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NOTES DE LECTURE 52

ALEXANDRE DUMAS – LES BLANCS ET LES BLEUS – Phébus.
On doit une partie de ce roman à la patience de Claude Schopp, spécialiste français ès-Dumas, Dumas qui peut paraître comme une branche entière de la littérature française. C’est lui qui a retrouvé par miracle deux chapitres à la conclusion du livre. Un livre qui précède Les compagnons de Jéhu et Le chevalier de Sainte-Hermine, grand roman retrouvé de Dumas. C’est la trilogie qui part des guerres révolutionnaires contre les coalitions étrangères jusqu’à l’empire.
En fait, Dumas aura, au fil du temps, tissé ses romans dans l’étoffe de l’histoire de France, et toute l’histoire de France, depuis la Renaissance jusqu’au règne de Charles X en passant par le XVII° et le XVIII° siècle avec la trilogie des mousquetaires. Le titre général de son œuvre n’était-il pas Le drame de la France ? On a déjà dit l’ogre littéraire qu’il était et sa profonde connaissance de l’histoire qui lui permettra de lui faire de beaux enfants, comme il l’a dit lui-même : ses romans. On pourrait aussi gloser sur le bonheur qu’on ressent à le lire tant l’homme est sympathique, généreux, jovial, aimant les hommes, les femmes, les arts, la gastronomie et, on l’a dit, l’histoire.
On commence ici avec les troupes révolutionnaires – l’armée du Rhin et celle de l’Indre – se battant pour libérer l’Alsace des Prussiens, avec des portraits ciselés de Saint-Just ou du général Pichegru, le tout raconté par l’écrivain Charles Nodier, personnage principal de cette première partie. Nodier le romantique, plutôt royaliste, qui s’avère être la mouche du coche de ces batailles homériques. Un peu Fabrice à Waterloo. Le jeune Charles fait la connaissance de Sainte-Hermine, qui va vers le lieu de son exécution en tant qu’aristocrate. Les blancs, monarchistes, contre les bleus, républicains, mais certains personnages ne choisissent pas, tiraillés entre leurs origines familiales et leur humanisme. Bonaparte prend Toulon aux Anglais, la Prusse capitule et les Pays-Bas se rendent.
La deuxième partie du livre nous raconte la bataille dans Paris du 13 Vendémiaire, deuxième haut fait d’arme de Bonaparte après Toulon. Les sections noyautées par des royalistes en quête de revanche affrontent la Convention dans un combat dont celle-ci sortira vainqueur, avant de se saborder pour en arriver au Directoire. 5 directeurs dont le général Barras qui nomme Bonaparte ministre de la guerre et l’envoie en Italie, sa première campagne. On connaît la suite.
La troisième partie a pour titre le 18 fructidor. Il est passionnant de voir, qu’en virtuose, Dumas fait sans cesse coïncider la petite histoire et la grande, des chaumières de province aux palais parisiens. Ici, ce sont les Compagnons de Jéhu, bandits de grands chemins royalistes, et le directoire et ses tiraillements, avec des personnages féminins comme Mme De Staël ou la Récamier. Le 18 fructidor, c’est le coup de force des trois directeurs contre les deux autres avec l’appui de l’armée. Bien des révolutionnaires soupçonnés de collusion avec les royalistes sont déportés à Cayenne. Certains s’évaderont. Un personnage illustre comme Lazare Carnot doit s’exiler. Les héros de la révolution sont malmenés et trahis. Tout cela est dirigé en sous-main par Augereau, fidèle de Bonaparte.
Bonaparte justement, on y revient dans la dernière partie intitulée « la huitième croisade », soit le récit de la campagne d’Égypte, du Moyen-Orient, avec moult références bibliques, à l’antiquité et au Moyen-âge. Dumas se fait historien plus que romancier, mais lui-même se définissait comme un historien romancier plus que comme un romancier historien.
Dumas est du côté de la République et de sa devise, mais il est aussi fasciné par les royalistes, leur panache et leur bravoure.
On ne peut que trouver disparate ce gros livre qui semble, plutôt qu’un roman dont l’unité serait sans faille, un patchword. Un habit d’arlequin avec un enchevêtrement d’histoires. C’est Dumas, quand même, l’un des plus grands prosateurs français. Dumas père, du récit et de la langue.

