Le site de Didier Delinotte se charge

VINGINCES 5

DUVETEUX

La clinique du docteur Olivenstein, l’amateur de fromage. Photo Wikipedia.

J’avais su par un ami qu’il avait quitté Paris pour revenir habiter chez ses parents, dans une banlieue industrielle de Lille. Nous étions donc devenus voisins, pour ainsi dire. Hervé Duveteux figurait sur ma liste, mais un mélange de pitié et de vergogne m’empêchait d’imaginer la sanction avec enthousiasme. Autant tirer sur une ambulance, me disais-je parfois, en revoyant le bonhomme tel qu’il était dans mon souvenir, juste avant mon départ. Le teint hâve, les joues creusées, les yeux cernés et une bouche déjà en partie édentée, mais ce qui attirait le plus l’attention était encore sa maigreur. L’image d’un cadavre ambulant ou d’un fantôme urbain revenait souvent, et ses cheveux blonds filasses comme ses lunette noires portées en permanence pour cacher la dilatation des pupilles lui donnait de faux airs d’Andy Warhol.

Je l’avais connu au temps des années punks, vers 1976 – 1977, alors que je revenais d’un long congé maladie et qu’il était devenu ami avec Jacques, celui avec qui je partageais une piaule dans un petit immeuble du Marais. Hervé avait loué une chambre à côté et nous étions maintenant trois à cohabiter dans cet endroit inhospitalier où une foldingue agressive nous interpellait au bas des escaliers pour nous promettre une sorte de punition divine si nous continuions à mener cette vie de patachon vouée à la drogue, au sexe et au rock’n’roll, selon la trilogie habituelle. Elle n’employait pas ces mots, mais on pouvait résumer ainsi les récriminations permanentes dont elle nous harcelait et l’aversion qu’elle nous vouait.

En fait de sexe, seul Hervé avait parfois quelques bonnes fortunes, des camées ramenées de Marmottan qu’il honorait dans sa piaule. Côté drogue, lui aussi se distinguait de nous par une addiction à l’héroïne quand nous n’en étions qu’à un joint lors des concerts et un sirop pour la toux avec de la codéine qui s’appelait Netux. Pour le rock’n’roll, c’était un peu l’inverse. C’est plutôt Hervé qui avait du mal à suivre, ignorant toutes les nouveautés punks pour se passer en boucle des albums du Velvet Underground et des Stooges. C’est le seul point sur lequel la bignole ne se trompait pas, mais il n’était pas difficile d’en arriver là en nous voyant charrier nos sacs de disques griffés des boutiques des Halles, de Saint-Michel ou de République.

Sa vie devenait de plus en plus végétative. L’hiver 1976 – 1977 avait été très rude, et nous allions souvent dîner dans un Tunisien au bas de la rue, avant de trancher entre le concert rock, les salles de cinéma ou le café-théâtre. Il nous fallait prendre un pont et traverser la scène, mais nous n’étions souvent que deux, Hervé ayant souvent fait défection sous de multiples prétextes. En fait, il ne supportait pas le froid et avait de plus en plus de mal à se bouger. Pour lui, accomplir le parcours qui nous menait au cœur des réjouissances avait tout d’une expédition aux longs préparatifs et à l’exécution plus qu’incertaine. Ses joues devenaient cramoisies et la morve coulait de son nez avec d’incessants accès de toux. Un éternel enrhumé ou un bronchiteux chronique, nous n’avions pas encore porté un diagnostic précis. On pouvait s’entendre ne tout cas sur le fait qu’il était mal barré, et il n’était pas rare que l’un de nous y aille d’un « passera pas l’hiver » qu’il nous arrivait même de prononcer en même temps.

