Le site de Didier Delinotte se charge

STOP OU ENCORE (2)

One more time, on continue. Dessin du merveilleux Gotlib piqué dans ses oeuvres complètes.

Résultat des courses pour ce questionnaire informel qui demandait juste un avis ou un petit commentaire sur tout ou partie de ce blog.

Une quinzaine de réponses, certaines sollicitées sur Facebook, soit à peu près la moyenne des réponses à tous questionnaires, d’après ceux qui savent (15%).

Dans ces réponses, des intérêts variés et des avis pour le moins contrastés. Aucune réponse vraiment négative, quelques commentaires de fond, et le plus souvent des encouragements plutôt lacunaires.

Certains ne lisent que les articles sur le sport quand d’autres apprécient surtout les Notes de lecture ; d’autres ne prisent que les papiers sur le rock et beaucoup sont intéressés par les chroniques politiques et sociales.

Peu d’entre les répondants lisent les nouvelles, même si les rares personnes qui les lisent semblent beaucoup les apprécier.

Voilà, on ne va pas s’appesantir sur un sondage qui n’en est pas un. Disons que chacun trouve dans ce blog ce qui l’intéresse, picore sans vraiment de vision d’ensemble, à de rares exceptions près, à savoir celles et ceux qui m’honorent de leurs commentaires directement sur le blog.

Une seule chose semble communément admise, c’est que la parution quinzomadaire de ce blog rend difficile une lecture régulière, c’est du moins ce qui ressort de presque toutes les réponses.

Et puis, nombreux sont celles et ceux qui me font remarquer qu’un blog est quelque chose de personnel et que l’opinion des lectrices et lecteurs éventuels importe finalement assez peu. En définitive, c’est moi et moi seul qui doit juger si ça vaut le coup de continuer, si le jeu en vaut la chandelle et si on ne prêche pas trop dans le désert.

C’est un avis que je partage, tant c’est un travail solitaire qui s’éclaire parfois d’une remarque pertinente ou d’un mot d’encouragement.

On essaie, à travers des passions et des centres d’intérêt, de créer une complicité, un courant de sympathie et des repères communs.

La tâche n’est pas facile et chacun est sollicité par ses propres lectures et ses occupations.

Mais trêve de bavardage. So what ?

Pour traduire en gros, à la question « stop ou encore ? », celles et ceux qui ont pris la peine de répondre m’ont dit « encore », mais moins souvent.

On continue donc et, pour être honnête, il n’a jamais vraiment été question d’arrêter car c’est une activité prenante, qui m’occupe et me permet de m’exprimer.

Au lieu d’une parution tous les 15 jours, les nouveautés sur ce blog (de l’ordre de 5 articles à chaque fois) paraîtront à une fréquence mensuelle.

Pour plus de rigueur, elles seront publiées le dernier vendredi de chaque mois, datées du mois suivant.

Ainsi pour ce numéro de septembre qui paraît le 25 août. Le numéro daté d’octobre paraîtra donc le le 29 septembre et ainsi de suite.

En souhaitant que ce changement de rythme vous permettra de lire plus d’articles et de mieux apprécier l’ensemble.

Voilà, c’est reparti pour un tour, pour une nouvelle saison comme on dit en football. « One more time », comme répétait la coccinelle de Gotlib en illustration.

Et un grand merci à celles et ceux qui ont pris le temps de me répondre avec des commentaires souvent élogieux et en tout cas toujours sympathiques.

C’est essentiellement pour vous que je continue, tout en espérant parvenir à convaincre les autres avec les mêmes catégories d’articles, et peut-être plus de détours hors-cadre.

Persiste et signe : D.D

Comments:

Nous construisons chacun notre propre Temple Spirituel, et je suis content de voir que tu as pris le temps de réfléchir à la direction que ce blog doit prendre. Quelque soit ta décision, elle sera donc toujours la bonne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Catégories

Tags

Share it on your social network:

Or you can just copy and share this url
Posts en lien

GROOVY!