Adaptation JEAN-CLAUDE CARRIÈRE – LA CONTROVERSE DE VALLADOLID – Classiques Flammarion.
Les Indiens ont-ils une âme ? Cette controverse a vraiment eu lieu, à Valladolid, entre un jésuite revenu d’Amérique et un dignitaire de l’église. Les minutes de cette controverse ont donné une adaptation littéraire de Jean-Claude Carrière, entre autres scénariste de Bunuel, puis une pièce filmée pour la télévision avec Jean-Pierre Marielle et Jean Carmet, entre autres.
Bartelemeo de Las Casas contre Sepulveda, sous l’arbitrage du père supérieur et du légat du pape. Chacun entre en scène et rivalise d’éloquence pour défendre sa cause. À savoir la cause des Indiens pour Las Casas, et la cause du catholicisme le plus réactionnaire pour Sepulveda.
De beaux échanges d’argument, comme une partie de tennis avec le point tantôt à l’un tantôt à l’autre. Las Casas décrit les atrocités du colonialisme le plus féroce quand Sepulveda suggère que ces gens-là ne sont pas des humains, juste des peuplades ayant un statut bâtard entre animaux et humains. Des sous-hommes, en fait… Alors, quant à avoir une âme.
Mais, en bon jésuite et dominicain, Las Casas retourne les arguments de l’adversaire. Si les Indiens n’ont pas d’âme, ne sont-elles pas des créatures de dieu. Peut-il y avoir des peuples dans le vaste monde qui ne soient pas créés par dieu. Sepulveda répond que ce sont peut-être des créatures du démon. Mais le monde n’est-il pas la création de Dieu tout puissant et aucune partie, aucun peuple ne peuvent lui échapper. Ce qu’on appelle, en philosophie, une aporie.
On s’envoie à la figure Platon, Aristote, paroles d’évangile et des pères de l’église. On fait venir un colon du Mexique puis un couple d’indiens, ce qui ne plaide pas d’un côté ou de l’autre. Enfin, on fait des parallèles avec les Noirs d’Afrique et l’esclavage. Si on admet qu’eux ont une âme, pourquoi pas les autres ? Ce serait une simple question de temps et d’acculturation.
Bon, le tout est un peu scolaire et n’a rien de passionnant, mais on a là un plaidoyer humaniste qui peut être considéré comme un classique. D’autant que le spectacle – à la télévision ou au théâtre – avait beaucoup plus d’intérêt.
Sans croire en l’âme, on peut affirmer que les Indiens avaient certainement beaucoup plus de sensibilité que les conquistadors cruels et cupides. CQFD.

PSYCHÉ – MAUPASSANT LE LIBERTIN – Marie-Jeanne Bonnement.

Maupassant photographié par Nadar. Portrait de l’artiste en taureau normand. Wikipedia