Mais Hervé l’apathique passa l’hiver et nous réapparut au printemps, toujours aussi maladif et pitoyable. Il s’était mis en congé maladie et suivait un traitement dans la clinique du docteur Olivenstein, une cure de désintoxication recommandée par la médecine du travail après une visite de routine. Il s’était fait un ami, un grand gaillard aux airs de Pierre Clémenti avec un long manteau de cuir et des doc marten’s aux pieds. Les deux intrus avaient fait irruption dans la chambre, nous avaient dit de quoi il s’agissait à savoir qu’ils en voulaient à notre argent et qu’il ne nous serait fait aucun mal. Je m’étais retrouvé ligoté à une fauteuil alors que Jacques devait prendre le maximum avec sa carte de crédit, sous la menace du couteau de celui que nous ne connaissions pas. Duveteux avait l’air désolé pour nous mais il fallait bien se payer leur came, sous peine de crises de manque.

Si Duveteux disparut totalement de la circulation, il n’en resta pas moins présent dans ma mémoire et, s’il avait été question de vengeance après coup, nous avions estimé que le pauvre était plus à plaindre qu’à blâmer. N’étant pourtant pas d’un tempérament vindicatif, je n’étais pas tout à fait de cet avis, et j’avais inscrit Duveteux dans mon cycle de la « vingince » après que j’eusse eu vent de son retour dans nos contrées.

C’est ainsi que je sonnais à l’adresse qu’on m’avait indiquée, chez ses parents. Ils habitaient un petit pavillon très classe moyenne dans un lotissement, dernière maison d’un ensemble qui donnait sur un parc arboré juste avant une route nationale. Au loin, on voyait de grands panneaux publicitaires au nom des usines de tracteur Massey-Ferguson et le patelin à côté était connu pour abriter les usines Péchiney – Ugine – Kulhman. Une dame charmante vint m’ouvrir mais ne me fit pas rentrer après que j’eusse mentionner son fils Hervé. La petite brunette aux abords de la cinquantaine habillée avec recherche finit quand même par me dire que Hervé, son fils, n’était plus sous son toit et qu’elle se désintéressait de son sort depuis les trop nombreuses frasques auxquels il s’était livré depuis son retour de Paris.

Je lui demandais s’il était retourné à Paris, mais la dame, sur le point de m’éconduire, m’avoua in extremis que son fils était toujours dans le coin, malheureusement, ajouta-t-elle.

Après quelques recherches, d’abord l’annuaire puis le fichier du central téléphonique où j’exerçais mes activités professionnelles, je finis par trouver un nommé Duveteux Hervé à Roubaix, soit à quelques encablures de l’endroit où je travaillais. L’occasion était trop belle.

Je pouvais y aller à pied, après avoir été cherché mon revolver à la maison. Je me demandais d’emblée si j’avais assez de haine et de ressentiment à l’endroit de Duveteux pour mener à bien son exécution, d’autant que je n’avais pas été la principale victime de l’agression du Marais qui datait déjà d’un an. Un plat qui se mange froid, certes, mais à condition de ne pas le laisser pourrir et d’entretenir la flamme vengeresse qui restait le moteur de l’affaire.

C’était un appartement en centre-ville, une ancienne maison de maître partagée entre plusieurs studios mis en location. Là aussi, c’est une femme qui m’ouvrit, plutôt style baba-cool avec chasuble violette, pantalon pattes d’eph’ et mocassins blancs. Une petite blonde aux yeux rieurs, mignonne sans plus, mais avec quelque chose d’apaisant dans le regard et une gentillesse, pour ne pas parler de bonté, qui exsudait de tout son être. Elle fut un peu surprise par ma visite et se montra à moitié rassurée lorsque je lui dis que j’avais connu Hervé à Paris et que, sachant qu’il était revenu dans le Nord, j’avais pensé à le revoir, ne serait-ce que pour évoquer de vieux souvenirs communs, en camarades.

–  « Hervé est au travail, mais il sera là ce soir, me dit-elle, comme un encouragement à revenir.

– Il travaille… J’avais du mal à cacher mon trouble, tant le caractère de Hervé et le concept de travail me paraissaient antinomiques.

– oui, dans un centre de sortie d’addictions, à Wattrelos.

– Et lui, il en est sorti ? Je regrettais d’avoir prononcé ces mots qui pouvaient laisser croire que ma visite n’était pas tout à fait amicale.

