du championnat. Résultat, une saison moyenne au début et médiocre à la fin.

Idem pour le F.C Lorient, alignant les résultats médiocres après un surprenant début de saison. Rien de bien excitant à vrai dire dans cette équipe, à part l’attaquant nigérian Moffi, la perle noire, et des joueurs en devenir comme Le Fée ou Laurienté. Pas de quoi se taper le cul par terre, cela dit.

Le SCO d’Angers a lui aussi déçu, qui nous avait habitués à des victoires à l’extérieur et à des résultats parfois surprenants. Rien de bien folichon cette saison avec des joueurs cadres qui vieillissent et les meilleurs joueurs – Fulgini, Cabot, Mangani, Boufal – qui n’ont rien eu de brillants. Stéphane Moulin avait le talent de savoir transcender cet effectif moyen, mais il semble qu’on ait perdu la main du côté du Maine.

L’A.S Saint-Étienne en barragiste, il faut dire qu’on n’y croyait pas, même si la saison d’avant n’incitait guère à l’optimisme. Quand même, il restait Bouanga, Boudebouz, Khazri, Hamouma, plus Mangala et Crivelli. Pourtant, les Verts seront opposés en barrage à l’A.J Auxerre et ne sont pas sûrs du tout de l’emporter. Le serial buteur Charbonnier ou l’ex Brestois Autret n’ont pas à souffrir de la comparaison avec des verts fatigués, très pâles. Réponse d’ici la fin mai. On peut quand même tirer un coup de chapeau à l’énervant Pascal Dupraz, qui a succédé à Claude Puel alors que le club comptait quatre longueurs de retard sur l’avant-dernier. Miracle à Geoffroy Guichard ? Prions.

Dernière minute : on n’a pas prié assez, puisque les Verts ont été battus par Auxerre aux penalties, bis repetita après leur victoire contre Sochaux. Très petit bras tout ça. On avait déjà anticipé les descentes de Saint-Étienne et Bordeaux l’an dernier. On avait juste un an d’avance.

On a cru un moment que le F.C Metz, après deux victoires sur la fin, pouvait s’en tirer. C’était compter sans les artilleurs du PSG et un surprenant nul de Saint-Étienne à Nantes. On ne va pas regretter Metz, les rois de la victoire « hold-up », le type même de l’équipe de contre. Metz qui pouvait compter sur des attaquants comme Diallo (parti à Strasbourg), mais qui n’a pu rééditer ses succès à l’arrache malgré Boulaya ou N’ Guette.

On regrettera en revanche les Girondins de Bordeaux, club phare du football français, même si on sentait venir cette relégation depuis longtemps. Un déficit record (40 millions d’Euros) et de folles dépenses, le club devait déjà être relégué administrativement l’an dernier mais a bénéficié de l’offre d’un repreneur fond de pension américain. Autrement, comment descendre avec des attaquants comme Oudin, Kalou, Hwang, Maja, Briand, Adli… Sans parler des transferts somptuaires réalisés à l’inter-saison comme Guilavogui après la défection des Otavio ou Koscielny. Bordeaux va pouvoir affronter des clubs comme Rodez ou Pau. Bien du plaisir. Mais quel gâchis.

Puisqu’on en est à la Ligue 2, saluons le retour du Toulouse F.C de Van Bomen, et on aurait préféré le F.C Sochaux ou le Nîmes Olympique plutôt que l’A.C Ajaccio. Mais bon, c’est le football comme disait Thierry Roland.