21 janvier 2026

MAROC CAN

21 janvier 2026

MÉDIATONIQUES 14

21 janvier 2026

L’ONCLE SAM ET SA BASSE-COUR

21 janvier 2026

VINGINCES 8DAGONNETJ’avais écrit ça en à peine trois mois, en écrivain du dimanche. J’avais commencé un lundi, après un week-end avec des amis où on avait passé notre temps à picoler et à se raconter entre deux fous rires des anecdotes et des souvenirs communs sur nos années passées à Paris, dans les années 70. J’allais avoir 30 ans et je m’étais réveillé la bouche pâteuse et la gueule de bois avec un sentiment de vide et de mélancolie qui exigeait, nécessité intérieure, que je me mesure à la page blanche, sous la tutelle supposée bienveillante de tous les auteurs que j’admirais. Ça s’appelait Réverbérations (d’après le titre d’un morceau du 13th Floor Elevators, groupe psychédélique texan), sous-titré Passés simples, et se voulait être une chronique des années 60 et 70 à travers l’itinéraire de quelques personnages dont les histoires finissaient par se rejoindre. Un manuscrit de 230 pages qu’il me fallait proposer aux professionnels de la profession, à savoir aux grandes maisons d’édition parisiennes, puisque les quelques éditeurs indépendants dont on m’avait parlé avaient déjà leurs parutions ficelées pour des années. C’est en tout cas ce qu’ils m’avaient tous dit. Mon ami Luc avait été l’un des premiers enthousiasmés par ce roman et il l’avait recommandé, en tant qu’auteur publié de quelques romans sur le Vietnam, à Simone Gallimard, directrice du Mercure de France, du Mercure François, comme disait le Cyrano de Rostand. La dame lui avait fait part de ses réticences, arguant que, si le roman avait des qualités indéniables, son langage jeune et un tantinet démagogique ne permettait pas une publication chez elle. À moins de revoir le manuscrit, sans donner la moindre indication pour ce faire. « Un bon brouillon », m’avait dit Luc, qui semblait d’accord avec elle, mais un brouillon quand même qu’il s’agissait de retravailler pour lui donner une forme publiable correspondant aux critères exigeants de l’édition. Je ne voyais pas trop par quoi commencer et les bras m’en tombaient lorsque je me mettais à retravailler, comme ils disaient, sans savoir exactement ce qu’il y avait à modifier. J’envoyais donc mon manuscrit tel quel chez les principaux éditeurs. Une dizaine de copies étaient tapies dans un grand sac de sport et j’arpentais le quartier de l’Odéon en frappant aux portes des doges de la république des lettres, de ceux qui décidaient si vous étiez un auteur digne d’être publié ou un écrivaillon condamné à n’écrire que pour ses tiroirs. Humble mortel, j’avais l’audace de m’en remettre au jugement des dieux et je ne fus pas déçu, recevant les unes après les autres des lettres de refus stéréotypées avec toujours les mêmes formules hypocrites. Un bon livre assurément, mais qui ne correspondait à aucune de leurs collections, ou qui n’avait pas reçu la majorité des avis positifs du comité de lecture avec des « malheureusement » à longueur de bras et des encouragements pour la suite. J’en étais venu à les collectionner. Ne voulant pas rester sur un échec, j’en avais commencé un autre, Les journées de plomb (en référence aux années de plomb italiennes), dans un genre différent. Un retraité que j’avais baptisé Adrien Ménard et qui passait son temps à aller aux putes et à supporter un club de football. L’intrigue, assez mince, tournait autour de son fils, gibier de psychiatrie mêlé à une tentative d’enlèvement d’un patron de choc. Quelque chose en phase avec la montée du Front National et les exploits d’Action Directe. Même punition, avec des lettres de refus en pagaille, pile trois mois après mes envois. On ne s’embarrassait même plus de formules de politesse et de petits mots de consolation. Le roman n’était tout simplement pas convaincant, faute d’une intrigue solide qui seule aurait pu lui donner de la consistance. J’avais fait appel à un haut placé de la CFDT qui connaissait du monde dans la maison d’édition proche du syndicat et il n’avait même pas daigné recommander mon manuscrit, pas convaincu lui non plus. Sauf que lui, je ne le savais pas critique littéraire. Déçu dans mes ambitions du même nom, je décidais d’en rester là quand mon ami Luc m’adressa une publicité émanant de la société Icare, qui se faisait fort de relire et de corriger les manuscrits qu’elle estimait publiables et, par ses relations avec les éditeurs, de les faire éditer moyennant quelques retouches sur la base de leurs précieux conseils. Tout cela évidemment moyennant aussi finance, car leurs services n’étaient pas gratuits, va sans dire. J’avais pris rendez-vous avec Yves Dagonnet, le directeur de ladite société. Dans les bureaux d’Icare, deux pièces obscures dans un immeuble de rapport du quartier latin. Dagonnet était un grand barbu débonnaire et volubile, avec un gros nez et un regard franc. Il verrait ce qu’il pouvait faire pour mon manuscrit, mon enfant de papier qui l’appelait au secours. Sa secrétaire, une jeune femme accorte au décolleté provoquant, nous servit le champagne et nous trinquâmes à ma réussite. Quinze jours plus tard, Dagonnet me renvoyait mon manuscrit avec ses propositions de réécriture, ses recommandations. Une dizaine de feuillets tapés à la machine où, chapitre par chapitre, paragraphe par paragraphe et ligne par ligne, il me proposait ses reformulations et ses corrections. Il me demandait également un chèque de 6000 francs pour ce travail avec l’assurance que, à condition de me conformer à ses prescriptions, le manuscrit serait publié dès la rentrée. Je profitais de quelques jours de vacances début juin pour revoir le manuscrit, en respectant les consignes. Avec les coupes, les conseils de réécriture pour certains passages, les innombrables notes en bas de page et les explications sur tout ce qui concernait les faits et les personnages de l’époque ; mon roman me paraissait formaté, banalisé, appauvri. Les 230 pages étaient passées à 300 mais j’avais la douloureuse impression d’avoir affadi une histoire qui perdait beaucoup de son intérêt, avec un approfondissement psychologique des personnages et des tas de précisions redondantes.

21 janvier 2026

NOTES DE LECTURE 77

21 janvier 2026

JIMMY CLIFF : DE KINGSTON À LONDON (ET RETOUR)

20 décembre 2025

RETOUR À REIMS 7

20 décembre 2025

ASSOCIATIONS : LES SOLIDARITÉS EN PÉRIL

20 décembre 2025

MÉDIATONIQUES 13

20 décembre 2025