Une autrice normande qui, à l’occasion de courtes vacances dans l’Eure, m’a proposé sa biographie de Maupassant sous l’angle de sa vie sexuelle et de son libertinage. Bof, pourquoi pas, d’autant que la dame était plutôt sympathique.
Ce livre n’apprend rien aux fidèles lecteurs de Maupassant, celles et ceux qui ont lu la plupart de ses romans et de ses nouvelles. Maupassant héritier de Flaubert, Maupassant en pays de Cau, Maupassant à Paris, les soirées de Medan, le canotage, la syphilis, les cures et les hospitalisations.
L’accent est donc mis sur le Maupassant libertin. Un tempérament, priapique et bien membré, qui honore tout ce qui passe à sa portée : gourgandines, prostituées, artistes, courtisanes… Un ballet perpétuel de débauche et de jouissance ; de voluptés. L’histoire est connue que des témoins l’ont vu, au bordel, honorer six femmes différentes en une heure. A sex machine !
Il sauve le poète anglais Swinburne – le prince du vice – de la noyade et on le compare à Casanova, Don Juan et toute la lignée des séducteurs fatals.
Mais Maupassant, fort comme un turc et au physique avenant, séduit aussi les femmes avec ses poèmes érotiques et ses pièces grivoises, avant de passer aux romans (8) et à ses innombrables nouvelles, souvent des commandes pour des journaux comme Gil Blas ou Le Gaulois ; ces nouvelles qui le feront vivre.
Jusque-là rien que de très connu, mais on bascule ensuite dans la partie qui voit Maupassant en éternel malade, en grand dépressif. Il est diagnostiqué syphilitique un peu avant la trentaine, et continue à mener sa vie de patachon tout en s’entichant d’une femme bisexuelle. Se sachant malade et contagieux, il n’en baise pas moins et avec autant de partenaires. Puis c’est la descente aux enfers. On peut préférer le Maupassant gaillard et colosse des lettres, mais le dernier Maupassant n’est pas non plus sans charmes.
C’est le temps des croisières en Méditerranée, des voyages en Algérie, des cures dans les villes d’eau avec morphine et mercure. C’est le temps aussi de la mélancolie avec des nouvelles plus sombres (les meilleures à mon avis) comme Sur l’eau ou Le Horla, qui lorgnent vers le fantastique, le mystère et la folie.
La dame Psyché ne s’est pas trop foulée, avec une biographie comme si c’était Maupassant qui tenait la plume, avec de nombreuses citations, extraits de l’œuvre, correspondance… D’autant que le livre ne lui rend pas vraiment justice; portait d’un dandy égotiste et sexuellement insatiable. Mais bon, c’est une biographie qui vaut bien celle de Giscard d’Estaing.

ANDRÉ BRINK – UNE SAISON BLANCHE ET SÈCHE – Stock / Le livre de poche.
Avec des auteurs comme J.M Coetzee, Nadine Gordimer ou André Brink, on sait que l’Afrique du Sud est terre de littérature, au moins au XX° siècle. Chacun de ces auteurs nous parle d’ailleurs de ce pays maudit du racisme institutionnalisé, depuis la guerre des Boers jusqu’à Mandela et la nation Arc-en-ciel qu’il ne faut pas trop idéaliser.