Elle n’en prit pas du tout ombrage et en profita pour faire une manière d’éloge de son compagnon.

– Oui, il s’en est sorti, définitivement, après une dernière rechute chez ses parents. Il a engagé une cure avec des produits de substitution et a fini par être recruté par le centre où il avait enfin trouvé des thérapeutes à l’écoute. Son expérience et ses connaissances en ont fait un atout précieux pour leur établissement ».

Le centre s’appelait Clairières, près de la lainière Prouvost – Masurel à Wattrelos, et j’avais encore le temps de m’y rendre à pied.

J’entrais dans le hall où je demandais si Hervé pouvait me recevoir et, après quelques effusions, nous décidâmes de prendre un pot à l’extérieur, après son service.

Durant le trajet, Hervé me résuma à gros traits son parcours depuis le fameux jour de l’agression, un parcours que j’avais déjà deviné. Retour piteux à Marmottan, condamnations pour usage et possession de stupéfiants, rayé des cadres de l’administration des PTT, retour peu glorieux chez les parents et rencontre miraculeuse de Odile, celle qui l’aura sauvé, comme une Marie-Madeleine au bout de son calvaire. Le reste, rien que du bonheur (ou presque), location d’un appartement, vie commune, désaccoutumance, cure de méthadone et retour à l’emploi dans un domaine où sa fibre sociale pouvait désormais s’exercer. Il me dit aussi que, quelle que soit les situations pénibles auxquelles on puisse être confrontés, il y a toujours une issue, une lumière…

– « Le bout du tunnel, fis-je, plagiant un ancien premier ministre.

– Oui, même si ça prête à rire. J’ai beaucoup réfléchi sur le mal que j’ai pu faire, et je me dis parfois qu’il m’a fallu en passer par là pour arriver à cette plénitude où tu me vois. Et toi, qu’est-ce que tu deviens ?

– Je lui dis sans ambages que je n’avais pas l’intention de parler de moi, rentré dans la métropole sur simple demande de mutation et employé dans un central téléphonique à corriger des fiches et à jouer les utilités.

– Tu aurais voulu faire autre chose, j’imagine. Je me souviens que tu écrivais et qu’on t’avait complimenté pour tes lettres au courrier des lecteurs de journaux rock. On devait aussi monter un groupe où tu aurais écrit les textes. C’est loin tout ça…

– Pas si loin que ça, et si j’ai quitté Paris, c’est aussi un peu à cause de cette agression. Un peu de paranoïa sûrement mais le sentiment de ne plus être en sécurité nulle part. Finalement, c’est peut-être toi et ton pote qui ont brisé mes rêves, et c’est sûrement pour ça que je continue à t’en vouloir et que j’ai voulu te revoir ».

Il devinait mes intentions hostiles, mais ne s’en formalisait pas, considérant sagement que je pouvais avoir un contentieux avec lui à la suite de ce qu’il ne se pardonnait pas d’avoir fait. Il me demanda si j’étais venu vers lui pour lui faire un mauvais sort ou pour assouvir une quelconque vengeance et je ne pus lui cacher plus longtemps être venu armé.

– . « Je ne savais pas que tu en étais à ce point là. Tu dois être sacrément malheureux. Tu vois, si tu venais à me flinguer, j’en viendrai presque à admettre que ce serait un juste châtiment pour toutes les saloperies que j’ai pu faire. Mais ce n’est pas moi que tu supprimerais, c’est un autre moi-même que je suis obligé de traîner malgré moi. Mais je sais que tu ne le feras pas, te connaissant. Ce n’est pas une question de courage ou de détermination, mais tu as tout d’un faux méchant, ou d’un vrai gentil pour le dire autrement. Et puis, j’ai maintenant une amoureuse et ce serait vraiment du gâchis. Je te souhaite de trouver un tel bonheur. C’est possible pour toi aussi mais, de grâce, range ce flingue, ça ne te va pas du tout ».