23 mai 2022

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VINGINCES 8DAGONNETJ’avais écrit ça en à peine trois mois, en écrivain du dimanche. J’avais commencé un lundi, après un week-end avec des amis où on avait passé notre temps à picoler et à se raconter entre deux fous rires des anecdotes et des souvenirs communs sur nos années passées à Paris, dans les années 70. J’allais avoir 30 ans et je m’étais réveillé la bouche pâteuse et la gueule de bois avec un sentiment de vide et de mélancolie qui exigeait, nécessité intérieure, que je me mesure à la page blanche, sous la tutelle supposée bienveillante de tous les auteurs que j’admirais. Ça s’appelait Réverbérations (d’après le titre d’un morceau du 13th Floor Elevators, groupe psychédélique texan), sous-titré Passés simples, et se voulait être une chronique des années 60 et 70 à travers l’itinéraire de quelques personnages dont les histoires finissaient par se rejoindre. Un manuscrit de 230 pages qu’il me fallait proposer aux professionnels de la profession, à savoir aux grandes maisons d’édition parisiennes, puisque les quelques éditeurs indépendants dont on m’avait parlé avaient déjà leurs parutions ficelées pour des années. C’est en tout cas ce qu’ils m’avaient tous dit. Mon ami Luc avait été l’un des premiers enthousiasmés par ce roman et il l’avait recommandé, en tant qu’auteur publié de quelques romans sur le Vietnam, à Simone Gallimard, directrice du Mercure de France, du Mercure François, comme disait le Cyrano de Rostand. La dame lui avait fait part de ses réticences, arguant que, si le roman avait des qualités indéniables, son langage jeune et un tantinet démagogique ne permettait pas une publication chez elle. À moins de revoir le manuscrit, sans donner la moindre indication pour ce faire. « Un bon brouillon », m’avait dit Luc, qui semblait d’accord avec elle, mais un brouillon quand même qu’il s’agissait de retravailler pour lui donner une forme publiable correspondant aux critères exigeants de l’édition. Je ne voyais pas trop par quoi commencer et les bras m’en tombaient lorsque je me mettais à retravailler, comme ils disaient, sans savoir exactement ce qu’il y avait à modifier. J’envoyais donc mon manuscrit tel quel chez les principaux éditeurs. Une dizaine de copies étaient tapies dans un grand sac de sport et j’arpentais le quartier de l’Odéon en frappant aux portes des doges de la république des lettres, de ceux qui décidaient si vous étiez un auteur digne d’être publié ou un écrivaillon condamné à n’écrire que pour ses tiroirs. Humble mortel, j’avais l’audace de m’en remettre au jugement des dieux et je ne fus pas déçu, recevant les unes après les autres des lettres de refus stéréotypées avec toujours les mêmes formules hypocrites. Un bon livre assurément, mais qui ne correspondait à aucune de leurs collections, ou qui n’avait pas reçu la majorité des avis positifs du comité de lecture avec des « malheureusement » à longueur de bras et des encouragements pour la suite. J’en étais venu à les collectionner. Ne voulant pas rester sur un échec, j’en avais commencé un autre, Les journées de plomb (en référence aux années de plomb italiennes), dans un genre différent. Un retraité que j’avais baptisé Adrien Ménard et qui passait son temps à aller aux putes et à supporter un club de football. L’intrigue, assez mince, tournait autour de son fils, gibier de psychiatrie mêlé à une tentative d’enlèvement d’un patron de choc. Quelque chose en phase avec la montée du Front National et les exploits d’Action Directe. Même punition, avec des lettres de refus en pagaille, pile trois mois après mes envois. On ne s’embarrassait même plus de formules de politesse et de petits mots de consolation. Le roman n’était tout simplement pas convaincant, faute d’une intrigue solide qui seule aurait pu lui donner de la consistance. J’avais fait appel à un haut placé de la CFDT qui connaissait du monde dans la maison d’édition proche du syndicat et il n’avait même pas daigné recommander mon manuscrit, pas convaincu lui non plus. Sauf que lui, je ne le savais pas critique littéraire. Déçu dans mes ambitions du même nom, je décidais d’en rester là quand mon ami Luc m’adressa une publicité émanant de la société Icare, qui se faisait fort de relire et de corriger les manuscrits qu’elle estimait publiables et, par ses relations avec les éditeurs, de les faire éditer moyennant quelques retouches sur la base de leurs précieux conseils. Tout cela évidemment moyennant aussi finance, car leurs services n’étaient pas gratuits, va sans dire. J’avais pris rendez-vous avec Yves Dagonnet, le directeur de ladite société. Dans les bureaux d’Icare, deux pièces obscures dans un immeuble de rapport du quartier latin. Dagonnet était un grand barbu débonnaire et volubile, avec un gros nez et un regard franc. Il verrait ce qu’il pouvait faire pour mon manuscrit, mon enfant de papier qui l’appelait au secours. Sa secrétaire, une jeune femme accorte au décolleté provoquant, nous servit le champagne et nous trinquâmes à ma réussite. Quinze jours plus tard, Dagonnet me renvoyait mon manuscrit avec ses propositions de réécriture, ses recommandations. Une dizaine de feuillets tapés à la machine où, chapitre par chapitre, paragraphe par paragraphe et ligne par ligne, il me proposait ses reformulations et ses corrections. Il me demandait également un chèque de 6000 francs pour ce travail avec l’assurance que, à condition de me conformer à ses prescriptions, le manuscrit serait publié dès la rentrée. Je profitais de quelques jours de vacances début juin pour revoir le manuscrit, en respectant les consignes. Avec les coupes, les conseils de réécriture pour certains passages, les innombrables notes en bas de page et les explications sur tout ce qui concernait les faits et les personnages de l’époque ; mon roman me paraissait formaté, banalisé, appauvri. Les 230 pages étaient passées à 300 mais j’avais la douloureuse impression d’avoir affadi une histoire qui perdait beaucoup de son intérêt, avec un approfondissement psychologique des personnages et des tas de précisions redondantes.

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