Le narrateur a reçu d’un ami décédé – Ben Du Toit – une masse de documents à propos d’une enquête qu’il menait sur la mort en prison du jardinier de son école, Gordon, lequel menait des investigations sur le décès de son propre fils, Jonathan, après les émeutes de Soweto.
C’est Emily, l’épouse de Gordon, qui a demandé à Du Toit de s’impliquer dans l’affaire avec l’aide d’un chauffeur de taxi du ghetto nommé Samwell. Du Toit, n’écoutant que son sens de la justice, enquête donc, d’abord dans le local de la police puis chez les médecins légistes, auprès de témoins qui tous se récusent ou sont assassinés et enfin au cœur du ghetto.
Après un procès bâclé qui conclut à un suicide par pendaison, Du Toit est certain qu’un policier a tué Gordon et que tout a été fait pour dissimuler ce meurtre. Après avoir réuni des témoignages et des éléments de preuve, il fait la connaissance d’une journaliste, Mélanie, qui lui propose de mener l’enquête avec lui. Elle travaille dans un journal anglo-saxon détesté par les Afrikaners dont font partie Du Toit et sa famille et il s’éprendra d’elle alors qu’elle perdra sa nationalité et devra se réfugier à Londres.
Voilà pour l’histoire, mais le roman décrit les mécanismes d’un régime totalitaire oppressant où les faits et gestes des citoyens se battant pour la justice sont épiés. Alors que le pouvoir dit agir contre le péril rouge (le communisme) et le péril noir (la déstabilisation par les émeutes dans les ghettos), le régime est pire que les dictatures staliniennes avec des intimidations permanentes, des pressions sur les témoins, des arrestations et des assassinats politiques. C’est l’Afrique du Sud de l’apartheid contre laquelle se bat un homme seul, bientôt lâché par sa famille, ses collègues et ses amis.
Un héros solitaire obéissant à sa conscience dans un combat douteux où même ses alliés naturels – la population noire opprimée – le condamne en tant que blanc, bonne âme libérale faisant partie des oppresseurs. C’est là que le récit touche à l’absurdité d’une condition définie dès le départ et qu’il est dangereux de remettre en question. Tout afrikaner qui s’attaque au système est un traître et tout blanc qui aide les Noirs est un communiste. Nulle part le colonialisme n’aura été aussi dur.
Un récit rondement mené pour un roman très politique, on le voit, mais aussi philosophique et il faut savoir que Brink est aussi un spécialiste de Camus comme de l’existentialisme. C’est aussi le traducteur de Cervantès dans la langue afrikaner et son héros est un Quichotte martyr pour qui la bureaucratie policière a remplacé les moulins-à-vent. On est proche aussi d’un Le Carré ou d’un Graham Greene, c’est dire le niveau.
Brink est devenu la figure intellectuelle tutélaire du combat contre l’apartheid, mais il est avant tout un immense écrivain, en plus d’un homme courageux qui a dû connaître les mêmes avanies que son héros. Il a hautement contribué à faire passer son pays du noir et blanc à la couleur. À l’arc-en-ciel.