On passa encore quelques heures à se remémorer notre vie à Paris, nos anciens amis et nos sorties dans les cinémas du quartier latin, les cafés-théâtres du Marais, les concerts à la Porte de Pantin et les disquaires. Des souvenirs, ou des visions de tous ces gens que nous avions croisés tout au long de ce séjour qu’il assimilait à une saison en enfer. Il me fit part de son intention de rentrer, au bout de quelques bières, me disant qu’il n’était pas sorti de la came pour sombrer dans l’alcoolisme. Nous avions beaucoup ri devant ce trait d’humour.

Puis Hervé m’emmena chez lui où sa compagne avait préparé un repas qu’il me pria de partager. Je devais dénoter face à un couple aussi uni dans une vision parfaite du bonheur marital. Au sortir de chez eux, j’avais envie de jeter mon flingue dans le canal, dans une poubelle ou sous une plaque d’égout. Je n’en fis rien finalement, pensant à le ranger dans le grenier de la maison de mes parents, comme pièce à conviction symbolisant une dérive mortifère due à un mal-être persistant. Je ferais beaucoup mieux d’abandonner mes projets de vengeances et d’aller prendre rendez-vous chez un psychanalyste. La raison semblait enfin l’emporter devant ces pulsions morbides dont je commençais à me défaire.

Quand je pense que j’avais failli tuer un homme heureux… Le bonheur est si rare. C’était bien là le pire des crimes, et rien que d’y avoir pensé, je me maudissais., moi et mon revolver. L’adieu aux armes.

15 septembre 2025

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Catégories

Tags

Share it on your social network:

Or you can just copy and share this url
Posts en lien

GROOVY!