20 août 2023

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VINGINCES 8DAGONNETJ’avais écrit ça en à peine trois mois, en écrivain du dimanche. J’avais commencé un lundi, après un week-end avec des amis où on avait passé notre temps à picoler et à se raconter entre deux fous rires des anecdotes et des souvenirs communs sur nos années passées à Paris, dans les années 70. J’allais avoir 30 ans et je m’étais réveillé la bouche pâteuse et la gueule de bois avec un sentiment de vide et de mélancolie qui exigeait, nécessité intérieure, que je me mesure à la page blanche, sous la tutelle supposée bienveillante de tous les auteurs que j’admirais. Ça s’appelait Réverbérations (d’après le titre d’un morceau du 13th Floor Elevators, groupe psychédélique texan), sous-titré Passés simples, et se voulait être une chronique des années 60 et 70 à travers l’itinéraire de quelques personnages dont les histoires finissaient par se rejoindre. Un manuscrit de 230 pages qu’il me fallait proposer aux professionnels de la profession, à savoir aux grandes maisons d’édition parisiennes, puisque les quelques éditeurs indépendants dont on m’avait parlé avaient déjà leurs parutions ficelées pour des années. C’est en tout cas ce qu’ils m’avaient tous dit. Mon ami Luc avait été l’un des premiers enthousiasmés par ce roman et il l’avait recommandé, en tant qu’auteur publié de quelques romans sur le Vietnam, à Simone Gallimard, directrice du Mercure de France, du Mercure François, comme disait le Cyrano de Rostand. La dame lui avait fait part de ses réticences, arguant que, si le roman avait des qualités indéniables, son langage jeune et un tantinet démagogique ne permettait pas une publication chez elle. À moins de revoir le manuscrit, sans donner la moindre indication pour ce faire. « Un bon brouillon », m’avait dit Luc, qui semblait d’accord avec elle, mais un brouillon quand même qu’il s’agissait de retravailler pour lui donner une forme publiable correspondant aux critères exigeants de l’édition. Je ne voyais pas trop par quoi commencer et les bras m’en tombaient lorsque je me mettais à retravailler, comme ils disaient, sans savoir exactement ce qu’il y avait à modifier. J’envoyais donc mon manuscrit tel quel chez les principaux éditeurs. Une dizaine de copies étaient tapies dans un grand sac de sport et j’arpentais le quartier de l’Odéon en frappant aux portes des doges de la république des lettres, de ceux qui décidaient si vous étiez un auteur digne d’être publié ou un écrivaillon condamné à n’écrire que pour ses tiroirs. Humble mortel, j’avais l’audace de m’en remettre au jugement des dieux et je ne fus pas déçu, recevant les unes après les autres des lettres de refus stéréotypées avec toujours les mêmes formules hypocrites. Un bon livre assurément, mais qui ne correspondait à aucune de leurs collections, ou qui n’avait pas reçu la majorité des avis positifs du comité de lecture avec des « malheureusement » à longueur de bras et des encouragements pour la suite. J’en étais venu à les collectionner. Ne voulant pas rester sur un échec, j’en avais commencé un autre, Les journées de plomb (en référence aux années de plomb italiennes), dans un genre différent. Un retraité que j’avais baptisé Adrien Ménard et qui passait son temps à aller aux putes et à supporter un club de football. L’intrigue, assez mince, tournait autour de son fils, gibier de psychiatrie mêlé à une tentative d’enlèvement d’un patron de choc. Quelque chose en phase avec la montée du Front National et les exploits d’Action Directe. Même punition, avec des lettres de refus en pagaille, pile trois mois après mes envois. On ne s’embarrassait même plus de formules de politesse et de petits mots de consolation. Le roman n’était tout simplement pas convaincant, faute d’une intrigue solide qui seule aurait pu lui donner de la consistance. J’avais fait appel à un haut placé de la CFDT qui connaissait du monde dans la maison d’édition proche du syndicat et il n’avait même pas daigné recommander mon manuscrit, pas convaincu lui non plus. Sauf que lui, je ne le savais pas critique littéraire. Déçu dans mes ambitions du même nom, je décidais d’en rester là quand mon ami Luc m’adressa une publicité émanant de la société Icare, qui se faisait fort de relire et de corriger les manuscrits qu’elle estimait publiables et, par ses relations avec les éditeurs, de les faire éditer moyennant quelques retouches sur la base de leurs précieux conseils. Tout cela évidemment moyennant aussi finance, car leurs services n’étaient pas gratuits, va sans dire. J’avais pris rendez-vous avec Yves Dagonnet, le directeur de ladite société. Dans les bureaux d’Icare, deux pièces obscures dans un immeuble de rapport du quartier latin. Dagonnet était un grand barbu débonnaire et volubile, avec un gros nez et un regard franc. Il verrait ce qu’il pouvait faire pour mon manuscrit, mon enfant de papier qui l’appelait au secours. Sa secrétaire, une jeune femme accorte au décolleté provoquant, nous servit le champagne et nous trinquâmes à ma réussite. Quinze jours plus tard, Dagonnet me renvoyait mon manuscrit avec ses propositions de réécriture, ses recommandations. Une dizaine de feuillets tapés à la machine où, chapitre par chapitre, paragraphe par paragraphe et ligne par ligne, il me proposait ses reformulations et ses corrections. Il me demandait également un chèque de 6000 francs pour ce travail avec l’assurance que, à condition de me conformer à ses prescriptions, le manuscrit serait publié dès la rentrée. Je profitais de quelques jours de vacances début juin pour revoir le manuscrit, en respectant les consignes. Avec les coupes, les conseils de réécriture pour certains passages, les innombrables notes en bas de page et les explications sur tout ce qui concernait les faits et les personnages de l’époque ; mon roman me paraissait formaté, banalisé, appauvri. Les 230 pages étaient passées à 300 mais j’avais la douloureuse impression d’avoir affadi une histoire qui perdait beaucoup de son intérêt, avec un approfondissement psychologique des personnages et des tas de précisions redondantes.

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