21 janvier 2026

MAROC CAN

21 janvier 2026

MÉDIATONIQUES 14

21 janvier 2026

L’ONCLE SAM ET SA BASSE-COUR

21 janvier 2026

VINGINCES 8DAGONNETJ’avais écrit ça en à peine trois mois, en écrivain du dimanche. J’avais commencé un lundi, après un week-end avec des amis où on avait passé notre temps à picoler et à se raconter entre deux fous rires des anecdotes et des souvenirs communs sur nos années passées à Paris, dans les années 70. J’allais avoir 30 ans et je m’étais réveillé la bouche pâteuse et la gueule de bois avec un sentiment de vide et de mélancolie qui exigeait, nécessité intérieure, que je me mesure à la page blanche, sous la tutelle supposée bienveillante de tous les auteurs que j’admirais. Ça s’appelait Réverbérations (d’après le titre d’un morceau du 13th Floor Elevators, groupe psychédélique texan), sous-titré Passés simples, et se voulait être une chronique des années 60 et 70 à travers l’itinéraire de quelques personnages dont les histoires finissaient par se rejoindre. Un manuscrit de 230 pages qu’il me fallait proposer aux professionnels de la profession, à savoir aux grandes maisons d’édition parisiennes, puisque les quelques éditeurs indépendants dont on m’avait parlé avaient déjà leurs parutions ficelées pour des années. C’est en tout cas ce qu’ils m’avaient tous dit. Mon ami Luc avait été l’un des premiers enthousiasmés par ce roman et il l’avait recommandé, en tant qu’auteur publié de quelques romans sur le Vietnam, à Simone Gallimard, directrice du Mercure de France, du Mercure François, comme disait le Cyrano de Rostand. La dame lui avait fait part de ses réticences, arguant que, si le roman avait des qualités indéniables, son langage jeune et un tantinet démagogique ne permettait pas une publication chez elle. À moins de revoir le manuscrit, sans donner la moindre indication pour ce faire. « Un bon brouillon », m’avait dit Luc, qui semblait d’accord avec elle, mais un brouillon quand même qu’il s’agissait de retravailler pour lui donner une forme publiable correspondant aux critères exigeants de l’édition. Je ne voyais pas trop par quoi commencer et les bras m’en tombaient lorsque je me mettais à retravailler, comme ils disaient, sans savoir exactement ce qu’il y avait à modifier. J’envoyais donc mon manuscrit tel quel chez les principaux éditeurs. Une dizaine de copies étaient tapies dans un grand sac de sport et j’arpentais le quartier de l’Odéon en frappant aux portes des doges de la république des lettres, de ceux qui décidaient si vous étiez un auteur digne d’être publié ou un écrivaillon condamné à n’écrire que pour ses tiroirs. Humble mortel, j’avais l’audace de m’en remettre au jugement des dieux et je ne fus pas déçu, recevant les unes après les autres des lettres de refus stéréotypées avec toujours les mêmes formules hypocrites. Un bon livre assurément, mais qui ne correspondait à aucune de leurs collections, ou qui n’avait pas reçu la majorité des avis positifs du comité de lecture avec des « malheureusement » à longueur de bras et des encouragements pour la suite. J’en étais venu à les collectionner. Ne voulant pas rester sur un échec, j’en avais commencé un autre, Les journées de plomb (en référence aux années de plomb italiennes), dans un genre différent. Un retraité que j’avais baptisé Adrien Ménard et qui passait son temps à aller aux putes et à supporter un club de football. L’intrigue, assez mince, tournait autour de son fils, gibier de psychiatrie mêlé à une tentative d’enlèvement d’un patron de choc. Quelque chose en phase avec la montée du Front National et les exploits d’Action Directe. Même punition, avec des lettres de refus en pagaille, pile trois mois après mes envois. On ne s’embarrassait même plus de formules de politesse et de petits mots de consolation. Le roman n’était tout simplement pas convaincant, faute d’une intrigue solide qui seule aurait pu lui donner de la consistance. J’avais fait appel à un haut placé de la CFDT qui connaissait du monde dans la maison d’édition proche du syndicat et il n’avait même pas daigné recommander mon manuscrit, pas convaincu lui non plus. Sauf que lui, je ne le savais pas critique littéraire. Déçu dans mes ambitions du même nom, je décidais d’en rester là quand mon ami Luc m’adressa une publicité émanant de la société Icare, qui se faisait fort de relire et de corriger les manuscrits qu’elle estimait publiables et, par ses relations avec les éditeurs, de les faire éditer moyennant quelques retouches sur la base de leurs précieux conseils. Tout cela évidemment moyennant aussi finance, car leurs services n’étaient pas gratuits, va sans dire. J’avais pris rendez-vous avec Yves Dagonnet, le directeur de ladite société. Dans les bureaux d’Icare, deux pièces obscures dans un immeuble de rapport du quartier latin. Dagonnet était un grand barbu débonnaire et volubile, avec un gros nez et un regard franc. Il verrait ce qu’il pouvait faire pour mon manuscrit, mon enfant de papier qui l’appelait au secours. Sa secrétaire, une jeune femme accorte au décolleté provoquant, nous servit le champagne et nous trinquâmes à ma réussite. Quinze jours plus tard, Dagonnet me renvoyait mon manuscrit avec ses propositions de réécriture, ses recommandations. Une dizaine de feuillets tapés à la machine où, chapitre par chapitre, paragraphe par paragraphe et ligne par ligne, il me proposait ses reformulations et ses corrections. Il me demandait également un chèque de 6000 francs pour ce travail avec l’assurance que, à condition de me conformer à ses prescriptions, le manuscrit serait publié dès la rentrée. Je profitais de quelques jours de vacances début juin pour revoir le manuscrit, en respectant les consignes. Avec les coupes, les conseils de réécriture pour certains passages, les innombrables notes en bas de page et les explications sur tout ce qui concernait les faits et les personnages de l’époque ; mon roman me paraissait formaté, banalisé, appauvri. Les 230 pages étaient passées à 300 mais j’avais la douloureuse impression d’avoir affadi une histoire qui perdait beaucoup de son intérêt, avec un approfondissement psychologique des personnages et des tas de précisions redondantes.

21 janvier 2026

NOTES DE LECTURE 77

21 janvier 2026

JIMMY CLIFF : DE KINGSTON À LONDON (ET RETOUR)

20 décembre 2025

RETOUR À REIMS 7

20 décembre 2025

ASSOCIATIONS : LES SOLIDARITÉS EN PÉRIL

20 décembre 2025

MÉDIATONIQUES 13

20 décembre 2025